J’ai le plaisir d’accueillir Jérôme Le Coeur, consultant en stratégie et en innovation sur https://www.novolab.info/.
Dans cet article, Jérôme nous explique ce qu’est le Design Thinking, et les 7 clés pour le mettre en oeuvre pour votre prochain produit.

Définition du Design Thinking

Manière de voir les choses plus qu’une boîte à outils dont il faut se servir suivant un mode d’emploi millimétré, le Design thinking permet une approche concrète de l’innovation.
Un résultat doit être trouvé.
Ce résultat et l’innovation qui en découle est une combinaison de trois éléments :
– un désir humain ;
– un désir humain viable économiquement ;
– un désir humain viable économiquement et faisable techniquement.
Le succès de cette combinaison est l’aboutissement de 7 éléments que je vais vous présenter successivement.

1. Quand recourir au Design thinking ?

Le Design thinking est particulièrement efficace pour résoudre les problèmes faibles, qu’il est difficile de résoudre parce que, justement, il est difficile de les définir en tant que problème.
À défaut de définition réelle, il est difficile de voir la situation comme problématique : un élément manque, comme un mot sur le bout de la langue. 

2. Le Design thinking met l’humain au coeur de la démarche

Dans cette première étape de la démarche, il s’agit de rencontrer toutes les parties prenantes intervenant de près ou de loin dans le projet.
L’idée est ici que l’initiateur de la démarche, le questionneur, comprenne les besoins réels de son interlocuteur qui est utilisateur du produit ou du service en cours d’élaboration.
Dans la mesure où l’initiateur ne cherche pas à résoudre son problème mais celui de son interlocuteur le futur utilisateur, il doit le comprendre pour savoir ce qui est vraiment important pour lui et pas seulement ce qui est supposé l’être.

3. Le Design thinking nécessite de bien définir le besoin

C’est la seconde étape de la démarche, une fois que le futur utilisateur a été observé sous toutes les coutures, interviewé.
L’analyse des matériaux recueillis dans la première phase permet de bien définir le besoin de l’utilisateur et non les besoins imaginés pour lui.
C’est une phase de formulation ou de reformulation du problème initial.
Quel est le challenge que vous devez relever pour satisfaire le besoin identifié ?
Idéalement on doit pouvoir faire sienne la citation de Nicolas Boileau : « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément ».

4. La génération d’idées : les embryons de solutions

Une fois le besoin de son client bien défini, il faut s’attacher à trouver des idées sur comment y répondre.
C’est à ce moment que les solutions commencent petit à petit à apparaître. Les premières ne sont pas bonnes mais il faut tout de même persévérer.
La génération d’idées se fait au moyen d’outils et notamment le brainstorming, méthode la plus connue du Design thinking. Cela reste un outil parmi d’autres ; le seul impératif est de trouver des idées, peu importe comment.

5. La fabrication d’un prototype

Avoir des idées de solutions c’est très bien, encore faut-il qu’elles fonctionnent.
C’est pour valider l’intérêt d’une solution qu’il faut fabriquer un prototype.
C’est l’étape de concrétisation des idées qui semblent bonnes.
L’intérêt du prototype : mettre la solution dans les mains de l’utilisateur.
Comme pour les Shadocks : « En essayant continuellement on finit par réussir.
Donc : plus ça rate, plus on a de chance que ça marche ».
L’idée est ici d’échouer vite, avant d’avoir été trop loin et d’avoir perdu trop de temps et d’argent.
On peut prototyper avec du carton, des Lego, des post-it, un logiciel de dessin pour une interface…
L’avantage de ces matériaux : c’est peu sophistiqué, vite construit et ça ne coûte pas cher.
Si ça ne marche, recommencer éventuellement à l’une des étapes précédentes.
Échouer n’est pas grave : cela fait partie de la démarche.

6. Tester le prototype

C’est à cette étape que le prototype est mis entre les mains de l’utilisateur.
Le but est d’expérimenter et de recueillir l’avis des utilisateurs.
Cette phase permet d’affiner le prototype mais également les besoins utilisateurs qui n’avaient pas encore été détectés.
Les tests doivent bien évidemment être scénarisés pour que le test ne parte pas dans tous les sens et que vous ne puissiez pas en tirer de conclusions pertinentes. 
Un principe primordial à retenir : prototypez comme si vous aviez raison mais testez comme si vous aviez tort.

7. Le storytelling pour propager le message

Une fois que le nouveau produit ou service est validé par les utilisateurs, il s’agit de le vendre.
C’est là qu’intervient le storytelling qui a pour but de propager le message.
L’idée n’est pas de rendre le produit ou le service familier mais de montrer qu’il a un sens.
Le srorytelling est le moins le plus efficace, dans un groupe donné de partager nos idées en montrant le contexte et leur sens. Tout comme le Design thinking, le storytelling est basé sur une approche basée sur l’humain.  

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Vous allez y découvrir :
  • Les principes du Design thinking.
  • L’intérêt du Design thinking.
  • Le processus de Design Thinking
  • 1. Créer de l’empathie
  • 2. Définir le besoin
  • 3. Générer les idées
  • 4. Fabriquer un prototype
  • 5. Tester
  • Mettre en œuvre le Design thinking

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