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Lors de la matinée de l’ADETEM sur la consommation collaborative nous avons eu le plaisir d’interviewer Antonin Léonard de OuiShare.net, un des experts français de l’économie collaborative.

 

1 – Quels sont les business modèles de la consommation collaborative  ?

C’est une question très intéressante car nous avons vu pas mal de business qui ont émergés sur la consommation collaborative et les plateformes de mise en relation entre particulier.

Le principe fondamental reste de prendre un pourcentage sur la transaction, qui varie 5% – 40%, soit 5% pour les plateformes d’intermédiation et 40% pour la location de voiture entre particulier parce que l’assurance prend une part assez importante.

Donc, c’est le modèle le plus vertueux qui permet de se développer, mais il peut mettre un peu de temps à arriver au point mort…

Mais une fois qu’on a la masse critique suffisante, c’est un business modèle qui peut être très rentable dès qu’on obtient la masse critique nécessaire et qu’on devient la référence sur le marche parce qu’il y a un effet prime au  leader.

C’est-à-dire que dès qu’une plateforme arrive à 30% ou 40% du marché elle va être la référence , or si un nouvel entrant veut se mettre sur le marché il devra mettre beaucoup d’argent pour atteindre autant de notoriété et d’utilisateurs.

Il y a aussi des business modèles d’abonnements pour l’accès à une plateforme, dans ce cas on sera plus sur une plateforme où on s’aidera mutuellement, on pourra prêter et de donner (plutôt que de louer ou de payer ou de demander un revenu en échange)…

 

2 – Si on n’arrive  pas à se développer ou à atteindre la masse critique nécessaire, on reste confidentiel, c’est ca ?

Exactement.

La plupart des business modèles  s’appuient sur les communautés existantes. L’enjeu des plateformes entre particuliers est de générer la confiance entre des inconnus alors qu’au sein de certaines communautés, la confiance est préexistante.

Dans une communauté de salariés d’entreprises, une communauté d’étudiants sur un campus d’université…  la confiance est préexistante. On peut ainsi mettre sur place plus facilement la consommation collaborative.

 

3 – Selon toi quels sont les 5 piliers pour assurer le succès pour une consommation collaborative ? Tu as parlé de la confiance, de la praticité… Comment  passer d’un stade confidentiel à un stade de notoriété ? Est-ce que quelque part il faut faire appel aux medias traditionnels ou alors est ce qu’on se contente de rester sur les réseaux sociaux, soit Facebook ou Twitter ?

Personnellement, je considère que les medias traditionnels s‘intéressent à ces sujets la parce qu’on a su générer du Buzz.

Mais je préfère parler de confiance qu’on a su instaurer et on su créer via une communauté d’ambassadeur autour de son service.

Il est bien connu qu’il vaut mieux avoir 1,000 fans que 1,000,000 d’utilisateurs non actifs…

Parce que ces 1,000 fans vont en parler sur les réseaux sociaux et cela va faire boule de neige via ces  1,000 fans…  

En effet ce sont ces “early adopters” qui vont au départ amorcer la pompe et sans doute faire venir un jour vos 1,000,000 d’utilisateurs.

Il y a 2 choses qui selon moi doivent être prises en considération :  c’est l’expérience utilisateur en ligne et dans la vrai vie parce que on mise aussi sur la mise en  relation entre particulier dans la vrai vie.

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Il faut aussi penser comment les particuliers vont penser et échanger dans la vraie vie.

Il faut designer une interaction sur internet ainsi que le service qu’on va proposer dans la vrai vie parce que c’est une dimension qui est trop souvent sous-estimée sur beaucoup de service et ensuite la communauté.

Et la communauté c’est un aspect 100% humain, c’est être transparent sur le projet de l’entreprise, c’est inter-réagir avec les gens, c’est organiser des meet-up avec les personnes de sa communauté.

4 – Si je comprends bien il faut du Web aussi bien que du physique, que les gens se rencontrent hors les réseaux sociaux et créer des émotions ?

 

Oui parce que sans Web, il n’y aura pas d’échange physique et vice versa.

Il n’y a plus réellement de frontière entre deux et c’est aussi grâce au rencontres qui vont être organisées dans la vraie vie qu’on va pouvoir créer une confiance car en ligne.

C’est moins évident d’établir cette confiance sans la rencontre réelle, les 2 sont reliées et l’un n’existeraient pas sans l’autre    

5 – J’ai l’impression qu’il faut se placer dans l’esprit de Seth Godin et créer des produits remarquables, et exceptionnels complètement disruptifs… Mais comment fait on pour trouver ce genre de produit ?

Il y a l’exemple de nombreuses Start up qui vont sur sites d’annonces entre particuliers comme LeBonCoin.fr  et qui identifient des  segments de marché avec des gens qui ont des demandes particulières afin de créer des micro niches sur un secteur  d’activité. 

Ce qui est passionnant c’est que si tu vas dans sur LeBonCoin ou GraigList, et que tu regardes chaque catégorie, tu verras que chaque catégorie correspond à un start-up possible pour de la consommation collaborative.

Et on voit  que quasiment toutes les start ups qui ont eues un succès important ces derniers mois ou même ces dernières années se basent sur ce genre de réflexion.

Cela  veut donc dire qu’il y a encore des places à prendre, même qu’il y a encore beaucoup de places à prendre…

On parlait de la garde d’animaux entre particulier, et aux Etats Unis,  une Start-Up qui a levée plus de 5 millions de dollars pour cette activité !

Il y a de la place pour lancer le même concept en France.

Je conseille aux  entrepreneurs qui sont en mal d’idées en France, de s’intéresser à ce mouvement…

Il suffit vraiment d’aller visiter Graig List, ou d’aller sur LeBonCoin, et regarder les différentes catégories… de comprendre comment cela fonctionne et de désigner un site et une identité, autour de ce service entre particuliers.

Il faut être très attentif au design du site, l’expérience utilisateur dans la vraie vie et aussi comment construire une équipe d’ambassadeur autour de ce service.

Il y a de grande chance qu’après quelques mois, il y aura des personnes qui vont commencer à utiliser votre service et avec  l’effet boule de neige et un business modèle cumulatif (abonnement,  % sur les transactions…) on atteint la rentabilité.

Mais il faut invente la solution avec la communauté.

C’est toute une démarche de Co-création avec la communauté, l’invention d’un nouveau service qui correspond véritablement à l’usage… qu’il faut créer.

 

6 – Pourquoi est ce qu’il y a certaines entreprises qui ont du succès alors que d’autres ne fonctionnent pas ? Il y a quelques années ou il y avait des services où on pouvait appeler des experts par téléphone en payant à la minute de communication mais cela  n’a pas marché. Il y a des sites comme tuto.com qui font des cours enregistré mais cela reste un peu “confidentiel”. Quel est le truc qui permet de décoller ?

Un point très important est qu’il faut prendre en considération le time to market.

Développer le bon service au bon moment et faire le lancement quand le marche est prêt est la clé pour permettre le bon développement du produit.

Quand tu évoques le covoiturage, il faut savoir que les sites n’étaient pas forcement designés de la même manière et les utilisateurs n’avaient pas le même état d’esprit.

Il y a aussi peut être  la réflexion sur la communauté  des  sites qui se sont lancés.

Encore une fois on voit que la consommation collaborative, c’est la mise en relation entre deux personnes… c’est d’abord de l’humain, et il faut donc s’intéresser à leurs besoins, aux besoins des utilisateurs.

C’est primordial, et ce n’est évident pour tout les entreprises “traditionnel”.

Il faut vraiment être dans une perspective, dans une position d’empathie et d’écoute envers de ses utilisateurs.

Idéalement il faut être soi même utilisateur de ce service, c’est la première marche vers le succès.

 

7 – Si on veut en savoir plus sur la consommation collaborative et l’économie participative, on va sur quel site ?

Il suffit d’aller sur mon site http://ouishare.net/

 

Les business modèles et les communautés de la consommation collaborative – Antonin Léonard from frederic CANEVET on Vimeo.

 

Les business modèles de la consommation collaborative – Antonin Léonard
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5 thoughts on “Les business modèles de la consommation collaborative – Antonin Léonard

  1. Illisible cet article, il faut se relire avant de publier! Des phrases qui se répètent et des fautes partout….quant aux questions en 7 lignes…

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