La starification de l’économie, le principe du Top 50 adapté au business

Avec la saturation des audience, la multiplication des offres… la clé n’est plus d’être visible, mais d’être considéré comme l’une des référence pour son secteur d’activité.

Ce concept vient du phénomène de l’industrie musicale que l’on voit au travers des Tops 50 / tops 100.

Selon les données du SNEP (France) et de Luminate (US) :

  • Les 10 premiers titres du classement représentent entre 30 et 40 % de toutes les écoutes en streaming hebdomadaires.

  • Les 100 premiers titres (sur des millions disponibles) concentrent plus de 60 % des écoutes.

  • Autrement dit, 1 % des artistes captent plus de 90 % des revenus du streaming.

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C’est une concentration quasi identique à celle des grandes plateformes vidéo (YouTube, TikTok) où la visibilité se polarise sur quelques têtes d’affiche.

C’est la starification.

Il y a plusieurs raisons à cela :

  • Les algorithmes de recommandation. Spotify, Deezer ou Apple Music favorisent les titres déjà populaires (effet boule de neige).

  • Les playlists éditoriales. Etre dans “Top Hits France” ou “Rap Caviar” assure des millions d’écoutes quotidiennes.

  • L’effet social. Les utilisateurs écoutent ce que tout le monde écoute — phénomène de “preuve sociale”. Les uns recommandent aux autres des musiques qu’ils ont entendus.

  • Le marketing massif. Les majors investissent énormément sur quelques artistes “bankables”. Si on n’a pas de budget, c’est compliqué de sortir du lot, sauf à être particulièrement original, avoir du réseau, choisir une micro-niche…

Cela fait que la majorité des artistes (environ 95 %) gagnent moins de 1 000 € par an via le streaming.

Pourtant, le catalogue total dépasse 100 millions de morceaux, sans parler des morceaux générés par l’IA.

C’est une économie de la visibilité rare, où les plateformes renforcent la notoriété des déjà célèbres.

Dans le business, c’est la même chose… il faut être dans le « Top of Mind », c’est à dire les entreprises référentes dans un domaine, sinon on n’existe pas.

Par exemple sur LinkedIn ou YouTube, où 1 % des créateurs génèrent souvent 90 % de la visibilité,  et dans l’e-commerce, 10 % des produits génèrent 80 % du chiffre d’affaires.

Bref, le marché est devenu winner-takes-all où  les “stars” captent l’attention, la confiance et les budgets.

Le but est de devenir le Top 1 dans son segment de marché.

Cette notoriété peut se faire via plusieurs sources :

  • Le bouche à oreille / la recommandation, grâce à Linkedin, à son réseau d’amis…
  • Le SEO via la présence sur Google (en payant via Google Ads ou en gratuit via un blog)
  • Les IA comme ChatGPT en étant cité comme une référence

La starification oblige donc à renforcer son image, son positionnement, ses messages, son offre… et donc soigner son branding….

En pratique cela veut dire

  • Choisir une niche précise (secteur, audience, usage précis).

  • Créer un contenu d’expert récurrent (posts, vidéos, podcasts).

  • Travailler son personal branding ou celui de ton entreprise.

  • Chercher la preuve sociale (témoignages clients, études de cas, labels, médias…), pour rrassurer ses prospects via des avis, et satisfaire ses clients afin d’avoir un bouche à oreille positif.

De même comme dans la musique, mieux vaut sortir un hit que 100 morceaux oubliés :

  • Travaillez quelques offres fortes (packagées, différenciantes).

  • Soignez leur lancement (storytelling, rareté, teasing).

  • Mettez le paquet sur leur visibilité (pub, influence, RP, partenaires)

Les plateformes (LinkedIn, YouTube, Google, Amazon…) amplifient les signaux forts, il faut donc analyser ce qui performait déjà et le pousser encore plus, et créer du contenu qui soutient votre autorité et engage (plutôt que de poster “pour poster”).

Ensuite, il faut réutiliser ses meilleurs contenus (remix, déclinaisons, carrousels, vidéos courtes).

De même, les “hits” se font rarement seuls, il faut miser sur le collectif pour gagner en visibilité.

Cela peut se faire via des collaborations (événements en commun, interviews…), des partenariats….

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