Qu’est ce qui a changé dans le Growth Hacking avec l’arrivée de l’IA ? C’était le sujet de l’interview de PPC – Pierre-Philippe Cormeraie – dans son podcast Connected Mate.
En effet, cela fait plus de quinze ans que je pratique le marketing digital.
J’ai vu passer le SEO, l’explosion des réseaux sociaux, la vague du growth hacking version 2010, et maintenant le growth hacking boosté à l’IA.
C’est ce que j’ai expliqué dans la dernière version de mon livre « Le Growth Hacking« , qui intègre les dernières évolutions de l’IA.
Ccette dernière vague est en train de rebattre les cartes plus vite et plus fort que tout ce que j’ai connu avant.
On me pose souvent la question : est-ce que le growth hacking est mort avec l’arrivée de l’IA ? Ma réponse est non, mais il a complètement changé de visage.
En effet, l’IA a changé le métier de growth hackeur à plusieurs niveaux
➡️ Une amélioration des compétences, que cela soit le copywriting, en design… Le niveau de jeu a augmenté.
➡️ Plus de pouvoirs, comme le développement d’app, la réalisation de mini sites, l’automatisation…
➡️ Plus de productivité, ce que l’on faisait à plusieurs en plusieurs jours peut se faire seul en quelques heures.
Dans cette longue interview avec PPC, nous avons échangé sur ce que j’ai appris, testé, raté aussi, sur le Growth Hacking et l’IA.
Je vais vous parler de mes méthodes concrètes, des outils que j’utilise vraiment au quotidien, de mes erreurs, et surtout de ce qui, selon moi, fait encore la différence aujourd’hui.
Petit rappel avant de commencer : le growth hacking, ce n’est pas que des astuces / hacks.
C’est d’abord une culture du chiffre et de la méthode, avec l’analyse du cycle de vente et du fameux entonnoir AARRR (acquisition, activation, rétention, recommandation, revenu).
Il y a aussi la séparation entre le growth (les process) et le Hacking (les astuces).
Le growth hacking, c’est l’alliance des deux !
Il ne faut jamais oublier l’un des deux volets.
Sommaire de l'article
La barrière de la connaissance technique a sauté
Il y a deux ou trois ans, la connaissance était encore un vrai de la valeur.
Savoir rédiger un article de qualité pour le SEO, savoir faire de l’AB testing sur une landing page, savoir créer un site internet, savoir coder un minimum, faire du copywriting… tout cela formait une barrière à l’entrée.
Il fallait des compétences techniques assez pointues pour passer d’un niveau à l’autre.
L’intelligence artificielle a détruit cette barrière.
N’importe qui peut aujourd’hui faire du growth hacking.
Je vois des gens créer une application en quelques jours, parfois quelques heures, et arriver à un résultat vraiment sympa.
Même moi, en m’amusant j’ai créé une App pour télécharger en local les vidéos Loom, sans rien connaître au dév, juste en guidant Claude Code.
Mais attention, je le dis à chaque fois : avec l’IA, vous obtenez 80 % du résultat très facilement.
Ce sont les 20 % restants qui sont durs à trouver, ceux qui vont rendre votre application vraiment fonctionnelle et diffusable à un large public.
C’est là qu’il faut encore des compétences techniques, et qu’un vrai développeur va aider.
Comme dans de nombreux métiers, c’est le dernier kilomètre qui reste toujours le plus difficile.
Cependant, pour des petites applications, l’IA suffit largement, par exemple les Sonar de Stéphane Truphème qui permettent de faire des mini diagnostics (Linkedin, IA…) :
Et pour pérenniser un business, ce sont ces 20% qui permettent de passer du POC à l’industrialisation.
Concrètement, ça veut dire que des compétences qui étaient autrefois précieuses, comme la rédaction pure, le copywriting, ou la capacité à modifier un script, ont presque disparu en tant qu’avantage compétitif.
Par exemple, je tiens le blog ConseilsMarketing.com depuis 2006, et je vous avoue que ça m’a un peu refroidi au début.
J’ai failli arrêter totalement mon blog.
Je me suis demandé si ça valait encore le coup d’écrire un article moi-même quand Claude, ChatGPT… peuvent faire bien mieux plus vite.
Mais la différence, c’est que l’IA n’a pas (encore) l’expertise, j’aime écrire un article avec l’IA (comme ce dossier), en lui donnant la base, puis en l’enrichissant avec mes propres connaissances, exemples…
Je publie aussi des actualités ultra fraiches (interviews sur des livres, nouvelles tendances, innovations…) que les IA adorent !
Cela me permet de donner un contenu « court » sur les réseaux sociaux (ex: dans un post Linkedin), et de proposer d’aller plus loin sur mon blog.
Le blog permet d’aller plus loin pour ceux qui veulent creuser un sujet.
Je continue aussi car j’aime écrire, j’aime partager des conseils… au delà du simple outil pour générer du business.
En travaillant sur mon prochain livre « Business Express » (dispo fin août), j’ai testé la rédaction IA.
J’ai laissé demandé à ChatGPT, Claude et Gemini de m’aider à me proposer des idées pour le plan, le chapitre, et honnêtement le plan était pas mal.
Mais il manquait l’expertise, le bon choix… c’était bien mais déjà vu.
Il manque cette expertise métier terrain, ces dernier 20 % qui font toute la différence entre bien et excellent.
De même, Claude, GPT… sont très bon pour écrire des tartines, mais ils sont mauvais pour une synthèse extrême, ils oublient souvent des infos.
En revanche, l’IA nous a bien aidée pour créer des modèles de prompt, manipuler des fichiers, faire des analyser, créer un lexique…
Cela montre que le contenu long n’est pas mort…
C’est ce contenu qui plait aux IA et qui permet d’aller à fond dans un sujet.
Mais il doit être adapté aux nouvelles générations, et être « augmenté » (ex : un podcast, des prompts, des mini vidéos…).
La connaissance n’ayant plus de « valeur », ce qui compte c’est le résultat.
D’un Growth Hacker T-shape au rôle de chef d’orchestre
Avant, on parlait beaucoup du modèle en T pour définir un bon marketeur ou un bon growth hacker : une culture générale large sur beaucoup de sujets, et une expertise verticale profonde sur un domaine précis.
Moi, ma verticale c’était le SEO, le copywriting, le blogging, LinkedIn.
Aujourd’hui, ce modèle s’est aplati.
On est presque passé à un tiret, parce qu’on peut devenir bon partout très vite, tout en gardant un niveau d’excellence sur quelques domaines très précis.
Je ne suis plus seulement un growth hacker, je suis devenu un chef d’orchestre.
Un exemple très concret : on organise une matinale avec nos clients, et ma collègue graphiste était absente.
On m’a demandé de m’occuper de la charte graphique de l’événement.
Habituellement, j’aurais fait appel à ma collègue graphiste.
Là, j’ai utilisé l’IA, et en une à deux heures j’avais une charte graphique complète, qu’on réutilise encore aujourd’hui.
Ma méthode, étape par étape :
- Je suis allé chercher des idées sur Pinterest, autour d’un thème de billet de voyage et de croisière, puisque l’événement se passait sur une péniche.
- J’ai récupéré une photo réelle du lieu.
- Je l’ai transformée en flat design directement avec l’IA.
En quelques 1h j’avais un rendu digne d’un graphiste classique.
Ma petite astuce : pour tout projet visuel, je pars toujours d’un moodboard glané sur Pinterest avant de demander quoi que ce soit à l’IA. Ça évite de partir dans tous les sens et ça donne à l’outil une direction artistique claire à imiter. La tentation est de dire à l’IA « Fais moi cela… » et accepter le résultat. Le problème est d’obtenir la même chose que les autres. Il faut donc orienter l’IA au départ, afin de lui demander d’explorer une piste différente du standard. Pour un carrousel, vous pouvez aller sur Pinterest, puis sélectionnez un design original, et demandez à Claude de travailler dessus.
C’est la même logique que j’ai appliquée pour du développement : j’avais besoin de scripts dans Salesforce, notre CRM, pour des tâches assez complexes que je n’aurais jamais pu réaliser seul auparavant.
D’habitude je demandais à un ami développeur.
Avec Gemini, j’ai réussi à écrire moi-même les scripts nécessaires.
Je trouve que Gemini est bon là dessus, et surtout il n’est pas limité comme GPT en gratuit.
Et ce qui est intéressant, c’est que pendant que mon périmètre à moi s’élargit, celui de mon assistante offshore (Sabrina) se rétrécit, et je suis plus exigeant envers ce que je lui demande.
Avant, je lui demandais de faire des résumés de vidéos, des petites actions répétitives.
Maintenant, pour ce genre de tâche, j’ai directement mon script IA ou mes projets.
Il faut devenir « chef d’orchestre » et considérer l’IA comme un (ou plusieurs) « alternant » à votre disposition, que vous devez coacher et animer pour qu’ils vous aident à atteindre vos objectifs et réaliser les tâches simples
Il faut ainsi mettre en place des agents automatiques, par exemple dès que vous faites une vidéo, vous confier à votre IA le montage avec Claude avec la transcription, la création de short, publier un article…
C’est la prochaine étape, mettre en place des process.
Curiosité et authenticité, ce qui prend de la valeur
Si certaines compétences perdent de leur valeur, d’autres explosent à l’inverse.
Je vais vous surprendre en disant que ce qui fait vraiment la différence aujourd’hui, c’est d’être curieux et de travailler son authenticité.
En growth hacking, comme dans toutes les techniques marketing, quand tout le monde utilise la même méthode, elle cesse de fonctionner.
Le niveau d’exigence a augmenté de façon très importante sur toutes les actions marketing, sur le contenu, sur tout.
On ne peut plus se permettre d’être moyen.
Je donne souvent l’exemple du cold mailing.
J’ai reçu un email d’approche vraiment excellent, bien personnalisé sur mon secteur, avec une vraie proposition de valeur.
Deux secondes plus tard, je reçois quasiment le même message de la même personne, mais cette fois totalement générique et hors sujet.
Ça montre bien que l’IA donne des capacités exceptionnelles à des gens, mais que si on ne fait pas attention, on peut se planter en beauté.
J’ai testé énormément de choses en growth hacking et je me suis parfois mordu les doigts.
Une anecdote qui m’a beaucoup marqué : à une époque, j’avais essayé d’automatiser une partie de mes actions sur Twitter en passant par un service d’échange de likes entre comptes, un engagement pod automatique.
J’avais pris l’abonnement de base sans trop faire attention.
Au bout d’un jour ou deux, des gens ont commencé à me contacter en me disant que c’était honteux ce que je faisais.
J’ai regardé mon onglet like, et je me suis rendu compte que le service avait donné accès à mon compte à des profils qui likaient des contenus pornographiques, du Bitcoin, et d’autres publicités douteuses, sans aucun rapport avec moi.
J’ai mis une bonne demi-heure à comprendre l’origine du problème, avec une énorme crise de stress.
Cette histoire m’a appris à me méfier des automatisations qu’on ne contrôle pas complètement.
Mon conseil : avant de brancher n’importe quel outil tiers sur vos comptes sociaux, vérifiez toujours précisément ce qu’il fait en votre nom, et pas seulement ce qu’il promet de faire. Un accès mal cadré peut ruiner une réputation construite pendant des années en quelques heures.
Cette expérience m’a poussé à me fixer des limites claires.
Pour le cold mailing par exemple, je travaille uniquement sur des bases conformes au RGPD, ou je me limite à mes contacts LinkedIn de niveau 1.
Ce n’est pas parce qu’on peut faire quelque chose qu’on doit le faire.
Automatiser sans perdre l’humain
J’ai un principe qui me sert de boussole : le premier message peut être automatique, mais le second est toujours manuel.
Mon assistante, ou un outil d’automatisation, envoie un premier message de bienvenue quand un nouveau contact arrive dans mon réseau, avec le prénom et l’entreprise bien renseignés.
Mais dès qu’il faut répondre, c’est moi qui prends le relais, avec de l’humain, de l’attention, parfois de la maladresse aussi.
Justement, une fois, une erreur technique a fait que la variable prénom ne s’est pas correctement remplie dans un envoi de masse fait avec Gemini, et une centaine de messages sont partis avec un « Bonjour prénom » au lieu du vrai prénom des destinataires.
Je me suis excusé publiquement et sincèrement auprès des personnes concernées.
Certaines sont parties, c’est vrai.
Mais d’autres m’ont dit que c’était rare de voir quelqu’un s’excuser sincèrement pour ce genre d’incident.
Cette petite maladresse, gérée avec authenticité, a finalement renforcé la relation avec les meilleurs contacts.
L’humain qui revient au bon moment fait toute la différence.
Ma petite astuce : je garde toujours le second message d’une séquence entièrement manuel, même quand tout le reste est automatisé. C’est ce message-là qui construit la vraie relation, pas le premier.
Après, certaines personnes seront allergiques aux messages directs, d’autres apprécieront… cela dépend de la personne, du contexte, du lien.
Voici un exemple avec les message de bon anniversaire que j’envoie via mon assistante tous les jours…
Il y a vraiment 2 réactions antonymiques deux salles, deux ambiances !
D’un côté la personne pas contente (et qui l’affiche sur Linkedin) :
Et juste dans la foulée (quelques minutes), une autre personne qui est ravie (je lui avait envoyé un message quelques jours avant, et c’est le message de bon anniversaire qui a permis d’avoir la réponse) :
Le monde BANI et pourquoi le growth hacking redevient indispensable
On vit dans un monde qu’on peut qualifier de BANI :
- fragile,
- anxiogène,
- non linéaire
- incompréhensible.
Le contexte économique actuel, avec les récessions, l’instabilité climatique, et ce qu’on pourrait appeler une infocalypse des contenus et des moyens de communication, réduit à la fois l’attention disponible et les budgets.
Dans ce contexte, le growth hacking devient à mes yeux indispensable, précisément parce qu’il est tourné vers l’action et le résultat concret.
On assiste aussi à un basculement du modèle de facturation : on passe petit à petit du paiement au temps passé, le fameux TJM, vers une logique de résultat beaucoup plus proche du modèle américain.
On ne paie plus pour le temps qu’on vous consacre, mais pour ce que ça vous apporte réellement.
La starification de l’économie et le positionnement tranché
On arrive vraiment sur une starification de l’économie.
Si vous n’êtes pas dans le top 5 des références de votre domaine, vous récupérez les miettes, un peu comme dans le classement des ventes d’albums où les dix ou vingt premiers raflent l’essentiel du gâteau.
Pour éviter ça, il faut choisir un positionnement tranché.
J’aime beaucoup citer l’exemple de Gabriel Dabi-Schwebel, qui a trouvé la bonne cible en se positionnant sur les consultants stratégiques confrontés à l’IA. Ses publications font des centaines, parfois plus d’un millier de likes, avec des dizaines de commentaires.
J’ai suivi une formation avec lui sur l’usage stratégique de l’IA, et il m’a vraiment ouvert les yeux sur les mutations du métier de consultant.
On ne vend plus à l’heure, on vend du résultat, l’IA change radicalement le métier.
Concernant ses publications Linkedin, ce qui me frappe, c’est qu’il a trouvé ce qu’on pourrait appeler sa patte, un motif qu’il réutilise avec une vraie dose d’émotion et attire des prospects comme un aimant.
Même quand l’écriture ou le visuel sont produits avec l’IA, ça parle aux gens parce que ça touche et cela créer une réelle émotion en appuyant sur un point de douleur et des peurs.
Cette polarisation se retrouve aussi entre deux stratégies de contenu qui fonctionnent toutes les deux à leur façon, mais que je détaille un peu plus ici parce qu’elles méritent d’être bien comprises avant de choisir son camp :
- La stratégie volume.
- Elle consiste à produire énormément de contenu généré en masse, avec un coût de production quasiment nul.
- Un ami à moi, spécialiste du SEO, a généré pendant des années des dizaines de sites avec des centaines d’articles produits automatiquement.
- Comme ça ne lui coûte presque rien, il arrive à se positionner sur des expressions de recherche en travaillant l’indexation dans Google News, les résumés type TLDR, les FAQ, les tableaux comparatifs.
- C’est une stratégie de ratissage large : on multiplie les points d’entrée, on accepte un taux de conversion faible par page, mais le volume compense.
- La stratégie premium.
- Elle mise à l’inverse sur l’expertise, la rareté et la valeur perçue.
- De mon côté, j’écris parfois un article avec passion sur un sujet qui me tient à cœur, et pourtant ça ne marche pas toujours aussi bien en pur volume de trafic.
- Mais ce contenu construit une autorité et une confiance qui durent, et qui se convertissent différemment, souvent avec un cycle de vente plus long mais un panier plus élevé.
C’est un peu la différence entre pêcher à la dynamite, en ratissant large, et pêcher à la ligne, en sachant précisément où se trouvent les bons poissons.
Les deux approches peuvent réussir, tout dépend de votre stratégie, de vos ressources et de vos objectifs de long terme.
Mon conseil : ne mélangez pas les deux stratégies sur le même canal. Si vous choisissez le volume, assumez-le jusqu’au bout avec une vraie mécanique d’automatisation. Si vous choisissez le premium, ne cédez jamais à la tentation de publier plus vite au détriment de la qualité, c’est justement ce qui ferait s’effondrer votre positionnement.
L’émotion, la neuroscience et la formule humain-IA-humain
Les interactions avec l’IA se multiplient partout, que ce soit en chatbot (voir ce retour d’expérience avec un bot qui traite 95% des demandes en automatique), en callbot, ou par email avec un mailbot.
Cela veut dire que plus il y aura d’IA, plus il ne faudra pas rater les moments de vérité où l’humain doit intervenir.
Je travaille régulièrement avec des experts en neurosciences (voir ce dossier) qui nous aident à comprendre comment utiliser les bons mots et les bons messages.
Un exemple qui m’a marqué concerne la vente de pompes à chaleur.
Plutôt que de dire simplement à un prospect qu’une pompe à chaleur sert à chauffer sa maison, on peut créer du lien en expliquant que le phénomène est le même que celui de notre respiration : quand on expire, on produit de l’air chaud, quand on inspire, de l’air froid.
Une pompe à chaleur fonctionne sur ce même principe.
Cette analogie crée de la confiance via une meilleure compréhension, et cela permet de créer du lien bien mieux qu’une explication purement technique.
Autre exemple issu du secteur bancaire : des conseillers peinaient à vendre des produits de prévoyance, un sujet délicat à aborder avec des clients venus pour souscrire un prêt.
La solution a été d’utiliser une technique de neuroscience appelée l’amorçage.
Le conseiller annonce dès le début du rendez-vous qu’il aura un point important à aborder plus tard, sans en dire plus.
À la fin de l’entretien, c’est souvent le client lui-même qui relance le sujet, curieux de savoir de quoi il s’agissait.
Cela permet de supprimer la difficulté d’aborder le sujet.
Plus il y aura d’IA, plus ce type d’humain augmenté deviendra précieux, soit pour donner plus de capacités au conseiller, soit pour lui permettre de se concentrer pleinement sur la personne en face de lui.
Un exemple frappant m’a été rapporté par des interlocuteurs chez la MAIF, qui avaient refondu certains courriers avec l’aide de l’IA au milieu du processus.
Résultat : des clients ont eu l’impression que le courrier avait été rédigé par une IA, alors qu’il avait bien été écrit par un être humain.
La méthode de travail elle-même avait cassé la chaîne humaine.
Ma petite astuce : avant d’envoyer n’importe quel message généré ou retravaillé par l’IA, posez-vous toujours la question : Est ce que cela fait « humain » ou IA ? Si l’IA trop est visible, il faut retoucher. Par exemple, dans vos emails indiquez « Bon après midi » / « Bonne fin de journée » / « Bon weekend par avance » / … pour montrer que c’est bien manuel.
Trouver des titres qui cartonnent, ma méthode avec l’IA
Pour trouver un titre d’événement, de webinaire ou d’article qui sorte du lot, je commence toujours par travailler à la main ou en tapant directement mes idées.
J’essaie de générer dix à vingt titres en me demandant sans cesse pourquoi quelqu’un consacrerait une heure de son temps à venir nous écouter.
C’est à dire répondre à cette question clé : Quelle est la valeur réelle pour lui ?
Une fois cette base posée, j’envoie mes idées à DeepSeek (IA Chinois), que je trouve particulièrement bon sur la créativité, contrairement à d’autres IA qui ont tendance à rester sur les mêmes suggestions.
Je lui demande de me proposer 60 suggestions de titres réparties par catégories :
- des titres avec des chiffres,
- des titres émotionnels,
- des titres étonnants,
- des titres avec de l’humour
- ….
J’itère plusieurs fois sur ces propositions, en demandant à l’IA de prendre certaines suggestions et de les rendre encore plus percutantes.
Exemple de prompt que j’utilise : Génère-moi 60 titres pour un événement autour du sujet suivant [décrire le sujet et le public]. Répartis les propositions en 5 catégories de 12 titres chacune : titres avec des chiffres, titres émotionnels, titres étonnants ou contre-intuitifs, titres avec de l’humour, titres qui posent une question directe au lecteur. Pour chaque catégorie, explique en une phrase pourquoi ce titre devrait accrocher mon audience.
À la fin, dans la quasi-totalité des cas, le titre final n’est ni entièrement celui de l’IA, ni entièrement le mien : c’est un mélange des deux.
C’est ce que j’appelle l’humain augmenté.
L’humain plus l’intelligence artificielle, ça ne fait pas 1 plus 1 égale 2, ça fait 1 plus 1 égale 2 et demi.
Il ne faut surtout pas perdre cette capacité de mixage, sinon on devient dépendant et on finit par se scléroser en produisant toujours la même chose.
On le voit d’ailleurs sur beaucoup de publications qui commencent à se ressembler dangereusement, un peu comme ces voix graves de bandes-annonces de films qui répètent toujours les mêmes formules.
Mon conseil : ne demandez jamais un seul jet de titres à l’IA et n’en gardez jamais un tel quel. Itérez au moins deux ou trois fois, et forcez-vous à recombiner manuellement des morceaux de plusieurs propositions. C’est dans ce recombinage que naît le titre vraiment original.
Le retour du contenu long face au contenu court
On me dit parfois que mes articles sont trop longs.
Et pourtant, sur certaines plateformes, mes vidéos qui fonctionnent le mieux sont les vidéos longues, pas les formats de trente secondes.
Il faut accepter cette dichotomie entre le snack content, très court et très concentré, et le contenu long qui va au fond de l’expertise.
Pour moi, le contenu long reste toujours pertinent, exactement comme un podcast, parce qu’il apporte une vraie valeur et crée un lien particulier avec l’auditeur ou le lecteur.
C’est en acceptant des formats plus longs qu’on se différencie et qu’on sort de la masse.
C’est dans cette durée partagée que se crée l’authenticité et la confiance.
On ne peut pas aller dans les fond des choses, ou apporter de la valeur en 500 mots…
Pour un article de blog, 2500 à 3000 mots sont nécessaire pour aborder un sujet, avec des exemples concrets et pratiques.
Choisir 1 à 2 plateforme… et ses combats
On ne peut pas être présent partout.
J’ai fait un choix difficile en délaissant en 2024 mon blog que je tenais depuis 2006, après 18 d’écriture hebdomadaire, pour me concentrer sur LinkedIn, une plateforme qui m’offrait davantage d’interactions et de richesse d’échanges.
De votre côté, le choix de la plateforme doit se faire selon vos compétences, votre audience, et surtout l’endroit où vous vous sentez le plus à l’aise, parce que construire une audience demande énormément d’énergie.
Deuxième principe : il devient de plus en plus difficile de réussir seul, notamment à cause des algorithmes.
Il faut donc se concentrer sur ce qui rapporte vraiment du business.
Dans mon secteur de l’expérience client, j’estime ma cible à environ dix à quinze mille personnes en France (sur Linkedin ou pas).
Chaque semaine, j’ajoute une centaine de nouveaux contacts pertinents sur LinkedIn, ce qui fait grossir ma communauté année après année.
Ma petite astuce : j’utilise Linked Helper pour automatiser une partie de la prospection de contacts qualifiés sur LinkedIn. L’astuce n’est pas dans l’outil en lui-même, mais dans le rythme régulier : une centaine de nouveaux contacts par semaine, toutes les semaines, sans exception.
Construire sa communauté, via les liens faibles, les 1000 vrais fans et le building in public
Ce qui fait vraiment la différence, ce n’est pas la publication de contenu en tant que telle, c’est la connexion que vous créez avec les personnes.
Je le dis depuis des années.
Publier du contenu sur Linkedin ne suffit pas, parce qu’on ne choisit pas toujours à qui il est diffusé, et le succès reste incertain.
Ce qui compte, c’est d’entretenir la relation, en envoyant des messages d’anniversaire professionnels et personnels, des invitations à des webinaires, des propositions de rencontre lors d’un salon.
Le concept qui explique cela, c’est la théorie des liens faibles.
Les liens faibles, ce sont les personnes qui ne sont pas des proches (ni votre famille ni vos amis proches, ni vos collègues…).
Ces personnes qui sont des contacts « non proches » qui ont souvent le plus d’impact pour faire vendre un produit, pour vous recommander…
Un ami proche parlera de vous par affection, mais il n’aura pas un besoin business ou une personne qui veut acheter vos produits.
En revanche, une connaissance plus éloignée peut avoir un besoin, ou vous recommander.
Pour construire une base solide, la stratégie des 1000 vrais fans reste très pertinente.
L’idée est de coconstruire son produit avec ses premiers fans, en pratiquant ce qu’on appelle le building in public.
Cette approche consiste à montrer publiquement comment on construit son projet, jour après jour, en partageant les résultats, les actions marketing menées, les réussites comme les échecs.
C’est un exercice de transparence qui demande du courage, parce qu’on montre aussi ce qui ne fonctionne pas, mais c’est justement cette vulnérabilité assumée qui crée l’attachement.
J’aime beaucoup citer l’exemple de Pierre Guilbaud, qui avait lancé la communauté Marketing Flow sur ce principe.
Montrer sa progression de cette façon permet de créer un lien fort avec sa communauté naissante.
Une autre façon d’élargir son cercle est de choisir un positionnement autour d’une cause qui résonne avec votre produit.
Par exemple, pour une application axée sur la confidentialité des données, il est plus pertinent de fédérer une communauté autour des sujets de souveraineté numérique et de cybersécurité que de cibler uniquement les développeurs.
Une technique complémentaire consiste à proposer un échange de valeur avec des personnes un peu plus éloignées de votre cercle mais intéressées par votre sujet : proposer une interview inversée, où c’est vous qui interviewez la personne plutôt que l’inverse, peut constituer une belle monnaie d’échange.
Mon conseil : ne cherchez jamais à toucher directement le grand public en premier. Construisez d’abord un noyau de mille vrais fans très engagés, puis laissez la théorie des liens faibles faire le reste du travail à votre place.
Le plan d’action et la théorie des cercles
Tout commence néanmoins par le persona et le job to ne done.
La première chose à faire est de définir précisément son persona, en utilisant par exemple des discussions en mode focus group avec Claude / Gémini ou GPT.
Ce type d’échange permet de faire émerger plusieurs profils types, un plutôt technique et sérieux, un autre plus orienté marketing, un autre encore plus sensible au prix.
Exemple de prompt que j’utilise pour cet exercice : Mets-toi en mode focus group. Propose-moi trois personas différents pour une application de [décrire l’application]. Pour chaque persona, détaille son métier, sa principale frustration liée au sujet, ce qui le ferait hésiter à installer l’application, et l’argument qui le convaincrait le plus vite. Ensuite, pose-moi des questions à tour de rôle comme si tu étais chaque persona.
Ensuite vient la fameuse technique du jobs-to-be-done, qui consiste à vendre non pas le produit mais le résultat recherché par le client : on ne vend pas une perceuse, on vend le trou qu’elle permet de faire.
Pour une application centrée sur la confidentialité des données par exemple, on ne vend pas une fonctionnalité technique, on vend la tranquillité d’esprit liée à la souveraineté des données.
C’est exactement une stratégie pour NoteTaker AI, l’application de prise de notes vocales 100 % locale.
Elle s’appuie uniquement sur les modèles d’IA déjà embarqués dans les appareils Apple, sans jamais envoyer la moindre donnée sur un serveur distant.
Il faut aussi identifier la douleur et le plaisir qui motivent l’installation : la douleur peut être la peur de voir des informations sensibles partagées avec des tiers, le plaisir peut être la simplicité d’usage ou la gratuité.
Une fois ce travail de fond réalisé, on peut activer plusieurs leviers de visibilité, selon le principe des cercles.
C’est un peu comme une cible de tir à l’arc avec ses cercles concentriques.
Il faut agir en priorité sur le cercle le plus facile à activer et qui aura le plus d’impact avec un minimum d’efforts.
La bonne pratique en growth hacking consiste toujours à commencer par des actions non automatisées, à mesurer les résultats, puis à automatiser seulement ce qui fonctionne, jamais l’inverse.
Au centre de la cible, il y a votre premier cercle d’influence.
Ce sont les personnes qui vous connaissent déjà personnellement, votre réseau proche, vos clients existants…
C’est le cercle le plus facile à activer, celui qui répond le plus vite.
Le deuxième cercle est celui des liens faibles dont je parlais plus haut.
Des connaissances plus éloignées, des personnes qui vous suivent sans vous connaître intimement, des contacts Linkedin…
Ce cercle amplifie votre message au-delà de votre bulle immédiate.
Le troisième cercle est celui des inconnus qui partagent un centre d’intérêt avec vous, sans vous connaître du tout, et que vous aurez du mal à toucher directement (vous n’avez pas leur coordonnées).
Pour les toucher, il faut des mécaniques différentes : de l’affiliation, de la gamification…
Enfin, le quatrième cercle est celui que vous ne connaissez pas et pour lequel vous n’avez pas de moyen de les contacter.
C’est généralement le dernier cercle à activer, une fois que les trois premiers ont généré suffisamment de traction via de la publicité en particulier.
Cependant, avant d’aller chercher les cercles d’influence, il faut aussi prendre en compte l’objectif à atteindre.
Par exemple sur l’App de prise de notes une des stratégies est d’utiliser l’App Store.
Ce qui compte avant tout sur l’Apple Store, ce sont les avis et le nombre d’installations.
Si l’on reprend le concept des cercles
Premier Cercle ;
- Activer votre entourage proche, celui qui vous connaît déjà et qui constitue une forme de preuve sociale immédiate.
- Par exemple leur demander de donner un avis positif, d’installer l’App…
Second cercle :
- Exploiter sa base de contacts LinkedIn en exportant ses données (depuis les paramètres de confidentialité). On filtre ensuite selon la profession, le relationnel… avant de lancer une campagne de messages personnalisés à l’aide d’un outil comme Linked Helper.
- La gamification via des boucles virales. Par exemple, proposer un petit bonus, comme le déblocage d’une fonctionnalité, en échange d’un like, d’un commentaire ou d’un avis, encourage naturellement les utilisateurs à devenir des ambassadeurs actifs.
- L’omnicanal avec des canaux moins évidents comme les groupes WhatsApp de fans, dans une logique vraiment omnicanale qui multiplie les points de contact avec votre communauté la plus engagée.
…
Mon conseil : activez ces leviers dans l’ordre, jamais tous en même temps.
Commencez par le premier cercle, mesurez, puis élargissez progressivement.
Recycler sa base : Substack, les emails inactifs et l’envoi par petits lots
J’ai commencé à investir Substack (voir ma liste des meilleurs outils d’emailing), en complément de ma solution d’emailing actuelle.
C’est une plateforme complémentaire devient un peu « le nouveau blogging ».
L’audience y est plus engagée, moins saturée que sur le SEO classique, et la plateforme permet en plus d’envoyer des emails.
Un usage très concret que j’en fais : je récupère tous les contacts inactifs de GetResponse, ma solution d’emailing habituelle, avec qui le taux d’ouverture stagne autour de 25 à 30 %, et je les transfère gratuitement sur Substack plutôt que de les perdre définitivement.
Je me suis ainsi retrouvé avec une base de près de quatre-vingt mille personnes.
Pour réactiver une base email inactive, il existe aussi une technique d’envoi par petits lots, en utilisant des outils d’envoi comme Brevo ou Mailget, ou même des adresses Gmail dédiées, pour envoyer cinquante à cent cinquante messages à la fois.
Cette méthode évite de griller la réputation de votre nom de domaine principal.
Ma petite astuce : je fractionne toujours mes envois de réactivation en petits lots de cinquante à cent cinquante messages maximum par jour, jamais plus. C’est plus lent, mais ça protège votre réputation d’expéditeur sur le long terme.
Sur Substack lui-même, l’algorithme ne favorise pas forcément les contenus longs, donc je demande à mon assistante de reprendre uniquement les publications qui apportent une vraie valeur, sans les événements ou contenus secondaires.
Mais la vraie clé du succès sur cette plateforme reste la base email : sans elle, publier des articles ou des notes apporte très peu de trafic.
L’IA agentique au service du quotidien
L’IA agentique permet aujourd’hui de se créer littéralement des équipes virtuelles pour lancer des actions.
Un exemple qui m’a marqué est celui du site Numérikissimo, réalisé en une seule journée par son créateur Hervé Kabla, avec le site complet, les fiches produits, la validation du contenu et la génération automatique de documents PDF.
Mais attention, la facilité de création ne garantit jamais le succès : le vrai défi reste la visibilité et la distribution, comme dans tous les domaines du marketing.
Le copywriting reste au cœur de ces démarches, que ce soit pour un email classique, un message direct ou du cold mailing, mais il faut impérativement respecter le temps des personnes sollicitées et apporter une vraie valeur ajoutée, le niveau d’exigence général ayant fortement augmenté.
L’IA pour prendre du recul, et plus d’humain grâce à plus d’IA
L’IA sert aussi à prendre du recul sur ses propres pratiques.
Les focus groups avec l’IA permettent de se challenger et de s’entraîner en mode vocal, ce qui est particulièrement utile alors qu’on se dirige vers des produits toujours plus spécialisés pour des niches de plus en plus petites.
Cette tendance aux micro-besoins devrait se poursuivre jusqu’à ce qu’un contexte économique plus difficile pousse à couper dans le superflu.
Il faut cependant garder en tête que l’IA ne sait pas encore reconnaître pleinement un contexte particulier et reste souvent générique, avec ses propres biais.
C’est un outil d’aide à la décision, pas un substitut au jugement humain.
Paradoxalement, plus l’IA se développe, plus l’humain redevient précieux.
On peut par exemple analyser des conversations téléphoniques pour identifier les erreurs et les bonnes pratiques des équipes, en intégrant un prisme neuroscience dans ces analyses, notamment pour améliorer le service client.
On peut créer plus de lien avec des messages réellement personnalisés, et disposer d’assistants augmentés, où une personne plus une IA vaut deux fois et demie plus qu’une personne seule.
Il faut néanmoins rester vigilant sur certains risques, notamment pour les jeunes générations et pour les assistants offshore, dont le périmètre de tâches se réduit à mesure que l’IA absorbe les missions les plus répétitives.
Il faut continuer à utiliser l’humain quand c’est nécessaire, et accepter le retour des contenus longs comme moyen de recréer de la confiance et du lien.
On observe aussi une forme de fatigue générale face aux contenus générés par l’IA, qu’il s’agisse de cold mailing, de vidéos ou de visuels, ce qui renforce notre capacité collective à filtrer ce qui est authentique de ce qui ne l’est pas.
D’où l’importance de bien choisir ses combats et ses plateformes plutôt que de se disperser.
Attention également au coût écologique de l’IA
Les rapports de l’ADEME et du collectif des Shifters montrent bien cet effet rebond : l’intelligence artificielle est à la fois devenue indispensable dans nos pratiques professionnelles, et pourtant elle représente un coût écologique considérable qu’il ne faut jamais perdre de vue.
La méthode Business Express… 90 jours, 30 minutes par jour
Tout ce cheminement m’a amené à concevoir, avec mon coauteur Jean-Paul Crenn, le livre Business Express, un projet qui a duré un an et demi.
Le constat de départ est simple : les gens n’ont plus le temps, n’aiment plus lire de longs ouvrages, et veulent avant tout de l’action et des résultats concrets.
Nous sommes partis du principe qu’un livre de deux cent soixante pages pouvait tout de même se construire autour d’une action quotidienne de trente minutes seulement, répartie sur un programme complet de 90 jours.
Chaque jour du programme propose :
- une explication de concept ;
- un plan d’action concret à mener en trente minutes ;
- une source d’inspiration personnelle tirée de mon expérience professionnelle ;
- un prompt prêt à copier-coller, parce que l’intelligence artificielle est réellement devenue un bon coach au quotidien.
Cela dit, l’IA seule ne suffit pas à tout faire.
Pour construire les modèles de plans d’action du livre par exemple, je me suis rendu compte qu’elle est très bonne pour diluer une idée et l’étendre, mais beaucoup moins bonne pour concentrer l’essentiel.
Dès que chaque mot compte vraiment, on ne peut pas se reposer uniquement sur l’IA en solo.
Ma petite astuce : pour chaque journée du programme Business Express, je rédige d’abord le squelette moi-même en une ou deux phrases très denses, et je ne demande à l’IA que de l’habiller ensuite. Jamais l’inverse, sinon le propos se dilue et perd sa force.
Tous les outils que j’utilise, en un coup d’œil
Voici la liste complète des outils dont je parle dans cet article, pour que vous puissiez les retrouver facilement.
- Claude, pour la rédaction, le code, les focus groups personas et les tâches où je veux un cadrage précis avec des skills personnalisés.
- ChatGPT, pour des usages généralistes et pour les images où il est le meilleur de très loin, même si je le trouve un peu moins bon sur la partie rédaction pure.
- Grok, comme alternative pour la création de texte.
- Gemini, que j’utilise notamment pour écrire des scripts d’automatisation, pour poser des questions techniques… C’est celui qui est le plus généreux.
- DeepSeek, ma préférée pour tout ce qui touche à la créativité pure : titres, noms de marque, slogans.
- Mistral pour les données Françaises.
Ce qu’il fallait retenir du growth hacking IA…
Si je devais résumer ce que l’intelligence artificielle a vraiment changé dans ma pratique du growth hacking, je dirais que la connaissance technique pure s’est démocratisée.
Tout le monde peut désormais produire, automatiser… ce qui fait monter le niveau moyen et rend la concurrence beaucoup plus dense.
Dans ce contexte, ce qui distingue vraiment, ce sont la curiosité, l’authenticité, un positionnement tranché, la capacité à choisir ses combats plutôt que de se disperser, et surtout la faculté de mixer intelligemment l’apport de la machine avec le supplément d’âme humain.
C’est cette combinaison, l’humain augmenté par l’IA plutôt que remplacé par elle, qui continuera à faire toute la différence dans les années à venir.
C’est d’autant plus important dans le contexte de crise économique qui arrive, et dont nous touchons juste du doigt les prémices.
Consultez l’interview complète sur le growth hacking et l’IA
Voici les 54 minutes de l’interview avec PPC :
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J’ai également interviewé PPC (sur ce lien) pour la sortie de son livre « Réinventez votre entreprise à l’ère de l’IA » .
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