Dans cet article, nous allons revenir sur l’intérêt d’utiliser les Réseaux Sociaux pour développer son activité et sa notoriété, via la présentation des théories des 6 degrés de séparation et celle des liens Forts/Faibles.
Les six degrés de séparation est une théorie établie par le hongrois Frigyes Karinthy en 1929 et reprise en 1967 par Stanley Milgram.
Elle démontre que toute personne sur le globe peut être reliée à n’importe quelle autre, au travers d’une chaîne de relations individuelles comprenant au plus cinq autres maillons.
En pratique, cela veut dire que potentiellement vous pouvez contacter n’importe quelle personne sur Terre en passant par 5 intermédiaires.
Le principe est expliqué sur Wikipedia http://bit.ly/hd8TOD et peut être schématisé de la manière suivante :
Cette théorie a été reprise de manière humoristique via le site The Oracle of Bacon, qui montre que tout Hollywood (et même les acteurs français) est lié à Kevin Bacon de manière plus ou moins proche.
Avec le développement des réseaux sociaux, notamment Linkedin et Facebook, d’autres scientifiques ont calculé que le degré de séparation moyen est précisément de 6,5 personnes.
Cela veut dire qu’en théorie, vous pouvez toucher n’importe qui via les réseaux sociaux, comme le montre ces vidéos :
Vous allez dire, mais à quoi cela me sert d’essayer de toucher tout ce monde via les Medias sociaux, surtout si je ne les connais pas…
Tout simplement parce que des études menées dans les années 70 par des scientifiques comme Mark Granovetter ont montrées que ces « liens faibles » ont une plus grande probabilité d’acheter votre produit que vos contacts les plus proches…
Les liens faibles sur les réseaux sociaux sont :
– Les contacts de vos contacts, c’est-à-dire les personnes qui connaissent des personnes que vous connaissez.
– Les personnes que vous rencontrez juste une fois lors d’une soirée, une personne qui s’inscrit à votre newsletter.
– Vos contacts sur Linkedin, Twitter, Facebook, Instagram…
– …
En effet, vos « liens forts », vos contacts proches comme la famille, les amis, vos collègues… ont peu de probabilité d’acheter vos produits car ils ne sont pas forcément dans votre secteur d’activité, vous n’allez pas leur faire payer vos produits…
En revanche, les « liens forts » ont tout de même une très grande importance : ils vous permettent d’obtenir la crédibilité, mais surtout du soutien (des conseils, du temps….) car les relations que vous avez tissées au long des années, des échanges, des services… font que vous allez bénéficier de l’aide sans problème (alors que les « liens faibles » seront peu engagés).
Ces liens forts, nécessitant un gros travail d’entretien et d’échanges; il est impossible de maintenir un niveau de qualité dans la relation « forts » avec beaucoup de personnes.
Il est donc essentiel de bien les choisir. Selon Robin Dunbar un être humain est capable d’entretenir des relations fortes avec environ 150 personnes.
Au-delà des 150 contacts forts, il est très difficile de gérer des relations, RDV, échanges… indispensables pour les contacts « forts », même avec des outils comme le Mobile, Facebook, Twitter…
C’est donc en élargissant vos contacts (par affinités et besoins) sur les médias sociaux, puis en envoyant des communications ciblées que vous allez augmenter naturellement votre sphère d’influence, et par voie de conséquence votre base de prospects potentiels…
Attention, pour réussir à vendre à ces « contacts faibles », il ne s’agit pas d’ajouter en masse des contacts, mais de cibler pour créer une « communauté » et de démontrer votre expertise. Il faut nouer une relation sociale et de confiance.
Cela passe par l’envoi d’informations et de messages qui posant votre expertise (veille concurrentielle, livres blancs…), des témoignages d’autres personnes « connues » des liens faibles pour renforcer votre crédibilité… pour ensuite proposer une offre commerciale.
Cependant utiliser les Réseaux Sociaux pour vendre prend du temps, cela peut durer des semaines, voire des mois afin que votre travail ne porte ses premiers fruits…
Voici une vidéo sur les 6 degrés de séparation :
Sommaire de l'article
Comment utiliser en pratique la théorie des liens faibles ?
Pour activer efficacement les liens faibles, il est crucial d’utiliser le principe de réciprocité, tel que décrit par Robert Cialdini dans son ouvrage Influence.
La réciprocité repose sur une règle sociale simple et universelle : lorsqu’une personne reçoit quelque chose, elle ressent le besoin naturel de rendre la pareille.
Ce “petit geste” peut prendre différentes formes. Par exemple, vous pouvez :
-
Partager un contenu à votre réseau.
-
Le mentionner dans un post ou un article pour valoriser son expertise.
-
Proposer un échange de visibilité mutuelle.
-
Offrir un accès gratuit à un produit, une formation, ou un événement en ligne en échange d’un retour d’expérience ou d’un partage.
- Publier un avis sur Amazon
- …
Le but est de faire une demande sincère et proportionnelle sans profiter de la personne.
Il est important de calibrer le geste demandé selon la profondeur de la relation et la valeur perçue par le micro-influenceur.
Les actions simples, comme liker ou partager un post, sont faciles à obtenir même d’un contact avec lequel vous avez eu un échange unique il y a plusieurs mois.
Elles ne demandent presque aucun engagement, mais contribuent à renforcer votre visibilité et à rappeler votre présence.
Comment appliquer le principe des 6 degrés de séparation pour générer du trafic via les micro influenceurs ?
Dans votre réseau proche, vous devez avoir des micros et macro-influenceurs dans vos contacts… le but est de le répérer et de leur demander un coup de main.
Voici comment faire
1. Identifier qui pourrait t’aider dans ton réseau proche
Analysez dans LinkedIn, Instagram, votre boîte mail… des influenceurs avec qui vous avez déjà échangé.
Vous listez les noms, même un échange banal compte.
Le but est est de chercher “des influenceurs” que vous connaissez déjà un peu.
2. Qualifier rapidement les profils
Pour chaque contact, répondez à ces questions :
– Est-ce qu’il publie encore.
– Est-ce qu’il a une audience identifiable.
– Est-ce que son sujet croise le tien.
– Est-ce qu’il me reconnaîtra sans effort.
Gardez 20 à 30 profils max.
3. Identifier le levier relationnel
Pour chaque profil retenu, note le point d’ancrage réel :
– service que tu lui as rendu.
– visibilité que tu lui as donnée.
– moment partagé.
– aide passée, même mineure.
Un bon message repose toujours sur un souvenir commun, pas sur ton besoin.
4. Choisir le bon canal et le bon timing
Tu recontactes là où l’échange a déjà eu lieu, événtuellement avec un contexte actuel (sa dernière publication, juste après une prise de parole…).
Dans la mesure du possible, ne pas envoyer un message “à froid”.
5. Formuler le message
Structure simple :
– rappel contextuel précis.
– phrase humaine.
– micro-proposition optionnelle.
6. Suivi et capitalisation
L’objectif est de créer un vrai relationnel et de remercier systématiquement… et si possible donner avant de demander (un like, un partage…).
Voici le prompt pour vous aider (je vous conseille de passer en mode oral ou de demander à l’IA de vous poser des questions pour enrichir votre réflexion) :
Tu es un coach en stratégie d’influence B2B.
Aide-moi à activer un micro-influenceur à partir de mes contacts existants.
Voici mon contexte :
– Mon activité : [décris ton activité en 2 phrases].
– Mon objectif business : [leads, ventes, visibilité, crédibilité…].
– Le contenu ou l’offre à promouvoir : [offre, ressource, événement…].
– Le type de micro-influenceur ciblé : [expert, praticien, créateur de contenu…].
Ta mission :
-
-
M’aider à identifier le bon profil de micro-influenceur dans mes contacts existants (LinkedIn, email, réseau pro…).
-
Me proposer 3 actions réalistes à lui demander, classées de la plus engageante à la plus simple.
-
Pour chaque action, rédiger un message court, humain et sans pitch, prêt à envoyer.
-
Me dire la meilleure option à tester en premier selon mon objectif et mon niveau de relation.
-
M’indiquer le prochain pas concret à faire aujourd’hui en moins de 10 minutes.
-
Contraintes :
– Pas de jargon marketing.
– Priorité aux actions simples, mesurables et réversibles.
Comment activer les leviers d’influence ?
Offre co-brandée limitée dans le temps
Vous créez une offre commune, simple, avec un périmètre clair. Une landing page, une durée courte, un objectif mesurable. Pas de refonte produit, pas de tunnel complexe.
« Et si on testait une offre commune, très courte, pour nos deux audiences. Une page, une période, on mesure et on avise. »
« J’assemble un pack très opérationnel. Ton contenu compléterait parfaitement le mien. On partage les ventes au prorata, simple et propre. »
Échange croisé de visibilité
Chacun met en avant l’autre sur un canal précis. Post, newsletter, ressource. L’échange est symétrique, cadré et limité.
« Je te propose un échange simple. Je parle de toi sur [canal], tu fais pareil sur le tien. Un message utile, sans promo lourde. »
« J’ai une newsletter très ciblée sur [audience]. On pourrait relayer un article d’info pertinent pour nos lecteurs respectifs. »
Programme d’affiliation light
Partenariat à la performance. Pas d’avance, pas d’obligation de volume. Commission uniquement sur les ventes générées.
« Je lance un partenariat simple. Une commission sur les ventes, sans engagement. Tu partages seulement si tu y crois après test. »
« Je peux créer un code à ton nom pour ton audience. Tu touches une commission, je gère tout le reste. »
Tester un produit ou un service et publier un avis
Accès gratuit ou anticipé au produit. Aucun engagement de publication. Avis honnête, même critique.
« Je viens de sortir un produit dont je suis vraiment fier. Je te propose de tester [X] pendant [durée]. »
« Si tu as un retour, même critique, ça m’aidera beaucoup. Rien à publier si tu ne le sens pas. »
Participer à un événement live
Intervention courte, sans préparation lourde. Échange en direct avec une audience qualifiée.
« Je fais un webinaire live sur [sujet]. Pas de slides, juste échange et retours concrets. »
« 20 minutes d’intervention, format simple, je m’occupe de tout. »
Être interviewé en vidéo ou podcast
Interview courte, structurée, orientée terrain. Le contenu est ensuite décliné en post, en vidéo courte…
« J’aimerais te poser 5 questions très concrètes sur [sujet]. »
« 15 minutes suffisent, je transforme ensuite l’échange en contenu utile. »
Contribuer à un contenu écrit
Ajout d’un point de vue, d’un exemple ou d’une citation dans un contenu existant.
« Je prépare un [livre blanc / carrousel] sur [problème]. Ton point de vue terrain apporterait beaucoup. »
« Une citation ou un exemple concret me suffit, je structure le reste. »
Relayer un contenu à objectif business
« J’ai publié un contenu très ciblé sur [problème]. »
« Si tu penses que ça peut aider ton audience, un relais ponctuel ferait la différence. »
Commenter un post stratégique
« Je lance une discussion sur [sujet] sur mon dernier post. »
« Ton avis en commentaire apporterait vraiment de la hauteur au débat. »
Mentionner ton outil dans une liste de ressources
Intégration naturelle comme option ou ressource utile, sans promo directe.
« Tu parles souvent de [problème]. Si le sujet s’y prête, mentionner [X] comme option possible aurait du sens. »
« Je peux te fournir une description claire et neutre, sans discours commercial. »







