Interview de Community Manager : Louis Serge Real Del Sarte

louis serge real del sarte

Dans notre série d’interviews de Community Managers, nous avons le plaisir d’accueillir Louis Serge Real Del Sarte cofondateur de l’agence d’eRéputation ReaClic,  Responsable de la communication Web et du Community management de l’European Business School et également Responsable  du community management du groupe Ginger-Grontmij.

 

1 – Est-ce que tu peux te présenter et nous parler de ton parcours professionnel, et ce qui t’a attiré dans le Community Management ?

 

Je suis passionné par les réseaux sociaux classiques (au sens networking traditionnel) depuis fort longtemps : j’ai été  membre de la Table Ronde Française, de l’Institut Français des Relations Internationales, de l’Institut Montaigne, Vice-Président du Club HEC Finance, cofondateur du Cercle Européen, du club des Gentlemen Riders, du Stanford Business Club, de la Harvard Business School club, du collège de Polytechnique Hi Team…  et d’environ une cinquantaine d’autres cercles et clubs…

Avec l’explosion des Media Sociaux j’ai choisi de  me concentrer sur les réseaux sociaux en ligne.

Je me suis investis fortement avec le leader français Viadéo (45 Millions de membres), l’anglophone Linkedin,  l’américain Spoke (racheté depuis) et  l’allemand XING.

Avec toujours le souci de permettre aux personnes de se rencontrer, d’appuyer les autres sans jugement et de construire dans cet état d’esprit un relationnel puissant qui est le but même des réseaux sociaux on line ou off line.

stats viadeo

Le community management a en commun le fait d’évoquer et de valoriser les autres, que ce soit une entreprise, un acteur de talent, un joueur de Rugby, un produit ou un service.

Tout se résume dans le principe de ‘faire savoir’ ce que d’aucun sait faire.

 

Une autre raison plus difficilement avouable réside dans le principe d’ouverture sociale.

Les profils et communautés présentes sur les réseaux sociaux témoignent d’une diversité plus représentative de la France et du monde cosmopolite d’aujourd’hui que certains cercles devenus aujourd’hui ‘politiquement consanguins’ ou l’on ne s’identifie plus.

 

On retrouve cette problématique dans notre incapacité de mélanger les populations avec une politique urbaine incohérente et l’impuissance des gouvernements d’éviter les écarts ‘Neuilly/ Argenteuil’.
Les réseaux sociaux nous dévoilent un avenir plus radieux de cohabitation.

Au même titre que chaque construction immobilière devrait idéalement proposer à la fois le penthouse et le logement social accessible, ira-t-on vers des réseaux sociaux en ligne élitistes miroirs de cette fragmentation sociale ?

Le très haut de gamme ASmallWord périclite là lorsque le succès du dernier Afterwork XING permet d’entrevoir des soirées de networking ouvertes à tous.
Au final, comme pour un journaliste, la principale mission du community management consiste  à :

1 – Porter des sujets à la connaissance de tous,

2 – Choisir de  façon harmonieuse à la fois le bon timing, les bons termes et le meilleur support comme l’image ou la vidéo en utilisant le meilleur vecteur en ligne,

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3 – Sélectionner les  réseaux sociaux, les blog ou sites internet les mieux adaptés en fonction de la cible choisie ou du public concerné.

4 – Mettre en place les outils susceptibles d’écouter le bruit du net, surveiller la propagation, alerter, échanger puis répondre de ses actes, quantifier, analyser.

Un passionnant métier de plus en plus informatisé.

 

 

2 – Pourquoi aller sur les Media Sociaux quand on est une PME ? Quels sont tes 3 arguments clés.

Le premier élément, à l’image de la pyramide de Maslow, serait d’exister en ligne et se rendre visible pour ses compétences.

Je cite souvent l’exemple du loto ou 100% de ceux qui ont gagné ont participé.

maslow reseaux sociaux
– Le second point serait d’utiliser ces espaces numériques pour aller chercher des opportunités d’affaire ou recruter des compétences.

Dans les années trente, Andy Warhol prédisait à chacun son quart d’heure de gloire, il était loin de s’imaginer que ces minutes sur internet avec les réseaux sociaux deviendraient des années.
– Le troisième élément est si simple que l’on oublie les fondamentaux qui ont forgé le succès des réseaux sociaux : ils ne coûtent rien au regard des récompenses liées à votre présence pour une PME.

Avec comme bémol l’allégorie du  pot de terre contre le pot de fer, la PME face au groupes géants:  chacun détient ‘en principe’ la même capacité de se rendre visible, disponible, incontournable et d’échanger sur des problématiques en ligne prescriptrices de business.

 

3 -Que réponds tu aux entreprises qui sont sceptiques sur les Media Sociaux ?

On peut comprendre ce scepticisme lorsque 78% d’entre elles détiennent des pages facebook avec seulement 14% de pilotes à bord.

La principale raison provient du manque de d’information et de recul sur les avantages provenant de ces réseaux, ce que l’on appelle aussi dans notre jargon le ROI (Return of Interest / retour sur investissement).

On constate également l’absence d’historique chiffré et validé en cette matière et l’impuissance des ressources humaines de qualifier les compétences nécessaires à remplir cette mission sur un sujet souvent positionné à tort comme appartenant au département du DSI (Directeur des Services Informatiques).

La peur d’ouvrir en interne la boîte de pandore en autorisant l’utilisation sans limite de l’outil internet, de permettre aux salariés de surfer sur Youtube et facebook freine bien souvent la mise en place d’une stratégie digitale.

Sans oublier le problème d’équipement et surtout de ne pas savoir maîtriser le juridique lié à cette présence en ligne de l’entreprise.

Difficile pour une entreprise de ne pas y penser aujourd’hui, le retour en arrière est ensuite rarement envisageable, ce qu’il faut savoir, c’est que l’on ne peut interdire un collaborateur de se rendre sur les réseaux sociaux avec son iPhone ou Androïd (smartphone).

Mieux vaudrait autoriser, surveiller, former et accompagner les collaborateurs…

Le mobile dessine notre l’avenir : les mobinautes (population se rendant sur internet depuis leur téléphone portable) représente clairement le nouvel enjeu économique.
Celui qui n’aurait pas compris qu’il fallait se protéger, anticiper, développer sa présence sur internet au travers des réseaux sociaux se met en risque à moyen terme à la fois en terme d’image et d’évolution.

L’e-commerce se développe à grand pas. Les services marketing et communication de l’entreprise ne devraient plus solliciter les internautes de se rendre sur leur site internet dès lors qu’elles auront compris qu’il était plus judicieux de prendre leurs valises et se positionner sur les espaces sociaux ou leurs clients cibles sont justement présents.

Aller chercher le consommateur en ligne pour lui parler impose de prendre les réseaux sociaux très au sérieux et de prendre ce virage du numérique.

Depuis 2009 tout le monde l’a enfin compris, mieux vaut se faire accompagner dans cette démarche innovante.

Aujourd’hui un groupe comme ReaClic proposent des formations spécifiques, dispensent ses conseils, organise votre écosystème sur les réseaux sociaux en liaison avec votre site internet et la création de votre ligne éditoriale sur mesure sans oublier les outils de veille.

A peine créée, nous avons des petites PME et de gros clients, venus sans prendre le téléphone, simplement par le jeu de la visibilité sur Linkedin, XING et Viadeo, à peine croyable, nous sommes déjà huit pour une structure naissante afin de répondre à ces sollicitations.

 

4 -Quel est le planning d’une journée type et quels outils utilises-tu pour ton travail ?

Il appartient à chacun de prendre son rythme…

Ceci dit  je pourrai difficilement comprendre qu’un community  ne scanne pas d’entrée de jeu au petit-déjeuner sur son mobile les messages mails, ses réseaux sociaux ou les dernières news de son fil Twitter tout comme l’on écoute la radio pour se tenir informé.

Un community manager ne passe pas toute sa journée à relayer l’information.

Il est nécessaire de se former, de s’informer, de prendre le pouls des évolutions, de s’enrichir avec les autres.

Avec le recul je dirais que

30% du temps est alloué à s’informer, lire, repérer, scanner les news,

20% du temps consiste à mettre des éléments récoltés en ligne rapidement en premier lieu sur Twitter, puis plus calmement avec une belle photo choisie accompagnée de texte sur Facebook,

Les 50% restant servent à répondre à la communauté, échanger, rencontrer de façon réelle les autres intervenants, assister aux conférences des autres souvent plus instruits sur un sujet précis.

Loin du taylorisme, notre approche chez ReaClic favorise le bien-être du community manager pour le sortir, écouter le client et ne pas passer sa vie uniquement devant son écran.

Le virtuel a besoin du réel pour exister… Nous sommes bien entendu très nombreux à poursuivre notre travail avec un sandwich à 14h00 branché sur Deezer pour oublier l’aspect répétitif de certaines tâches.

Idéalement un Community Manager Pro doit travailler avec deux ordinateurs / écrans  (parfois même trois !) du fait de la lenteur de certains espaces comme le réseau social professionnel Viadéo victime de son succès,  pour monter  des vidéos / Screencast en parallèle de son activité de community management…

Si vous avez un peu de temps le soir (et que vous êtes un passionné du Web),  je vous conseille de lire  l’excellente biographie de Steve Job (17  €) :

BIO Steve JOBS

Ou encore le dernier ouvrage de l’EBG.net  “Internet Marketing 2012“(60 €) pour étudier les dernier cas de badbuzz ou de prévention en e-réputation :

ebg
Je suis revenu de la formule du ‘tout automatisé’ proposé par les certains services comme Seesmic.

Répondre à un fan nécessite pour une page corporate de se servir de sa propre page personnelle.

Devant le nombre de messages automatiques de remerciements, mieux vaut se démarquer et privilégier l’intuitu personae avec le prénom et un message ciblé impossible à reproduire à l’infini.

La haute couture prend plus de temps mais vous permet de fournir un service jugé optimal par le client.

Concernant les outils du bon “community manager” je vous conseille :

Linkedin, XING et Viadéo pour les réseaux sociaux professionnels.

–  Google+, So.cl (dernier né encore en version bêta de Microsoft) et facebook pour les réseaux sociaux Pros / Persos

–  Youtube pour les Vidéo, Flickr et Pinterest pour les images,

Twitter pour véhiculer le message,

– Un réseau de blogs pour le relais de l’information.

 

 

5 – Quelle est l’opération ou l’action de Community Management que tu as réalisée et dont tu es le plus fier ?

C’était en  octobre 2008, lorsque le chef d’état Hugo Chavez avait accepté de recevoir Nicolas Sarkozy concernant l’emprisonnement par les FARC d’Ingrid Bettancourt dont le portrait trônait sur la façade de Notre Dame de Paris.

A l’époque sa sœur Astrid m’avait sollicité alors que j’étais Directeur Europe de Global Equities et en plein dans  tourmente financière de la crise des Subprimes.

Astrid m’a approché par un ami commun sur le réseau social Linkedin et demandé un mardi soir à 22h00 de mettre en place une communication sur les réseaux sociaux et blogs pour attirer 6 000 personnes par le biais des réseaux sociaux afin de remplir le Zénith où une trentaine d’artistes se produiraient le dimanche, soit cinq jours après sa requête !
J’étais heureusement appuyé par l’organisation Info Libertad et nous avons finalement rassemblé 1 700 participants  ce soir d’hiver, grâce à nos nombreuses communications en ligne, aux emails envoyés aux dirigeants de chaîne TV et à l’appui de la journaliste Florence Kieffer (que j’avais rencontrée pour l’émission “Réseaux Sociaux” dans Zone Interdite en 2006).

Grâce à Florence, nous nous avons eu une visibilité  dans journaux de fin de semaine sur France 2 et une information sur le  concert en faveur d’Ingrid.

 

6 -Quelles erreurs ne faut-il jamais commettre en tant que bon community manager ? / Comment animer une communauté ?

Il ne faut jamais lâcher prise ni réagir à chaud, prendre du recul et évoquer le problème s’il se présente à des tiers.

Il convient de répondre rapidement, se rendre disponible et de ne pas ignorer les messages.

La priorité d’un community manager est de conserver son sang-froid puis d’être force de proposition dans un domaine encore à l’âge du far West.

Il faut apprendre à oublier son égo pour bien mettre les autres en avant et c’est difficile car bien souvent les community manager ‘geek’ sont avant tout des blogueurs ou représentant de communautés qui ont fait leur preuves.

Bien souvent l’on leur demande de reproduire leur succès pour l’entreprise qu’ils représentent.

Il faut éviter de poster dix messages un lundi et rien les autres jours.

Certains systèmes permettent de poster ces messages qui seront envoyés automatiquement à l’heure convenue le jour choisi mais quid lors d’un changement de tonalité dans l’actualité.

Le community manager doit aimer son métier sous peine de faire long feu.

Il faut être disponible et ouvert, faire de l’évangélisme et non se renfermer pour se couvrir.

L’on pense bien souvent à tort que certains prendraient votre place dans l’univers de travail, encore faut-il que ces dernières aient envie de passer plus de douze heures par jour devant un écran dans cet environnement numérique.

La plus grande erreur serait comme je l’ai malheureusement déjà vu d’utiliser son propre espace personnel pour l’entreprise que l’on représente, cette dernière se trouvant démunie en cas de départ inopiné du community manager.

On ne donne pas à boire à un âne qui n’a plus soif : savoir prendre son temps pour expliquer en interne vos motivations et l’intérêt de votre action fait aussi partie du boulot dans une ère nouvelle de communication digitale.

Autrement dit, il faut remettre les clés dès le départ, comme les mots de passe et les règles du jeu et expliciter en prenant soin de former quelqu’un en interne pour que le travail ne s’arrête si vous aviez un empêchement.

La formation de votre entourage immédiat sur le lieu de travail et une lettre mensuelle de présence digitale de l’entreprise vous assurera des appuis salutaires sur un métier appartenant au capital immatériel, ce qui signifie qu’en cas de problème financier de la structure, vous en feriez les frais.

L’e-réputation et l’image en ligne sont des éléments difficilement quantifiables. Dans certains groupes ou le COMEX (direction) n’appartient pas, loin de là, à la génération Y, cela peut prendre plus d’une année d’évangélisation de votre métier et de ses apports.

 

7 – Comment un community manager peut travailler son personal branding ? A quoi cela peut lui servir en Pro (networking) / Perso (travail…) ?

Un community manager doit poursuivre son travail d’image tout comme l’entreprise pour de multiples raisons.

Lorsqu’il s’agît d’une approche de recrutement sur un réseau en ligne, on pourra utiliser son profil personnel pour rendre la requête de l’entreprise moins visible.

Je recommande d’afficher votre patronyme ouvertement sur le profil de l’entreprise et d’assumer votre rôle.

Savoir qu’un ‘professionnel’ se trouver derrière l’écran en lieu et place d’un stagiaire peut appuyer l’image de l’entreprise et confirmer sa volonté affichée de prendre ce virage digital, source de motivation pour ceux qui souhaiteront intégrer l’entreprise.
Comme ‘la roche tarpéienne est proche du capitole’ il faut rester prudent, modéré et ne pas franchir certaines lignes jaunes sur des sujets comme la politique et la religion et surtout respecter les avis contraires.

En résumé, votre image peut accélérer celle de l’entreprise tout comme lui porter préjudice.

Il incombe au community manager d’être responsable de ses écrits jusque sur ses propres espaces personnels.

Dans cet esprit, les pages Twitter que j’anime affichent le lien de ma propre page twitter personnelle @LouisSerge et je publie sur ma page Facebook comme si vingt millions de personnes pouvaient lire la publication, ce qui est loin d’être le cas.

La maturité du métier pousse à plus de retenue, question d’image.

Il est possible également de mutualiser les publications personnelles et professionnelles.

personal branding
16 étapes Personal Branding

8 – Est-ce que tu me donner 5 trucs et astuces que tu utilises sur Facebook ?

– Le visuel est primordial, transmettre un article juste avec le lien tel quel suscite moins d’intérêt que de choisir une titre accrocheur et une représentation graphique résumant l’article.

Un beau visuel est souvent ‘liké’ sans pour autant que l’utilisateur lise le post sous-jacent. C’est pourquoi  la photo est bien souvent un photomontage de notre création.

La dernière acquisition de Facebook permet de comprendre l’importance stratégique des images comme vecteurs de communication sur les réseaux sociaux.

L’appui des partenariats augmente l’intérêt de la page de l’entreprise, c’est la raison pour laquelle nous avons choisi de publier l’onglet ‘Jobs4Me’ sur la page Facebook de l’ebs Paris, innovant cela permet aux étudiants munis de leur mail de réponde à des offres de stages spécifiques.
–  Remercier chaque fan personnellement. Cela permet de mieux connaître sa communauté et de comprendre l’attrait de ces utilisateurs en fonction de sa ligne éditoriale.

– Choisir un logo moderne comme nous l’avons fait pour le Groupe GINGER et l’ebs Paris, cela est compatible avec l’ancien logo et permet une identité visuelle et graphique en ligne avec la modernité de ces nouveaux espaces en ligne. Le logo numérique choisi n’a pas supplanté l’ancien toujours utilisé dans l’entreprise. Les deux cohabitent avec merveille.
Créer une ligne éditoriale allant susciter l’intérêt au-delà de l’entreprise . Ce principe reste la plus belle initiative que l’on ait prise dans le cas de l’EBS.

Les autres grandes écoles ont la fâcheuse tendance à ne parler que d’elles sur leurs pages dédiées, cela ne leur rend pas service pour glaner des followers ou fans au-delà des étudiants ou alumnis…

 

9 – Est-ce que tu peux me donner 5 trucs et astuces sur Twitter ?

Utiliser bit.ly pour la réduction de l’url afin de tracker ses lecteurs et non Goo.gl dont le lien se brise au-delà de 8000 visiteurs du fait de l’analyse par Google comme spammeur.
Par respect, ne pas hésiter à valoriser le dénicheur d’une information et éviter le reflex de débutant de reprise à son compte d’un article ou information utile à ses followers.
– Choisir des cibles pour l’entreprise que l’on représente et suivre la concurrence en prenant soin d’identifier leur source d’information sur twitter, correspondant bien souvent au premier ‘following’ des comptes incriminés.
– Positionner l’adresse Twitter corporate en lieu et place de la ligne fax sur les cartes de visites de l’ensemble des salariés du groupe.
Compléter vos contacts forts (contacts directs) par l’acquisition de liens faibles (contacts de seconds niveaux) et ne pas détwitter une cible comme le font l’ensemble des américains avides d’un retour en termes de suivis pour ne pas oublier l’humain présent derrière le système.

 

10  – Est-ce que tu peux me donner 5 trucs et astuces pour créer du contenu à valeur ajoutée dans un Blog ?

Choisir certains sujets récurrents qui porteront le blog d’années en années.

Par exemple, mon petit blog classé Topblog par Overblog fourmille de sujets éclectiques comme le vendredi 13, il y en aura trois cette année bissextile, mais le sujet revient en permanence et un article mieux fourni que Wikipédia favorise le référencement naturel par le jeu des mots clés.

Ne pas hésiter à utiliser son propre blog pour valoriser l’entreprise dont on a la charge pour le community management.

 

11 – En plus de Twitter & Facebook quels outils Sociaux utilises tu ?

Un community manager doit toujours être en veille pour détecter l’essor nouveaux réseaux et la disponibilité de nouveaux outils (ex : l’explosion de Pinterest).

De plus défendre la réputation d’une entreprise suppose d’être présents sur l’espace incriminé en cas d’attaque.

 

12  – Est-ce que tu peux me tes trucs et astuces pour générer du trafic sur un Blog ?

Considéré comme amateur au regard des expériences de mes partenaires sur ce segment, je répondrai à titre personnel que l’échange de visibilité et le partenariat s’avèrent très efficaces sur le modèle de ce que nous avions réalisé pour easyBourse en 2005.

Lors de la revente en du site easybourse à La Banque postale en 2008, mon blog atteignait 15000 pages lues par jour, score non revu depuis, un article posté en ligne et distribué aux sites financiers partenaires comme Café de La Bourse, ACDEFI de Marc Touati, CFOnews devenu Finews et bien entendu easybourse parvenait à un potentiel de deux millions de lecteurs.

J’ai toujours refusé de mettre des bannières pour récolter trois euros six sous. Le blog reste un espace pour poster en ligne ce qu’un site d’entreprise ne pourrait publier sur le sien.

Cela permet de progresser et d’apprendre à mieux se servir des réseaux sociaux par le biais des mots clés.

Cette compétence est aujourd’hui souvent demandée lors d’un entretien d’embauche pour un community manager.

13  – Comment approcher un blogueur et l’inciter à parler d’un évènement ou à parler d’une action ?

La réponse est dans la question, être déjà en relation avec lui.

C’est la force des réseaux sociaux lorsque vous avez travaillé votre relationnel depuis longtemps.

Un bloggeur aime que l’on respecte sa valeur d’auteur et je me souviens d’une bloggeuse et chercheuse au CNRS qui m’avait remercié pour lui avoir demandé la permission de la citer avant de publier ses extraits.

 

14 – Quels sont tes petits trucs & astuces pour gagner en visibilité sur le Web quand on n’a pas (au départ) un réseau ou des contacts ?

Positionner une alerte Google sur des mots clés correspondant à votre métier et publier des messages sur les sites découverts suite à cette recherche automatique en prenant bien soin de ne pas parler pour ne rien dire et d’apporter par l’échange des éléments valorisants et respectueux vis-à-vis de son auteur.

C’est la raison pour laquelle le Groupe IBM m’avait à deux reprises invité à déjeuner pour comprendre comment j’avais pu durant quelques mois être en triangle d’Or et visible sur Google sur les solutions IBM de réseaux sociaux d’entreprise.

15  – Comment tu vois l’évolution dans 2 ans du métier de community manager ?

Reconnaissance, valorisation, mutualisation, professionnalisme, accès à des formations de haut niveau et spécifiques comme l’enseignement du community management que nous pratiquons à l’EBS Paris depuis deux ans déjà.

Dans quelques années un Community Manager d’Agence Digitale sera en correspondance avec le community manager de l’annonceur possédant la culture de l’entreprise mais soucieux d’être épaulé et de conserver une fraîcheur dans un univers en évolution technique constante.

 

16 – Est-ce que pour toi l’écriture, l’expression écrite… sont importants pour un CM ? Quelles sont les astuces / erreurs que tu pourrais citer ?

Certaines annonces de recrutement font mentions des qualités d’écriture nécessaires à juste titre.

Il faut aimer les mots et l’organisation de la sémantique suppose une parfaite maîtrise linguistique.

Lors de la venue de Nicolas Hulot à l’ebs Paris, chargé de Twitter en direct en deux langues, la difficulté réside dans ces 140 signes obligeant à des pirouettes et l’immédiateté rendant l’exercice très difficile pour celui dont l’anglais n’est pas la langue maternelle.

C’est la raison de l’arrivée en mai prochain d’un community manager parfaitement trilingue chez ReaClic maîtrisant aussi bien l’écrit que l’oral.

Les hollandais et les suisses ont l’avantage du multilinguisme. La passion de l’écriture permet de soulager l’effort naturellement et si le community manager fait du golf, sa concentration lui sera également bien utile pour écrire en open-space.

12 – Est-ce que tu penses qu’une entreprise doit déléguer la création de contenu ou l’internaliser… ou les deux ? Si oui dans quels cas ?

Une petite entreprise privilégie la formation pour s’en occuper elle-même jusqu’au jour où cela pénalise son core-business et que son chiffre d’affaire lui permet de déléguer ce travail.

La meilleure formule serait de publier à deux :

– Le CM de l’entreprise sur des problématiques bien spécifiques

– Le CM en agence de communication Digitale.

Lors des scenarii de crise, le CM en outsourcing se retrouve bien seul et démuni car le temps joue en sa défaveur. Il n’aura pas forcément les bons codes de réactivité pour savoir vers qui se tourner au sein de l’entreprise.

13  – Comment fait tu pour trouver du contenu pour Facebook, Twitter, Blogs… ?

Via la recherche automatique par mots clés,  et la mise en place d’une veille avec l’aide de l’entreprise.

Le problème ne se situe pas dans le nombre d’informations mais plutôt dans la théorie de Keynes très utilisé dans la finance ou l’on expliquait en cours dans le cadre du choix d’un investisseur en actions (equities) que l’important n’est pas la fille que vous choisiriez mais la fille que l’ensemble des acteurs choisiraient.

Cette différence notable explique que vos choix éditoriaux forment la clé de voûte du succès des pages fans et qu’il convient d’être en alerte maximum pour interpréter et devancer les souhaits de lectures de votre public.

En effet contrairement au génial Steve Job qui inventait et créait le besoin que son public n’avait pas encore identifié, une ligne éditoriale trop axée produit en oubliant l’humain peut s’avérer désastreuse pour le développement de l’image de l’entreprise.

Un community manager doit donc être créatif.

 

14 – Que penses-tu de la Curation ? Quand l’utilises-tu et quand la déconseilles tu ?

 

La technique utilisée pour sélectionner, filtrer, organiser, commenter et partager des liens de façon manuelle sans automatisation restera à mon humble avis l’apanage du community manager.

Le « content curator », un mélange de journaliste informaticien bloggeur, défini comme tel aux Etats-Unis devient quant à lui plus un informaticien chercheur mettant sa technique au service de la mutualisation et de l’automatisation pour augmenter la rentabilité d’un groupe de communication.

Si une agence reste artisanale avec dix CM, elle trouvera ses limites dans le calcul simple de l’addition du nombre d’heures de ses cent doigts à disposition.

Après deux années, je travaille maintenant avec trois écrans en simultané lassé d’ouvrir firefox et internet explorer avec quinze fenêtre sur un même écran.
L’artisanal sur ce nouveau métier fait place à une curation qui n’a pas encore atteint son point extrême dont les limites nous permettront de revenir ensuite à l’humain et au journalisme d’antan tout comme le quantitatif en modèle de gestion a apporté sa pierre sans toutefois supplanter les bons gérant de portefeuilles.

Les ordres limites en bourse qui se déclenchaient tout seul faute de volume auront leurs semblables en ‘bad buzz’ dans l’excès d’automatisation des réseaux sociaux.

On revient aussi aujourd’hui à une gestion plus humaine sur la gestion des terminaux d’appels téléphoniques outsourcés.

 

le contenu des sites web
Le contenu des sites web

15 – Pour construire ton réseau “Pro” Physique, est-ce que tu fréquente les soirées (si oui lesquelles : EBG, Web Connect, IMC, Café des community managers…) ?

Après un quart de siècle à raison de quatre soirs par semaine dehors en Cercle et clubs, je rentre dans ma coquille et ne ressort que pour les conférences ou écouter un orateur précis.

Le téléphone et les réseaux sociaux professionnels permettent de rester en contact.

Celui qui souhaite forger son relationnel doit de toute évidence sortir et la réponse appartient à chacun selon sa sensibilité, son approche des autres et ses ambitions.

Je ne peux que vous recommander de sortir de cette bulle internet pour échanger bien que cela soit également coûteux et chronophage.

16 – Quelles sont pour toi les différences entre Twitter et Facebook ? Est-ce que tu as un traitement différencié entre ces deux média ?

Twitter relaie l’information avec immédiateté mais ne permet pas l’article de fond lorsque le sujet n’est pas déjà préalablement écrit sur un espace qui vous est propre (ex: un blog).

Dans l’écosystème en place en stratégie chez ReaClic, nous privilégions l’utilisation de Twitter pour envoyer l’information et Facebook pour la relayer avec une narration optimale.
Twitter joue un rôle dans l’obtention d’informations internationales, ciblées et journalistiquesmais il  manque encore de maturité en France.

Facebook représente surtout un réservoir de contacts dédiés pour transmettre une information précise.

 

17 – Comme fais-tu pour ne pas “trop consommer” de temps avec les Media Sociaux ?

Difficile de répondre avec précision lorsque le privé se mêle au public, que le personnel se mélange au professionnel, que la passion s’associe au plaisir du travail bien réalisé en équipe et que son métier nécessite d’être en veille permanente devant son terminal, ipad ou iphone.

Je pense bientôt me greffer une oreillette digitale ;D

Cependant avec des réponses en ligne de 05h00 à 00h00, cela nous permet chez ReaClic un positionnement en catégorie ‘haute couture’ par opposition aux automatismes et qualifié de niche par certains.

Et qui sais ? Peut-être un facteur favorable en termes de relais de croissance lorsque l’on sait que les community managers internes à l’entreprise font souvent l’objet d’attaques en e-réputation la nuit et le week-end.

 

18 – Comment fais-tu pour créer du contenu à valeur ajoutée / viral ?

Notre secret réside dans la mutualisation des contenus généralistes à valeur ajoutée, un véritable gain de temps pour l’ensemble de nos clients.

Une entreprise devrait également éviter le narcissisme et savoir évoquer ses concurrents d’une certaine façon et dans un timing précis.

L’European Business School l’a bien comprise et glane des fans chaque jour par son ouverture d’esprit, son esprit d’équipe et son comportement numérique.

La page facebook de l’ebs Paris a déjà mise en ligne un article valorisant sur HEC.

Je doute que certaines écoles en mentionnent d’autres sur leur propre espace.

Le viral est une conséquence d’une ligne éditoriale éprouvée et le résultat mesurable de la richesse d’un travail constant d’écoute, de réponses rapides et de partage.

Respecter l’auteur d’un post, la source d’un article et faire voyager une information font partie du network behaviour enseigné par notre groupe en gestion de l’identité numérique.

19 – Quels sont tes trucs et astuces pour inciter ta communauté à partager ton contenu ?

Loin d’un truc, le résultat fortifie la démonstration selon laquelle plus vous donnez sans attendre, plus la communauté vous porte.

Tout le monde aimerait que tout le monde vous aime, mais personne n’aime tout le monde.

Sur les réseaux sociaux en ligne, soyez vous-même et aidez les autres contacts.

La mémoire est éternelle sur le net concernant les appuis que vous aurez dispensé dans le passé.

Ne le faîtes pas par calcul mais par réflexe pour un futur meilleur.

La crise a renforcé les liens des internautes et la solidarité s’accroît, c’est le seul moyen de réussir avec les autres et non contre les autres.

En détail sur Viadeo na laissez pas la machine répondre à votre place un message connu de tous et insipide, prenez le relais avec une réponse en intuitu personae, tout comme vous remerciez les fans un par un sur Facebook.

Privilégiez la qualité rédactionnelle et non la quantité et faîtes savoir à vos contacts ce que vos propres contacts savent faire, c’est le principe même du cross-selle aujourd’hui appelé plus communément le networking.

20 – Comment fais tu pour rentabiliser une communauté sur Facebook, Twitter… (promos, …) ?

Je mets un joker compte tenu du temps de réponse nécessaire à cette problématique au centre du débat et répondrai simplement que les objectifs ne doivent pas uniquement être quantitatifs comme le nombre d’achat ou de clic sur un produit mais qualitatifs et de façon non tronqué.

Lorsqu’une marque de vêtement cumule dix millions de fans avec une page loin d’atteindre son taux d’oversharing en termes de publication et que cela résulte de concours en ligne où l’on sait bien que beaucoup sont suiveurs malgré eux, nous privilégions l’authenticité, et la construction d’une éthique en ligne ou le socle permettra de construire une belle statue.

Aujourd’hui la méthode d’acquisition d’un nombre de fans ressemble aux années fric et chics de 1980 ou certaines agence vont même jusqu’à créer de faux profils.

Il suffit de jeter un œil sur l’aberration des comptes fictifs des followers des candidats sur Twitter pour comprendre que ce comportement ne sera pas durable.
Nous somme sûrement à la veille d’une nouvelle bulle financière sur l’internet et d’une concentration d’acteurs mais ce qui découle des comportements en ligne permet de confirmer un besoin d’échange des internautes face à des sites et entreprise de moins en moins passives et une authenticité loin de l’effet de mode.

L’ère du Web3.0 prend le relais pour humaniser notre relation avec les objets.

21 – Si tu avais 1000 € pour faire connaitre une Start Up, quelle serait ton plan marketing utilisant uniquement les Media Sociaux ?

 J’utiliserai ReaClic sur un mois parce que plus que l’argent, la passion nous anime, nous sommes devenus spécialistes de ce qu’ils appellent aux Etats-Unis la SNS pour Social Network Strategy.

Cela nécessite beaucoup d’altruisme et de renoncement et les résultats sont exemplaires et nous serons toujours nous rappeler d’où l’on vient et de ceux qui nous ont aidé dans cette construction : nos centaines de milliers de contacts sur les réseaux sociaux professionnels.

Une start-up a besoin d’aide et nous serions présents si une nouvelle start-up frappait à notre porte.

Nous nous engageons à une obligation de moyen, pas de résultat, certains produits ou services plaisent plus que d’autres et nous ne pourrions en être tenus pour responsables.

 

22 – Quels sont vos prestations & tarifs chez ReaClic ?

 

Il est  difficile de répondre à une question qui aurait autant de réponses que de cas présentés.

Nous avons un tarif modulable selon

– la taille de l’entreprise,

– la présence digitale effective,

– le délai imparti,

– la stratégie proposée,

– les pays concernés

– le nombre de salariés

– …

Chaque entreprise ayant des besoins différents.

Nous proposons des formations aux réseaux sociaux pour les entreprises et disposons pour cela d’un amphithéâtre dernier cri de 220 places avec écran géant et plusieurs salles de formation pour réunir des groupes plus réduits.

Nous pouvons rédiger une charte des réseaux sociaux personnalisée, organiser sa mise en place au sein de l’entreprise et organiser une formation en ligne par le biais de l’intranet avec des modules d’éclairages et mise à disposition d’une hotline.

Nous mettons une veille en place pour écouter le bruit du net et organiser l’ensemble de l’écosystème du client.

Nous avons également une solution de conversation disponible pour un site marchand avec la mise en place d’un onglet et la capacité d’assurer un SAV des échanges favorisés par la création de ce petit module discret mais redoutablement efficace.

Le menu proposé d’un groupe d’e-Réputation est vaste et la tarification proportionnelle aux réalisations.

Nous privilégions notre savoir-faire au travers d’une offre complète de « community management » en plusieurs langues et sur des réseaux sociaux internationaux ou locaux selon les besoins de l’entreprise.

Nous avons aussi tisser des liens avec une communauté de bloggeurs reconnus pour leurs thématiques.

Cependant lorsque je constate certains abus à 12000 euros pour une semaine de formation, nous privilégions un tarif raisonnable qui fluctue naturellement en fonction du nombre de participants dont l’un des modules s’apparente à une formule de type coaching pour les cadres en recherche d’emploi.

Notre agrément formation en partenariat avec l’EBS Paris nous permet de répondre aux sollicitations d’un grand nombre d’entreprises, de la PME aux groupes de plusieurs milliers de salariés.

Pour en savoir plus, visitez le site  www.Reaclic.com

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