Avec l’arrivée de l’IA, la saturation des contenus, la pléthore des canaux… créer un plan marketing digital devient de plus en plus complexe.
Il faut trouver un juste équilibre entre les tactiques à court terme et les actions à long terme, que cela soit la visibilité de la marque dans le temps ou le changement d’outils (CRM, emailing…).
En effet, l’optimisation des campagnes marketing ne suffit plus, il faut rendre son produit unique face à la concurrence, afin de devenir une des 3 solutions de référence du marché.
Le concept de Top of Mind désigne la marque, l’entreprise ou la personnalité qui vient spontanément et en premier à l’esprit d’un consommateur lorsqu’on lui parle d’un secteur ou d’un besoin précis.
C’est le sommet de la notoriété spontanée : au lieu de chercher une solution, le client pense immédiatement à vous.
Être Top of Mind, c’est devenir le réflexe naturel de ses prospects quand ils ont un besoin sur votre thématique.
Pour cela, il faut à la fois travailler le court terme (optimisation du tunnel de vente, SEO & GEO…), et le long terme (branding, différenciation…).
Sommaire de l'article
Le Growth Hacking pour le court terme, la stratégie marketing pour le long terme
Le Growth Hacking consiste à se concentrer sur le maillon le plus faible du cycle des ventes améliorer l’efficacité de l’entreprise.
Le principe est simple et puissant : en agissant systématiquement sur le goulet d’étranglement de l’entreprise, via l’effet cumulé de ces petites actions, on obtient des résultats exceptionnels.
C’est ce que j’explique dans mon livre Le Growth Hacking (https://formation.conseilsmarketing.com/) :
Cette idée n’est pas nouvelle.
Elle trouve ses racines un livre qui a popularisé ce concept “Le But” (The Goal), écrit par Eliyahu M. Goldratt et publié en 1984 (https://amzn.to/4veaz4r).
Ce qui fait l’originalité de ce livre, c’est que ce n’est pas un manuel théorique rébarbatif, mais un véritable roman industriel.
L’histoire suit Alex Rogo, directeur d’une usine de fabrication en pleine crise.
Les retards s’accumulent, les clients sont furieux, les coûts explosent, et son patron lui donne 90 jours pour redresser la situation, sous peine de fermeture.
Au lieu de paniquer et de tout révolutionner, Alex rencontre Jonah, un ancien professeur de physique, qui va lui transmettre une idée simple mais révolutionnaire : dans tout système, une seule contrainte dicte le rythme de l’ensemble.
Le déclic arrive lors d’une randonnée de scouts qu’Alex encadre.
Le groupe s’étire constamment et avance très lentement.
Le problème ? Un enfant, le petit Herbie, marche beaucoup plus lentement à cause d’un sac trop lourd.
La fausse bonne idée serait de faire courir les plus rapides devant.
Ils arriveraient plus vite, mais devraient attendre encore plus longtemps.
Le groupe n’avance jamais plus vite que son élément le plus lent.
Alex comprend alors la solution : il place Herbie en tête et répartit le contenu de son sac entre les autres. Résultat : le groupe reste soudé et avance beaucoup plus vite.
De retour à l’usine, Alex applique cette leçon.
Au lieu d’optimiser chaque machine, il identifie la contrainte principale (le « Herbie » de l’usine), concentre toutes ses ressources dessus, et libère le flux global.
L’usine est sauvée.
C’est la Théorie des Contraintes : le débit d’un système entier est déterminé par sa contrainte la plus forte.
Vouloir tout optimiser crée souvent du chaos.
Identifier le vrai goulet d’étranglement et l’attaquer frontalement suffit parfois à tout débloquer.
Le growth hacking reprend ce principe : dans votre business, ce maillon faible peut se situer à n’importe quelle étape du cycle de vie client (framework AARRR ou équivalent) :
- Acquisition de trafic qualifié
- Conversion du trafic
- Retention des clients
- Recommandation et bouche-à-oreille
- Revenus à augmenter (focus sur la marge)
Un growth hacker ne cherche pas à tout améliorer en même temps.
Il pose la question essentielle : « Où se trouve aujourd’hui le Herbie de mon business ? »
Une fois ce point identifié, il concentre ses efforts, son budget et sa créativité pour le détruire.
C’est ce que que l’on retrouve dans ce dossier sur le SEO chez Social Market Way (click here).
Une fois que vous avez identifié vos goulets d’étranglement et défini une vision stratégique claire (positionnement 0-to-1, OKR, etc.), vous vous retrouvez souvent face à un problème classique : trop d’idées, pas assez de ressources.
C’est là que la méthode ICE, popularisée par Sean Ellis (le père du growth hacking), devient un outil indispensable.
Elle permet de passer d’une intuition dispersée à une prise de décision rationnelle et priorisée.
Le principe est simple : chaque idée ou optimisation est évaluée selon trois critères, notés de 1 à 10.
On calcule ensuite un score global qui permet de classer les actions par ordre de priorité.
Les trois composantes de la méthode ICE
- Impact : Quel serait l’effet réel sur la croissance si cette action réussissait ? Est-ce que cela pourrait multiplier le chiffre d’affaires par 2 ? Ou seulement améliorer un indicateur de 5 % ? Plus l’impact potentiel est fort sur le business (acquisition, conversion, rétention, etc.), plus la note est élevée.
- Coût (financier et humain) : Une idée brillante mais chère n’a aucun intérêt.
- Envie : Est ce que cela vous motive et les équipes, à la fois pour le plaisir, mais aussi les contraintes business et le futur de l’entreprise ?
Voici un exemple avec un SaaS B2B :
- Idée A : Refaire complètement le tunnel d’onboarding (Impact 9 | Coût 7 | Envie 4) → Score ICE = 252
- Idée B : Ajouter un pop-up de sortie avec une offre de réduction (Impact 6 | Coût 8 | Envie 9) → Score ICE = 432
- Idée C : Lancer une grande campagne publicitaire sur LinkedIn (Impact 8 | Coût 5 | Envie 3) → Score ICE = 120
Même si l’idée A semble plus « stratégique », c’est l’idée B qui sort en tête car elle est à la fois impactante, assez sûre et très facile à tester rapidement.
C’est exactement l’esprit du Growth Hacking : agir là où le retour sur effort est le plus élevé.
On peut l’appliquer à toutes les actions, on line et off line.
Par exemple pour prioriser vos actions SEO pour les 3 prochains mois :
- Action A : Refonte complète du contenu des 30 pages les plus importantes (articles piliers + optimisation sémantique)
- Impact : 9 (fort potentiel sur le trafic organique long terme)
- Coût : 7 (beaucoup de temps de rédaction, relecture, et possible aide freelance)
- Envie : 8 (l’équipe marketing adore créer du contenu de qualité avec l’aide de l’IA) → Score = 9 × (10-7) × 8 = 9 × 3 × 8 = 216
- Action B : Création d’un cluster thématique autour d’une nouvelle tendance du marché (10 nouveaux articles + maillage interne)
- Impact : 8
- Coût : 4 (contenu plus léger, réutilisation de recherches existantes)
- Envie : 9 (sujet très actuel, l’équipe est motivée pour tester cette idée) → Score = 8 × (10-4) × 9 = 8 × 6 × 9 = 432
- Action C : Optimisation technique massive (Core Web Vitals, vitesse, schema.org, migration HTTPS complète)
- Impact : 7
- Coût : 8 (nécessite un développeur senior pendant plusieurs semaines)
- Envie : 5 (très technique et aléatoire, peu motivant pour l’équipe marketing) → Score = 7 × (10-8) × 5 = 7 × 2 × 5 = 70
- Action D : Acquisition de backlinks via des partenariats et guest posting ciblé
- Impact : 8
- Coût : 6
- Envie : 6 (nécessite un budget d’achat de liens ou de la prospection auprès de sites) → Score = 8 × (10-6) × 6 = 8 × 4 × 6 = 192
Dans cet exemple, l’Action B (cluster thématique) sort nettement en tête avec un score de 432.
Elle offre un excellent rapport impact/coût tout en capitalisant sur la motivation élevée de l’équipe.
Conseils pour bien utiliser la méthode ICE
- Faites cet exercice en équipe. Chaque personne note les idées indépendamment, puis vous discutez les écarts de notation.
- Limitez-vous à une dizaine d’idées maximum par session pour éviter la dilution.
- Revoyez vos scores tous les 3 mois, ce qui était difficile il y a six mois peut devenir facile grâce à l’IA.
- N’oubliez jamais la règle d’or, testez petit et vite. Même une idée avec un score ICE élevé doit être validée par un test réel avant d’y investir massivement.
La méthode ICE transforme le growth hacking d’une succession d’expérimentations aléatoires en une discipline rigoureuse.
Elle vous permet de concentrer votre énergie (et votre budget) sur les leviers qui comptent vraiment, tout en évitant le piège classique : passer des semaines sur des optimisations sympathiques mais peu impactantes.
C’est aussi ce qui est expliqué dans ce guide SEO de France numérique pour aider les entreprises à renforcer leur visibilité en ligne.
Le growth hacking doit être complété par une vision stratégique et long terme
Le growth hacking est l’un des meilleurs moyens d’améliorer l’efficacité opérationnelle.
Mais cela ne suffit pas, il faut compléter cette approche opérationnelle par une vision stratégique forte.
Sans recul et sans positionnement clair, on risque d’améliorer un business qui reste finalement interchangeable avec ses concurrents. Il faut devenir unique, et penser 0 – 1 et non pas “on fait mieux que les autres”.
C’est ce qu’explique Peter Thiel, dans son livre Zero to One (https://amzn.to/4uCWduz).
Selon lui, il existe deux types de progrès.
- Le 1-to-n consiste à copier ce qui existe déjà en le faisant un peu mieux (meilleure interface, prix plus bas, un peu plus de fonctionnalités). Dans ce cas on ne se différencie pas, on doit prouver sa différence..
- Le 0-to-1, c’est créer quelque chose de radicalement nouveau, qui n’existait pas auparavant. C’est ce qui permet de se différencier.
C’est ce que j’ai mis en place dans toutes les entreprises dans lesquelles je suis passé.
Par exemple, lorsque j’étais Product Manager chez Ciel, éditeur de logiciels de comptabilité, nous étions en concurrence avec EBP.
Ce concurrent, avait des solutions plus complètes et puissantes que les nôtres… et moins cher en plus !
Nous avons réalisé des focus groups pour comprendre quels étaient les critères de choix des clents.
La réponse était limpide :” on veut un logiciel de compta simple, pratique et facile à utiliser”.
Ils ne voulaient pas se prendre la tête, ce n’était pas leur métier ni leur priorité.
Au lieu de continuer à nous battre sur le terrain technique, nous avons opéré un changement de paradigme.
Le premier changement simple a été d’écrire sur la boite du logiciel “Simple / Rapide / Efficace” afin que cela raisonne avec leur critère de choix.
Mais ce n’était pas un “1 – 0”, juste une promesse.
C’est pourquoi j’ai créé le concept d’Intuiciel (contraction d’« intuitif » et « logiciel ») : une interface graphique sans menus, avec un tableau de bord intelligent et une navigation ultra-rapide selon le cycle de facturation.
Ce n’était plus un logiciel de comptabilité comme les autres, mais un outil visuellement simple et qui le “prouvait” en un clin d’oeil.
Cette différenciation a profondément marqué le positionnement de la marque.
De la même façon, chez Efficy (éditeur de solutions CRM), nous avons introduit la gamification via l’application mobile Peak me up : badges, récompenses, challenges sur une app mobile qui a transformé l’utilisation du CRM en expérience motivante.
Encore une fois, passer de « un CRM parmi d’autres » à « un outil qui rend les équipes plus engagées ».
Cette différenciation, je l’applique aussi chez Eloquant, en intégrant les neurosciences dans la relation client : compréhension des biais cognitifs, personnalisation émotionnelle, et création d’expériences qui agissent sur la confiance et la décision d’achat.
C’est inexistant chez les concurrents, et cela crée une vraie différence qui raisonne dans l’esprit des prospects.
La stratégie permet de repenser le positionnement, l’offre, les outils… et la façon dont l’entreprise attaque son marché.
Mon conseil est de faire au minimum deux revues stratégiques par an (idéalement un grand atelier tous les 6 mois).
Lors de ces sessions, posez-vous les questions suivantes :
- Qu’est-ce qui nous rend vraiment uniques aujourd’hui ?
- Sur quel terrain voulons-nous être les seuls à jouer ?
- Quel « secret » ou quelle innovation 0-to-1 pouvons-nous développer ?
En complément, vous pouvez mettre en place des OKR afin d’aligner vision stratégique et exécution.
Pour transformer cette vision stratégique en action concrète sans perdre le cap, les OKR (Objectives and Key Results) sont un outil extrêmement puissant.
Les OKR ont été popularisés par Andy Grove chez Intel dans les années 1970, puis par John Doerr (qui les a apportés chez Google).
Un OKR se compose de deux parties :
- Objective (O) : Un objectif qualitatif, ambitieux et inspirant. Il répond à la question « Quoi ? » et « Pourquoi ? ». Il doit motiver l’équipe.
- Key Results (KR) : 3 à 5 résultats mesurables, quantitatifs et temporels qui indiquent si l’objectif a été atteint. Ils répondent à la question « Comment saurai-je que j’ai réussi ? ».
Exemple simple :
- Objective : Devenir la solution de comptabilité la plus simple et intuitive du marché.
- Key Results :
- Atteindre un score de satisfaction (NPS) de 65 sur l’onboarding.
- Réduire le temps moyen de prise en main du logiciel à moins de 12 minutes.
- Obtenir 40 % des nouveaux clients via le canal « recommandé par un pair ».
Conseils pratiques pour bien les utiliser :
- Limitez-vous à 3-5 OKR maximum par trimestre au niveau entreprise.
- Rendez-les transparents, tout le monde doit voir les OKR des autres équipes.
- Notez le score de réalisation à la fin du trimestre (0 à 1, ou rouge/jaune/vert). Un score moyen de 0,7 est souvent excellent , cela veut dire que vous avez visé assez haut.
- Utilisez les OKR pour relier la grande vision stratégique aux actions opérationnelles du growth hacking.
Cette combinaison est la formule la plus efficace pour construire une marque durable tout en faisant croître le business de manière rationnelle et mesurée.
La méthode RICE, un outil pour définir ses priorités en product management
La méthode RICE a été développée par l’équipe produit d’Intercom.
Elle est avant tout un outil de product management, conçu pour aider les équipes produit à prioriser les fonctionnalités, améliorations et projets techniques de manière rigoureuse.
Elle reste très utile lorsqu’une grande partie de vos leviers de croissance passe par le produit lui-même (onboarding, fonctionnalités, UX, rétention…).
Elle est moins adaptée aux actions purement marketing (campagnes publicitaires, SEO, contenu) où la méthode ICE ou sa variante Impact/Coût/Envie est plus pertinente.
Les quatre composantes de la méthode RICE
- Reach (Portée) : Combien d’utilisateurs ou clients seront impactés par cette idée sur une période donnée (par mois ou par trimestre) ?
- Impact : Quelle est l’intensité de l’effet sur chaque utilisateur touché ? (noté de 0,25 à 3)
- Confiance : À quel point êtes-vous sûr de vos estimations ? (exprimé en pourcentage : 100 %, 80 %, 50 %…)
- Effort : Combien de ressources (en personne-semaines ou personne-mois) sont nécessaires pour réaliser ce projet ?
Formule RICE est la suivante : Score RICE = (Reach × Impact × Confiance ) / Effort
Plus le score est élevé, plus le projet mérite d’être priorisé.
Imaginons que vous gérez un SaaS et devez prioriser des évolutions produit pour le prochain trimestre :
- Projet A : Refonte complète de l’onboarding
- Reach : 8 000 nouveaux utilisateurs/mois
- Impact : 2 (forte réduction du churn précoce)
- Confiance : 80 %
- Effort : 8 personne-semaines → Score RICE = (8 000 × 2 × 0,8) / 8 = 1 600
- Projet B : Ajout d’une fonctionnalité de gamification (badges et challenges)
- Reach : 5 000 utilisateurs de la fonction (équipes suffisamment grandes)
- Impact : 2,5 (fort impact sur l’engagement et la rétention)
- Confidence : 65 %
- Effort : 12 personne-semaines → Score RICE = (5 000 × 2,5 × 0,65) / 12 ≈ 676
- Projet C : Amélioration du système de reporting analytique
- Reach : 3 000 utilisateurs premium
- Impact : 1,5
- Confidence : 90 %
- Effort : 5 personne-semaines → Score RICE = (3 000 × 1,5 × 0,9) / 5 = 810
Dans cet exemple, la refonte de l’onboarding ressort largement en tête, ce qui est typique : les améliorations produit qui touchent tous les nouveaux utilisateurs ont souvent les meilleurs scores RICE.
Vous pouvez combiner le RICE pour tout ce qui touche au produit, et l’ICE pour les leviers marketing et acquisition (SEO…).
Le growth hacking réussi repose sur une bonne allocation des ressources, le RICE excelle quand on travaille sur le produit lui-même, tandis que l’ICE reste plus agile pour les tests rapides et les campagnes marketing.
L’IA Agentique, une innovation de rupture en Growth Hacking
L’IA agentique, et plus particulièrement avec l’arrivée de Claude Cowork d’Anthropic ou de Codex chez ChatGPT, constitue aujourd’hui l’un des leviers les plus puissants en growth hacking.
Contrairement à une IA générative classique qui se contente de répondre à une question ou de générer du texte, Claude Cowork agit comme un véritable collaborateur autonome.
Vous lui donnez un objectif global, et il planifie lui-même les étapes, accède à vos fichiers locaux, navigue sur le web, utilise vos outils (Google Search Console, Ahrefs, WordPress, Notion, Sheets, etc.) et exécute les tâches de bout en bout.
En SEO, l’impact est spectaculaire.
Au lieu de passer plusieurs jours par mois à analyser manuellement vos positions, à identifier des opportunités de contenu et à rédiger des articles, vous pouvez confier à Claude Cowork une mission complète en lui fournissant des fichiers Excel :
« Analyse les données de ce fichier de la Search Console et celui de Ahrefs, identifie les 20 opportunités de mots-clés à fort potentiel avec faible concurrence, rédige un cluster de 8 articles piliers optimisés (structure E-E-A-T, balises, maillage interne), optimise les meta et prépare la publication sur WordPress. »
Comment enchaîner les actions efficacement ?
- Phase 1 – Analyse & Planification. Demandez à Claude Cowork de faire un audit complet et de vous proposer un plan détaillé avec priorités.
- Phase 2 – Exécution. Validez le plan, puis lancez-le en mode autonome. Il peut travailler pendant des heures, s’arrêter pour demander validation sur les points critiques.
- Phase 3 – Itération. Une fois le contenu publié, demandez-lui d’analyser les premiers résultats après 15 jours et de proposer des ajustements (nouveaux articles, renforcement de maillage, optimisation on-page).
- Phase 4 – Automatisation récurrente. Configurez des tâches récurrentes (ex. : audit SEO mensuel automatique).
Attention, avec l’IA agentique, le prompt doit être super précis et complet, sinon le résultat ne sera pas bon.
Faites d’abord vous même le travail pour avoir des consignes précises, et donnez toujours un objectif très précis et les fichiers /accès nécessaires et utilisez la fonction de planification pas à pas pour lui demander d’abord de “penser à voix haute” avant d’exécuter.
De même, ne pensez pas que produire des contenus en masse va améliorer votre SEO.
Vous devez donner des “signes de qualité à Google”, et désormais aux IA générative dans le cadre du GEO :
- Identifiez le besoin réel derrière la requête (informationnel, transactionnel, comparatif…) et créez un contenu qui y répond de manière plus complète et plus pertinente que les meilleurs résultats actuels.
- Structurez votre contenu pour maximiser le temps de lecture, le dwell time, (sous-titres clairs, listes, tableaux, images explicatives, vidéos intégrées). L’objectif est que les visiteurs restent au minimum 2 à 4 minutes en moyenne, signe que le contenu est jugé utile par Google.
- Intégrez entre 1 et 3 liens internes pertinents vers d’autres pages de votre site. Cela renforce le contexte sémantique, aide Google à mieux comprendre le sujet et distribue l’autorité de page vers votre nouvel article.
- Obtenez des liens entrants provenant de sites reconnus dans votre domaine. La qualité prime largement sur la quantité : un bon backlink d’un site d’autorité aura bien plus d’impact que 20 liens de faible qualité.
- Ajoutez votre Expertise, Expérience, Autorité et Fiabilité, en apportant votre propre valeur ajoutée. Par exemple citez des sources fiables, ajoutez des cas réels, des témoignages, des captures d’écran et une date de dernière mise à jour visible.
- Assurez-vous que le site charge rapidement avec des Core Web Vitals au vert (chargement rapide, stabilité visuelle, interactivité).
- Apportez une réelle valeur ajoutée avec des analyses personnelles, des données originales, des insights uniques ou des angles inédits. Évitez le contenu générique ou trop IA et privilégiez la profondeur exhaustive sur le sujet.
Quand je rédige un contenu, je m’appuie systématiquement sur des cas réels que j’ai rencontrés dans mes missions de consulting ou lors de mes expériences.
Je partage des exemples concrets, des captures d’écran issues directement de mes outils ou de mes projets, ce qui rend le contenu unique et authentique.
Ces éléments ne peuvent pas être reproduits par l’IA, car ils proviennent de mon expérience terrain.
Je structure également mes conseils de manière très personnelle.
Je dis “Je”, je parle de mon avis…
Mon objectif est clair, c’est de créer un article que moi-même j’aurais aimé lire.
Si en le relisant je me dis « waouh, ça m’aurait vraiment aidé à l’époque », alors je sais que je suis sur la bonne voie.
Bien sûr, j’utilise l’IA de manière intelligente pour compléter mon travail.
Elle me sert principalement pour la recherche documentaire, l’enrichissement des concepts théoriques, la vérification de données ou la structuration initiale.
L’IA et mon expérience personnelle sont ainsi parfaitement complémentaires : l’une apporte la profondeur et la rapidité, l’autre apporte l’authenticité, les insights uniques et la crédibilité.
C’est cette combinaison qui permet aujourd’hui de créer des contenus SEO à la fois puissants pour Google et réellement utiles pour le lecteur.
Aujourd’hui, la simple création de contenu au kilomètre est morte, tuée par la prolifération des IA génératives.
Inonder le web d’articles tièdes ne marche plus : Google n’est pas dupe, les IA de GEO (Generative Engine Optimization) non plus, et votre audience encore moins.
Ce qui compte désormais, ce n’est plus seulement d’être trouvé, c’est d’être attendu.
Votre contenu ne doit plus chercher à capter passivement du trafic, mais à mobiliser une communauté et à vous installer durablement en tête des esprits (Top of Mind).
Pour émerger, le ton corporate et lissé doit s’effacer au profit d’une posture claire : celle d’un influenceur de votre secteur.
Devenir cette référence incontournable exige une approche omnicanale bien précise.
Le secret n’est pas de s’éparpiller, mais de bâtir une forteresse : choisissez un canal principal (par exemple LinkedIn) où vous êtes ultra-dominant, où vous testez vos idées et où vous incarnez votre expertise de manière brute et authentique.
Une fois cette base solide, utilisez la republication intelligente et automatisée pour décliner ce message fort sur les autres canaux.
Vous occupez ainsi l’espace partout, tout en concentrant votre énergie là où se joue votre leadership.
Pour passer de « créateur de contenu classique » à véritable référence Top of Mind, quelques les stratégies concrètes :
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Apporter de la valeur ajoutée.
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Ne gardez pas pour vous vos secrets, vos fonctions clés, vos conseils… La connaissance n’a plus de valeur.
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Au contraire partagez-là et le plus largement possible afin de crédibiliser votre image. Plus vous apportez de valeur, plus vous devenir incontournable.
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Vous pouvez proposer des cas pratiques, des avis d’experts… mais aussi des études comme celle que nous avons menée aec Hubtic sur les consultants.
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Maîtriser l’art du « Build in Public »
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Les influenceurs ne partagent pas que leurs victoires, ils partagent leur coulisses.
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Documentez vos doutes, vos échecs, vos chiffres intermédiaires et vos tests en cours.
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Cette transparence totale génère une confiance et un attachement qu’un logo d’entreprise ne pourra jamais acheter.
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- Miser sur le collectif.
- Réussir seul devient de plus en plus difficile, et donc le service marketing ne peut plus réussir seul.
- Il doit être aidé par les commerciaux, les managers, les directeurs… dans le cadre d’une stratégie de social selling.
- Si nécessaire faites appel à des personnes qui ont déjà une audience, via des interviews ou en faisant appel à des influenceurs.
- Par exemple, j’ai rejoins la Brigade du Web, qui est un collectif d’influenceurs B2B.
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Le personal branding au service de l’autorité.
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Humanisez votre marque, les gens achètent à des gens.
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Incarnez votre expertise par des anecdotes personnelles, des histoires vécues sur le terrain et des insights uniques.
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C’est précisément ce supplément d’âme et de vécu qui rend votre contenu impossible à cloner par une IA et qui vous transforme en véritable leader d’opinion.
- Par exemple, je fais souvent des selfies lors des salons, car cela permet de montrer les personnes, de valoriser mes clients et partenaires.
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Lorsque je faisais mon service militaire en 1999 (cela ne nous rajeunit pas !), notre adjudant faisait toujours marcher en premier le moins rapide de la compagnie.
Au début, je ne comprenais pas, et je pensais que c’était juste pour être sympa avec notre camarade.
En fait, il faisait simplement du growth hacking avant l’heure !
Un bon Growth Hacker se pose LA question qui fait mal « Où se trouve le Herbie de mon business ? Qu’est ce qui doit être débloqué pour booster son business »
L’effet cumulé de ces petites actions ciblées produit des résultats exceptionnels.



















