
Dans notre série d’interviews de Community Managers, nous avons le plaisir d’accueillir Clément Benoist de l’agence BOITAMO.
1 – Est-ce que tu peux te présenter et nous parler de ton parcours professionnel, et ce qui t’a attiré dans le Community Management ?
J’ai 23 ans je suis encore en étudiant en Master Communication Stratégie de communication spécialisé Numérique, à Rennes (IGC Formatives) .
J’ai commencé dans cette école pour une licence générale de communication, mais je m’intéressais depuis quelques temps au Community Management, notamment avec MyCommunityManager, Camille Jourdain et Le Modérateur (Flavien Chantrel).
Je me suis alors lancé dans la rédaction d’un mémoire sur les besoins d’une stratégie social média pour les entreprises.
Ce mémoire fût un beau succès (en toute modestie) et j’ai ainsi proposé à l’agence de communication Caennaise, BOITAMO, d’intégrer ce service pour nos clients (TPE/PME).
Cette agence étant très axée sur l’innovation et les nouvelles technologies, elle m’a suivi !
J’étais à l’époque en stage, je suis désormais salarié chez BOITAMO. Cela fait maintenant plus d’un an que nous externalisons ce service pour nos clients
2 – Pourquoi aller sur les Media Sociaux quand on est une PME ? Quels sont tes 3 arguments clés.
Il faut savoir que nous ne proposons pas systématiquement d’aller s’aventurer sur les médias sociaux à nos clients.
Mais lorsque la société bénéficie d’une image sur ces derniers, alors autant la contrôler et venir répondre aux clients/fans et leurs apporter du contenu exclusif.
Le premier argument est donc de devoir contrôler son image, son discours et sa relation avec ses fans.
Si la PME souffre de critique, alors il faut reprendre la main et apporter des réponses.
La seconde chose est la fidélisation et la notoriété à tirer d’une telle action.
Nous le savons, nous allons tous sur internet pour comparer des produits, des entreprises, recueillir des avis, …
Le but est alors de faire en sorte que la société jouisse d’une bonne image et ainsi influencer le consommateur tout en étant totalement transparent.
Nullement dans un but commercial, mais bien plus relationnel. Après, les clients demandent tous un ROI et des retombées commerciales…
Pour finir avec le troisième argument, c’est le référencement naturel.
Que l’on créé une page Facebook, un profil Twitter, Viadéo, le client aura un référencement naturel sur ses mots clés et son entreprise.
Petit bonus, sur les médias sociaux, nous pouvons avoir un ton et un discours plus décalé, moins institutionnel, ce que les entreprises bas-normandes ont parfois du mal à faire.
3 -Quel est le planning d’une journée type et quels outils utilises-tu pour ton travail ?
9h : Arrivé au bureau je check les mails/notifications/actions/feedback… (Bien que je reçois tout en temps réel sur mon smartphone).
Ceci à l’aide de TweetDeck, Google Alerts et des réseaux eux-mêmes.
10-11h : Je réponds aux priorités puis je rentre dans la « peau » d’un de nos clients pour animer son profil/compte.
12h-14h : Pause déjeuner.
J’en profite pour faire ma veille quotidienne du monde 2.0, d’engranger les dernières nouvelles, statistiques, les derniers fails qui me serviront d’exemples, …
J’utilise principalement Netvibes et mon réseau de contact.
14h-18h : Je continue d’animer les différents comptes clients que j’alimente de news, de concours, de photos.
Je me rend sur différents forums en relation avec les marques pour dénicher de nouvelles communautés.
Entre tout ça, j’ai d’autres tâches à accomplir, n’étant pas que community manager dans l’agence.
4 – Quelle est l’opération ou l’action de Community Management que tu as réalisée et dont tu es la plus fière ?
Le terme fier me semble un peu trop fort, mais il s’agit d’une opération de jeux concours photos pour notre client Renault Retail Group Rennes.
Ce client voulait recruter des fans de la région Rennaise et avec SocialShaker nous avons mis sur pied une application de concours photo.
Le gagnant repartait avec une Twingo R.S Gordini pour une semaine.
Le relai auprès des blogs automobiles et forums ont été très bons et nous avons ainsi pu doubler voire tripler la communauté (Nb : elle était encore embryonnaire, mais cela a permis de lui donner un coup de boost).

5 -Quelles erreurs ne faut il jamais commettre en tant que bon community manager ?
Logiquement il ne faut pas s’emporter et réagir excessivement, même lorsqu’un fan attaque une application ou idée que nous avons-nous même mis en place.
Lorsqu’il s’agit d’une attaque sur la marque, être externe dans une agence permet de relativiser et de capitaliser sur l’expérience.
En effet quand on cible ses idées ou ses produits il est plus difficile de prendre du recul… Il faut être capable de se dire qu’on ne peut pas plaire à tout le monde, sans pour autant délaisser les mécontents… bien au contraire.
En tant que Community Manager en externe, il faut jamais oublier de noter ses heures.
Je parle avec l’expérience, car les clients en demandent beaucoup et parfois certains clients nous donnent énormément d’informations brutes à publier mais ils oublient souvent que l’on doit les reformuler, les réintégrer/adapter aux médias sociaux.
En conclusion, il faut bien évaluer son temps de travail pour son client et le déterminer ensemble avant de commencer.
5 – Comment un community manager peut travailler son personal branding ? A quoi cela peut lui servir en Pro (networking) / Perso (travail…) ?
Le CM peut le travailler en créant ses propres profils sociaux.
Il y a un tas de site pour cela : Digikaa, Yupek (pour étudiants & jeunes diplômés), Viadéo, Linkedin, CV web comme Doyoubuzz … Et bien entendu un blog sur WordPress, blogger…
Grâce à ses supports, nous pouvons avoir une visibilité contrôlée pour permettre aux clients, aux prospects mais aussi aux recruteurs de connaitre notre cursus, nos missions et nos réalisations.
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