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J’ai le plaisir de recevoir Cédric Anjuère, qui a été pendant longtemps Slasher , c’est à dire étudiant ou salarié et en même temps professeur de Rock 4 Temps & organisateur de soirées, et qui est désormais entrepreneur à plein temps.

En effet, être entrepreneur à 100% de son temps ne se fait pas forcément dès le départ, il est possible d’avoir dans les premiers temps un statut mixte (salarié & entrepreneur), et c’est ce que l’on appelle être un “Slasher”.

Avant de commencer l’interview, voici une définition du Slasher : Etre slasher c’est cumuler en même temps plusieurs métiers, en particulier un travail salarié et un travail en tant qu’indépendant, en particulier pour assouvir une passion.

Le mot Slasher vient du symbole /, en anglais “Slash” qui sépare 2 choses dans un texte, et que les slashers on l’habitude d’utiliser (ex: Chef de Produit / Blogueur Pro…).

Les slashers sont généralement passionnés d’un sujet, mais ils n’ont pas encore (ou ne veulent pas) décider entre leurs deux vies.

Les raisons sont nombreuses : gagner un peu plus d’argent, faire quelque chose qu’on aime vraiment mais qui n’est pas rentable…

La vie de Slasher n’est pas nouvelle, mais le terme “Slasher” permet désormais de mettre un mot sur une tendance en augmentation.

Selon certaines études 16% des salariés (4,5 millions de français) cumuleraient plusieurs emplois salariés ou en tant qu’indépendants… et 64% le feraient par choix (et non par contrainte).

Les Slasheurs sont souvent trentenaires, car ils ont encore du temps libre, et pas d’enfants à gérer, et ils veulent allier l’utile (le travail) à l’agréable (la passion).

Etre Slasher ou slasheuse n’est donc pas forcément une obligation pour vivre décemment , mais plus un choix de vie et un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

L’interview de  Cédric Anjuère fait écho à la série d’articles sur l’entreprenariat (voir cet article) lancée par Olivier Clémence d’Opart, et qui montre que se lancer dans l’entreprenariat peut prendre plusieurs formes.

Je me présente…

Je m’appelle Cédric Anjuère, je suis professeur et organisateur de soirées Rock 4 Temps dans Paris, j’ai 31 ans, ingénieur en bâtiment de formation, et j’ai été Slasher pendant plusieurs années, et maintenant je suis entrepreneur à plein temps depuis 2 ans.

Dans cet article je vais vous expliquer pourquoi et comment je suis passé de salarié / professeur de danse, à entrepreneur à plein temps en tant que professeur de danse + organisateur de soirées + infopreneur.

 

Comment es-tu devenu Slasher… ensuite es tu arrivé à vivre à 100% de ta passion ?

J’ai toujours eu la passion du Rock 4 Temps.

J’ai découvert cette danse à 11 ans avec ma mère, et l’ai redécouverte à 16 ans lors de soirées chez ma meilleure amie.

En ayant marre de faire tapisserie, de rester les bras croisés sur la banquette pendant que les autres invités s’amusaient en dansant, j’ai pris mon courage à deux mains et je leur ai demandé de m’apprendre.

Depuis ce jour, je n’ai eu cesse de découvrir de nouveaux mouvements, de développer ma technique et ma pédagogie, pour finalement lâcher mon métier et passer au Rock à plein temps.

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La construction de cette mutation d’un métier imposé à un métier choisi s’est lentement faite dans mon esprit, et ce depuis mes 17 ans.

J’avais déjà conscience à cet âge-là que la vie formatée que l’on m’imposait en me faisant croire que je l’avais choisie était une mauvaise idée.

Elle ne me motivait clairement pas à me lever le matin.

J’ai cependant suivi le mouvement scolaire, étapes après étapes, tout d’abord pour me tester, me confronter aux autres à travers le bac, la prépa scientifique, puis les concours, et finalement l’école supérieure.

Une fois la prépa achevée, j’ai de suite pensé à reprendre le Rock que j’avais mis en pause pour me concentrer sur mes études.

J’ai commencé à chercher des soirées Rock 4 Temps, mais je ne trouvais que du Rock 6 Temps, où la moyenne d’âge des danseurs était supérieure à 60 ans… et où les pas n’étaient pas les mêmes !

Je me suis alors fait une première réflexion : il n’est pas normal qu’on danse à 30 chez ma meilleure amie, et qu’il n’existe aucune soirée publique pour cette danse pourtant si enthousiasmante !

J’ai alors commencé durant mes études par créer une association de Rock 4 Temps dans mon école d’ingénieur en 2008.

Avec 117 inscrits à l’année, et plus de 200 curieux au cours d’essai, l’enthousiasme était bel et bien là, plus que je ne le pensais !

J’ai tenu les cours et les soirées pendant la saison complète, et j’ai enfin passé le flambeau à la nouvelle équipe, comme dans toutes les associations d’écoles supérieures.

En 2010, je prends une année sabbatique pour créer un site internet avec un associé et ami (https://www.bien-danser.com/), ayant pour objectif de proposer des formations en ligne de danse de couple, d’abord du Rock, mais rapidement de la Salsa, du West Coast Swing, de la danse de boîte de nuit, etc.

Ce site existe toujours, et je continue de le développer.

Suite à la fin de ma formation d’ingénieur en bâtiment issu de l’ESTP, j’ai directement pensé à faire du rock mon métier, mais pour les mauvaises motivations.

Ma réflexion de l’époque, mon inquiétude du moment était la crise de 2008, ayant pour fâcheuse conséquence à ma sortie d’école une totale absence de propositions d’embauche dans mon secteur.

J’ai démultiplié les envois de CV, j’ai prié pour des entretiens pendant 2 mois, rien. Pas une seule réponse.

C’est alors que j’ai commencé à rechercher un métier alternatif, en proposant des cours à domicile de Maths, Physique, Chimie, mais également de Rock.

Dans cette optique, j’ai par la même occasion contacté une dizaine d’écoles supérieures et de facultés en région parisienne, en tentant d’y ouvrir des cours rémunérés par les associations tel que je l’avais fait dans mon école.

Les résultats furent florissants !

7 écoles m’ont répondu positivement, et j’ai commencé à organiser ma semaine en conséquence…

Jusqu’à avoir une réponse positive également pour un CDI de chargé de projet BTP dans une PME !

Ma femme m’a alors imposé de prendre le CDI, garantissant des revenus stables, elle qui avait peur de la précarité d’un job en tant que professeur de danse.

J’ai eu la faiblesse de l’écouter…

J’ai alors redistribué la majorité des cours fraîchement obtenus à d’autres professeurs de Rock, et me suis jeté à corps perdu dans ce premier job.

J’ai conservé mon site en revenus complémentaires, et m’y employais tous les WE et toutes mes vacances.

Malheureusement (ou plutôt heureusement !) l’entreprise dans laquelle je me suis retrouvé a tourné au vinaigre : les missions ne rentraient plus et les patrons se servaient honteusement dans la caisse, ne respectant plus les contrats de travail.

Je suis donc parti, en gagnant aux Prud’hommes une somme qui m’a permis alors de me lancer dans l’entreprise qui comptait réellement pour moi : le Rock 4 Temps.

Suite à un commencement timide en tant qu’auto-entrepreneur, j’ai peu à peu convaincu des lieux prestigieux de Paris, gagné du terrain dans l’univers du Rock 4 Temps;

Et au bout de quelques temps je suis devenu le pionnier en devenant le premier professeur de danse vivant uniquement du Rock 4 Temps.

Au vu de mon développement, j’ai alors créé une SASU il y a 3 mois, et j’ai multiplié mon nombre de cours, de soirées, d’happenings, tout en continuant le développement de mon site de cours de danse.

Aujourd’hui, je forme plusieurs centaines de danseurs par an, et j’ai de nombreux projets de développements, notamment avec de nouveaux professeurs de danse qui travaillent de temps à autres pour moi.

Je remplis mes cours et mes soirées, grâce à l’aide de danseurs formant une communauté en or massif !

Mais n’étant jamais à l’abri d’une baisse de régime dans un secteur particulier, j’ai diversifié au maximum mon offre, afin de m’assurer que je pouvais tenir malgré un creux de revenus dans mon offre principale.

C’est pourquoi j’ai développé les activités suivantes :

  • Cours en école de danse
  • Cours en école supérieure
  • Cours en ligne
  • Cours particuliers
  • Bals et galas
  • Cours et soirées de Rallyes
  • Animation et photographies de Mariages
  • Chorégraphies d’ouvertures de bal de mariage
  • Afterworks et cours en entreprises
  • Cours en salles de sport
  • Soirées en boîte de nuit
  • Soirées dans des bars
  • Juge, Jury de concours / tournois
  • Formation de nouveaux professeurs

Pour rien au monde je ne rebasculerai vers un métier classique ; tant que je pourrai continuer cette vie, je le ferai !

 

Ce que vous devez retenir de mon expérience :

  • Adoptez une structure légère au lancement de votre activité de Slasher (ex: Auto-Entrepreneur, cela se fait en ligne en quelques dizaines de minutes), et une fois que le business commence à tourner (plusieurs milliers d’euros / mois), adoptez une structure qui vous permet de payer moins de taxes et de déduire vos frais professionnels (ex: SASU).
  • Ce que vous pouvez craindre le plus, ce n’est pas l’échec de votre projet, mais le fait de ne JAMAIS vous lancer, et donc de vivre avec des regrets. Ne laissez pas les autres ou le destin choisir à votre place…
  • Diversifiez votre offre pour répondre le plus précisément aux besoins de vos clients, et ainsi toucher un public plus large.

Mes conseils pour une personne qui veut passer de slasher à entrepreneur

Passer de Slasher à Entrepreneur à 100%, c’est avant tout prendre un risque.

Il m’a fallu un passage aux Prud’hommes, un divorce et une belle dépression pour finalement réaliser que la prise de risque en valait le coup.

Avant tout cela, il est intéressant de tester sa passion en tant que Slasher, cela permet de tester son marché.

Dans l’idéal, je pense qu’il faut déjà avoir un pied dans le domaine et d’être passionné si l’on veut devenir slasher.

Devenir musicien sans aimer vraiment la musique ou avoir touché à un instrument de sa vie, c’est aller au devant de l’échec.

Slasher nécessite une énergie et une volonté que seule la passion peut entretenir.

Le bon sens est alors votre meilleure arme dans cette situation, et l’envie votre meilleur moteur pour avancer au long de vos projets.

Le premier conseil que je pourrais donner à une personne souhaitant changer radicalement de vie, tel que je l’ai fait, serait de se poser, de réfléchir devant une feuille blanche en pesant les pours et les contres, en les pondérant en termes financiers mais également de joie de vivre.

Pour prendre mon exemple personnel, je préfère assurer des revenus faibles avec un loyer faible et potentiellement baisser mes charges en cas de coup dur, plutôt que de me lancer dans un achat, avec des charges qui me bloquent à une rémunération forcément supérieure pour rembourser un prêt pendant 20 ans.

Le plus difficile est le calcul financier a priori, sachant que tout va changer.

Maintenant, si le modèle économique semble viable, se lancer est une magnifique aventure !

 

Ce que vous devez retenir de mon expérience :

  • Pour être slasher il faut être passionné par son “hobby”, et si l’on veut aller plus loin, il faut faire un mini business plan pour passer d’un rêve à une réalité possible. Cela nécessite de se poser, de définir des objectifs (ex: chiffre d’affaires à atteindre / mois, comment faire pour gagner plus…), des petites étapes (ex: prendre du temps pour générer plus de business… ), des dates limites pour définir quoi faire (ex: atteindre 2000 € / mois après 6 mois…)…
  • Vous pouvez très bien réduire votre train de vie pour passer plus facilement à votre projet. Listez pour cela toutes vos dépenses mensuelles (ex: abonnement Netflix, sorties…), afin de voir ce que vous pouvez réduire, et de facto combien vous pouvez vous permettre de gagner.

 

 

Quelles sont les 10 astuces pour lancer son activité en parallèle de ton job ?

Voici 10 astuces pour commencer votre nouvelle vie de Slasher…

 

1 – Evitez de dépenser pour rien, et devenez autonomes !

La première astuce est la plus difficile à mettre en place : faire des économies de bouts de chandelles.

Plus vous faites de tâches seul, plus vous travaillez en autonomie, quitte à vous former en ligne (et les tutoriels sont légions, très souvent gratuits en cherchant bien), plus vous pourrez subvenir à vos besoins et aux besoins de votre entreprise rapidement et durablement.

Passer des heures à comparer des hôtels, des vols, des trajets en train, des pc portables, des téléphones, des assurances VAUT le coup.

En effet, gagner de l’argent est TOUJOURS plus difficile que d’en dépenser.

Par exemple j’ai récupéré des bonnets rouges à clochettes en septembre offerts dans un bar, et je les ai ressortis à ma soirée de Noël.

Ce que vous devez retenir de mon expérience :

  • Demandez vous toujours comment ça marche, et tapez votre problème dans Google… souvent vous y trouverez un début de réponse, et parfois des gens sympas pour y répondre gratuitement.
  • La vie d’entrepreneur ou de slasher nécessite d’avoir plusieurs casquettes, vous devez donc apprendre à apprendre pour gagner en autonomie.
  • Dépenser est facile. Gagner de l’argent l’est beaucoup moins.

 

2 – Apprenez à vendre !

Ma deuxième astuce serait de ne jamais négliger l’aspect commercial.

C’est primordial et central.

Lorsque l’on est slasher, il ne faut pas penser uniquement en passion, mais en business… sinon vous n’arriverez jamais à passer d’une passion à un business rentable (voir cet article sur passer d’une passion à un business).

Je connais surtout l’univers du B to C, mais je pense que c’est très largement généralisable : un produit moyen à la visibilité parfaite se vend toujours mieux qu’un excellent produit moins présent sur le marché.

Il est TOUJOURS plus facile d’améliorer un produit avec des revenus assurés par les premiers clients, même s’ils ne sont pas 100% satisfaits qu’en attendant éternellement le produit techniquement parfait.

C’est la philosophie de l’amélioration continue et du Produit Minimum Viable (ou MVP) qui est de sortir un produit ou une offre de service rapidement pour le confronter à la réalité de la demande :

Au-delà de proposer un produit qui n’est pas encore parfait, il ne faut pas le sous-évaluer.

Connaître un minimum les tarifs horaires / journaliers / mensuels / annuels, les valeurs des produits de base, les plus-values acceptables et les charges incompressibles permet de mieux formuler sa marge et ainsi mieux vendre.

Ce que vous devez retenir de mon expérience :

  • Pour vivre de sa passion il faut accepter que votre temps, vos connaissances… ont une valeur et qu’il est nécessaire de la faire payer. Si vous restez dans l’optique “passion” vous aurez du mal à gagner correctement votre vie.
  • N’attendez pas d’avoir le produit parfait, le service parfait… Le mieux est déjà de répondre au besoin principal de vos clients, et de voir ce qu’en penses vos premiers clients. Vous verrez alors ce qu’il faut faire pour améliorer le produit, ce qui n’est pas utilisé… Au final ce sont les retours des clients qui seront bien plus précieux que 1000 idées dans votre tête.

 

3 – Votre temps est précieux, ne le dépensez pas n’importe comment…

Ma troisième astuce concerne l’organisation de son temps, la priorisation des tâches.

Frédéric l’explique très bien, je ne reviens pas dessus.

De mon côté, j’ai toujours mis un point d’honneur à traiter mes tâches le plus rapidement possibles, de manière à me libérer un maximum de temps libre.

Mon choix de vie en horaires décalées me permettra, le temps voulu, de m’occuper d’une vie de famille la journée, et de tenir mes événements en soirée.

Je suis également l’un des rares acteurs du monde de la nuit à ne pas travailler entre minuit et 9h du matin, et à ne pas travailler le samedi soir (sauf exception de bal ou gala).

Ce choix de vie m’est indispensable pour conserver une vie privée de qualité, mais chacun fait le choix qu’il est capable de faire compte tenu de son métier.

Ce que vous devez retenir de mon expérience :

  • Pour accomplir des choses, il faut faire des sacrifices. Si vous voulez monter un projet, vous devrez arrêter un autre moins intéressant. De même si vous voulez passer toutes vos soirées avec des amis, devant la TV, à jouer sur smartphone… il sera difficile d’avancer. Vous devez fixer des plages de travail à votre projet, et des plages détentes.
  • Pensez résultats. Par exemple vous pouvez définir seulement 4 choses vraiment importantes (et qui vont vous aider à avancer dans votre business),  à faire dans une journée ou une semaine (selon votre temps disponible), plutôt que de vous retrouver devant votre PC à “être occupé” à faire des tâches qui ne vont pas vraiment faire avancer votre projet (lire des articles, travailler sur la communication…). Un autre exemple sera de vous dire “Est ce qu’aujourd’hui j’ai fait quelque chose qui va me rapporter de l’argent” (et si ce n’est pas le cas, comment faire). Monter un vrai business ce n’est pas “faire sa passion”, mais vivre de sa passion.

 

4 – Etre disponible pour ses clients

Ma quatrième astuce est de se rendre toujours disponible et réactif pour ses clients.

Ce sont les clients qui payent les salaires et le loyer… pas l’entreprise.

La source de la rentrée d’argent est le carburant de l’entreprise, s’il n’y a plus d’essence tout s’arrête…

On ne la critique pas, on cherche à la satisfaire et à la fidéliser.

L’objectif doit être la satisfaction client et une bonne expérience client, afin d’avoir un bouche à oreille positif.

Prenez les critiques des clients non pas comme des critiques, mais comme le moyen de progresser.

La satisfaction client c’est parfois peu de choses, juste se mettre à la place du client…

Chaque tentative que j’ai effectuée de traiter un client désagréable par-dessus la jambe m’est revenu en pleine tête par la suite avec un problème encore plus important.

 

Ce que vous devez retenir de mon expérience :

  • Demandez à vos clients ce qu’ils pensent de vos produits et services (en face à face, via des enquêtes de satisfaction…) afin de vous améliorer (en particulier lors de votre phase de lancement).
  • Ne laissez jamais pourrir une situation, prenez toujours les devants pour trouver des solutions. Parfois un simple appel téléphonique, de l’empathie, un remboursement… vous épargnent de la perte de temps et d’énergie.

 

5 – Exploitez votre réseau

Ma cinquième astuce est d’exploiter son réseau au maximum.

Toutes les personnes qui sont dans votre réseau, familial, amical, professionnel, extra-professionnel, sont des personnes qui vous connaissant, et si vous êtes bons et passionné, alors ils pourront vous aider.

Même si ce n’est pas financièrement, votre réseau pourra vous soutenir pour un conseil, un point de vue, une critique, une remarque, un déménagement, un transport…

Peu importe comment et pourquoi, mais votre réseau vous soutiendra à sa manière.

Il faut donc apprendre à faire vivre son réseau, que cela soit via des rencontres physiques, ou  les réseaux sociaux virtuels.

Communiquez sur votre métier, votre activité… pour rester dans l’esprit de votre réseau afin qu’il pense à vous.

Et si cela fonctionne, apprenez alors à les remercier et à leurs rendre la pareille.

Personnellement, j’ai tourné toutes les vidéos de mon site internet dans le sous-sol de la maison de mes parents ! Cela m’a permis d’économiser la location d’une salle.

Lors de mes premières soirées, ma mère et mon frère tenaient le bar et le vestiaire pour gonfler le nombre de bénévoles présents aux soirées, ainsi chacun travaillait 1h sur 5 et s’amusait les 4 autres !

Cette rotation a permis de conserver une bonne ambiance sans frustration ni dépense supplémentaire en personnel lors des soirées !

 

Ce que vous devez retenir de mon expérience :

  • Communiquez sur vos réseaux Pros et Persos sur votre activité et votre passions (photos…). Cela permet de rester dans l’esprit de ses contacts. En revanche si vous êtes encore salarié, sachez être discret et ne pas empiéter sur votre temps de travail.
  • Rencontrez les gens “en vrai”, en particulier des personnes qui ont déjà réussis dans le secteur que vous aimez. Vous allez énormément apprendre, surtout que pour l’instant en tant que slasher vous n’êtes pas une menace pour des personnes déjà lancées.

 

 

6 – Formez vous et apprenez sans cesse !

Ma sixième astuce traite de la part importante que l’on doit réserver au développement de son engineering métier.

Passer son temps à résoudre des points commerciaux et techniques, sans améliorer sa solution en trame de fond rendra la société éphémère.

La recherche et le développement, quel que soit le projet, sont l’assurance d’une continuité.

Il faut sans cesse se remettre en question, se former sur les nouvelles technologies et évolutions… et apprendre non stop.

Je continue quotidiennement à apprendre à utiliser les logiciels de graphisme, de montage vidéo, de statistiques Facebook et je fais des recherches de fond sur la danse.

 

Ce que vous devez retenir de mon expérience :

  • La formation se fait à la fois sur votre passion (ex: blog, vidéos…), mais aussi sur tout ce qui tourne autour. Regardez avec un oeil “d’entrepreneur” de bonnes idées (ex: pubs Facebook…) et comment vous pourriez les adapter à votre business.
  • Faites régulièrement des rencontres, écoutez des podcasts… en sortant de son quotidien, on trouve souvent de bonnes idées originales. En revanche ne passez pas trop de temps à faire du networking, à regarder des vidéos… Sinon vous allez plus de temps à consommer au lieu de produire.

 

7 – Faites de la veille sur les tendances et ce que font les concurrents

Ma septième astuce est d’avoir un coup d’avance par rapport à ses concurrents, ce qui nécessite de les scruter en permanence.

Il ne faut pas être en position de “copieur” ou de se dire que les autres font mieux, mais plutôt de prendre les bonnes idées là où elles sont, puis de les adapter et de les améliorer pour les faire coller à son business et les rendre plus puissantes.

Comme disait Picasso, les bons artistes copient, les grands artistes volent…

De mon côté, j’ai toujours regardé avec un oeil critique les idées de mes concurrents.

Un concurrent dans la même danse fait une soirée chapeau ?

J’ai déjà essayé, galère pour danser, je ne conserve pas l’idée.

Un concurrent dans une autre danse fait une soirée masquée ?

Retour excellent, très bonne idée, je l’ai ressortie à une autre soirée.

Ce que vous devez retenir de mon expérience :

  • Lorsque vous voyez un concurrent qui fait quelque chose de bien, ne cherchez pas à juste faire pareil, mais dites vous comment je peux reprendre l’idée de base, et apporter mon petit plus qui fera mieux ?

 

8 – Votre offre doit immédiatement séduire les prospects, si vous devez argumenter, c’est que vous faites fausse route.

Soyez d’abord votre propre client.

Si vous ne vous seriez pas convaincu, si vous n’auriez pas acheté le produit que vous vendez, alors très peu d’autres le feront.

Pour ma part, j’essaie en permanence de me remettre dans les bottes du Cédric de 16 ans, débutant le Rock.

  • Pourquoi j’ai voulu commencer à danser ?
  • Pourquoi cela m’a plu ?
  • Pourquoi j’ai souhaité continuer ?
  • Quelles difficultés j’ai rencontré ?
  • Quel type de soirées je recherchais ?
  • Serais-je allé à mes soirées ?
  • Aurais-je suivi mes cours ?


Les réponses à ces questions, calées sur votre domaine d’activité, vous donneront les meilleurs résultats.

La huitième astuce consiste à suivre l’instinct primaire de l’acheteur.

S’il n’est pas convaincu immédiatement, de prime abord, alors il y a très peu de chances qu’on arrive à le convaincre par la suite.

Il faut que le produit soit la réponse immédiate à un besoin immédiat, et que l’acheteur ressente instantanément qu’il serait incapable d’effectuer aisément le travail nécessaire à l’aboutissement du produit, dans le cas où il pourrait potentiellement l’effectuer en interne / tout seul.

Vous devez lui vendre une transformation d’un état A à un état B, grâce à votre produit.

Vous ne vendez pas un produit, mais ce que la personne va obtenir grâce à votre produit…

Le client n’a rien à faire de votre produit, ce qu’il veut s’est résoudre son problème ou son besoin… et idéalement en savoir plus pour un effet “wahou” qui le rendra fan :

 

Ce que vous devez retenir de mon expérience :

  • Rencontrez des clients, parlez leurs de leurs besoins, de leurs problème, du pourquoi de cette démarche, de ce qu’ils rêvent, de leur peurs… (voir la méthode de personas), car c’est grâce à leurs mots, leurs expressions, leurs idées… que vous allez trouver les meilleurs arguments et les meilleures solutions.
  • Ne vendez pas un produit, mais la solution à un problème (si possible urgent, important et monétisable) et la situation à laquelle arrivera le prospect après vous avoir fait confiance. Par exemple pour la danse, certains veulent apprendre à danser pour un mariage, pour séduire les filles, pour faire plaisir à leur compagne… et pas suivre des cours de danse.

 

9 – Seul on va plus vite, mais à plusieurs on va plus loin…

Ma neuvième astuce est de trouver des partenaires de confiance, solides, fiables et avec lesquels vous avez des intérêts croisés.

Un des problèmes d’un slasher, c’est que ses journées sont forcément limitées entre le “vrai” travail, la vie personnelle et la “passion”.

Il faut donc faire des choix, et accepter de ne pas tout faire soi même pour que les choses soient faites, même si ce n’est pas parfait, même si ce n’est pas comme vous voulez, même si vous ne touchez pas tous les bénéfices…

Par exemple pour mon premier projet, BienDanser, j’ai pris un associé pour me lancer, et pour mes cours j’ai désormais une équipe de danseurs.

Par exemple, lorsque Frédéric a lancé sa première formation vidéo en 2009, il l’a fait avec Boris afin de réduire le travail par 2.

De même lorsqu’il a écrit son livre le Growth Hacking, il a préféré co-écrire le livre pour réduire la charge de travail (voir l’histoire du livre sur ConseilsMarketing.com).

La moralité à retenir, c’est que seul on va plus vite… mais à plusieurs on va plus loin !

 

Ce que vous devez retenir de mon expérience :

  • Apprenez à déléguer et sous traiter (en contrôlant), sinon vous serez toujours limité dans votre capacité à produire ou dans votre croissance. Cependant il faut EXTREMEMENT bien choisir ses partenaires, un mauvais choix pouvant avoir des conséquences très néfastes.

 

10 – Fiez vous à votre instinct

Ma dixième astuce est de se fier à son instinct.

Une fois que tous les arguments rationnels et quantifiables sont posés devant vous, peu importe les avis des uns et des autres, ne vous fiez qu’à votre instinct.

Si vous avez raison, ce sera indolore, et même gratifiant.

Si vous avez tort, c’est ainsi qu’on apprend, et la prochaine fois vous mettrez des paramètres supplémentaires dans l’addition !

C’est dans mon cas ce qui a fait la différence entre mon ancien associé et moi.

Je connaissais le fond, l’univers de la danse, via un prisme correspondant plus à “Monsieur et Madame tout le monde”, aussi mon instinct me poussait vers des solutions, des choix correspondant à ces personnes découvrant la danse avec curiosité, mais une certaine dose de trouille.

J’ai respecté ces premières impressions, et cela m’a permis d’être plus pertinent.

Ce que vous devez retenir de mon expérience :

  • “S’il y a un doute, c’est qu’il n’y a pas de doute”.  Si votre sixième sens vous dit que vous ne sentez pas une personne, un projet… écoutez le !
  • En tant qu’entrepreneur, le challenge est de savoir dire “NON” au lieu de dire toujours “Oui”. C’est en renonçant aux choses ou en faisant des choix qu’elles prennent plus de valeur et que l’on y met du coeur. Vous devrez donc apprendre à dire non aux milles sollicitations, demandes… (surtout lorsque vous commencerez à développer votre business), et à vous concentrer sur votre activité. Vous pouvez très facilement refuser diplomatiquement une demande (ex: je n’ai pas le temps actuellement, c’est une idée intéressante mais je suis sur un autre dossier important actuellement…).

 

Quelles sont les 7 erreurs à ne pas commettre quand on veut être Slasher ?

Devenir Slasher n’est pas donné à tout le monde.

Il faut une énergie sans faille, une vision claire, réussir à segmenter son travail en tâches successives menant à l’accomplissement de la vision initiale, ou d’une version upgradée de cette vision, mais tout en conservant l’essence initiale.

1 – Perdre le pourquoi et le feu sacré de sa passion

La première erreur serait à mon avis de perdre cette essence initiale, de pervertir son premier amour en se laissant guider de travers par des facteurs extérieurs nous influençant, et parfois avec toute la bonne volonté du monde, vers une voie non souhaitable, et in fine non souhaitée.

Pour cela il faut définir votre vision et votre mission (voir cet article), c’est à dire le POURQUOI.

Pourquoi vous faites ce que vous faites, et ce que vous voulez faire.

Sans avoir cette vision et le but à accomplir, vous pourrez facilement être détourné de votre but.

Le principe est d’avoir : La Vision > La Mission > La Stratégie > Les Actions Marketing

La vision se définit par  1 ou 2 phrases qui synthétisent : 

  • pourquoi vous avez créé votre entreprise,
  • quels étaient vos objectifs départ,
  • qui cherchez vous à aider et que voulez-vous leur apporter,
  • quel est votre rêve
  • ce que vous voulez changer sur votre marché
  • qu’est-ce qui doit changer grâce à vous dans 10 ans

Je vous invite donc à mettre par écrit:

  • Le pourquoi de votre projet
  • Ce que vous voulez faire, ce que vous ne voulez plus faire
  • Ce que vous voudriez que l’on dire de vous lors de votre enterrement (ce pourquoi vous serez reconnu).
  • Le rêve que vous avez pour vous et vos clients

 

Ce que vous devez retenir de mon expérience :

  • Si vous voulez vivre de votre passion, celle ci ne doit pas vous mettre en esclavage ou devenir pire que votre travail de salarié. Pour cela il faut continuer à y prendre du plaisir. Et donc, lorsque cela arrive, dites vous pourquoi vous avez perdu la foi et ce qui a changé.

 

 

2 – N’attendez pas la perfection pour créer votre business… lancez vous avec la version 0.5 de votre offre et corrigez le tir rapidement

La deuxième erreur résonne avec mon parcours : ne pas attendre trop longtemps !

J’ai eu la “chance” que mon premier employeur ait fait faillite, sinon je serai sans doute encore salarié dans le domaine du bâtiment, en train de rêver à vivre de ma passion.

D’autant plus qu’une bonne idée ou un projet qui vous tient à cœur ne restera pas éternellement disponible.

La nature a horreur du vide, aussi un autre plus aventureux que vous peut prendre votre place en moins de temps qu’il vous en faut pour, au choix, acheter un appart, attendre la naissance de votre enfant, déménager dans une autre ville…

Cela ne sert à rien d’attendre encore 2 ou 3 ans dans votre boîte actuelle pour ne pas salir votre CV en cas d’échec du Slash, commencez vos projet, posez des jalons… et démarrez votre projet !

Décidez-vous, et décidez-vous vite, mais en y ayant BIEN réfléchi.

 

Ce que vous devez retenir de mon expérience :

  • Si vous êtes salarié, commencez par créer une première offre en toute discrétion, sans prévenir votre patron. Prenez par exemple des congés, des RTT… pour avancer sur votre projet en toute discrétion.

 

3 – Etre entrepreneur, c’est être “Le Patron”

La troisième erreur est de profiter de sa nouvelle situation une fois la décision prise pour ne pas assez travailler car personne ne vous flique.

Se motiver seul, chez soi, à monter un projet de grande envergure, est pour beaucoup une montagne impossible à gravir.

Personne ne connaît mieux que vous-mêmes vos ressources personnelles.

Personne d’autre que vous pourra savoir si vous êtes prêt à monter une échelle où l’étage suivant s’éloigne au fur et à mesure que l’on monte les échelons.

C’est un problème que l’on retrouve souvent chez les personnes qui ont été salariés depuis la sortie de l’école : ils sont habitués à faire des heures ou des tâches, alors qu’avoir un business c’est avant tout faire rentrer de l’argent.

Cela se traduit pas une utilisation de son temps à “faire des choses”, alors que le temps doit être consacré à générer du business (tout en prenant du temps pour se distraire, afin de ne pas devenir esclave de son business).

Un salarié n’est pas habitué à cela car il arrive au boulot le matin, il sait ce qu’il doit faire, et ensuite il part quand c’est fini…

Un entrepreneur ne peut pas agir ainsi, il doit avoir plusieurs casquettes, et penser à la production, à la commercialisation, à la gestion… Il faut apprendre à gérer un business, pas à faire des tâches.

 

Ce que vous devez retenir de mon expérience :

  • Si vous voulez vivre de votre passion, il faut transformer votre passion en business. Cela veut dire créer un système qui vous rapporte de l’argent. Le but n’est pas de pratiquer toujours plus votre passion, mais de faire en sorte qu’elle génèrent des revenus suffisants pour vous permettre d’en vivre. C’est un vrai changement de mentalité à effectuer.

 

4 – Apprenez à automatiser et à déléguer

La quatrième erreur est de sous-estimer ses charges et le temps perdu.

L’accompagnement par un professionnel est une aide formidable lorsqu’on débute, car il est très difficile d’embrasser dès le début l’ensemble des charges auxquelles nous devons faire face.

Souvent les nouveaux entrepreneurs se disent, je vais le faire cela ne me prend que 5 minutes… Or 5 minutes par 5 minutes cela commence à faire beaucoup, d’autant plus que les 5 minutes durent généralement 15 minutes, voire 1h !

Il faut donc apprendre à automatiser ce qui est redondant, récurrent… et à apprendre à déléguer ce qui n’est pas le coeur de métier.

Par exemple vous pouvez automatiser :

  • l’envoi de vos emailings pour vos prospects (séquence d’emails, tunnels de ventes…)
  • l’accompagnement des nouveaux clients (ex: chatbot, emailing…)
  • les statistiques et l’envoi de fichiers pour la comptabilité (ex: scan des notes de frais…)

En revanche, il ne faut pas robotiser à outrance, sinon vous allez perdre le relationnel, la passion et l’émotion, qui sont la clés de la réussite.

 

Ce que vous devez retenir de mon expérience :

  • Analysez régulièrement comment vous “dépensez votre temps”, afin de savoir comment vous pourriez mieux le dépenser. A force d’améliorer votre efficacité, vos actions… vous allez obtenir des résultats très importants.

 

5 – Les chiffres ne mentent pas…

Enfin la cinquième erreur serait de s’aveugler sur sa réussite / son échec.

Les outils statistiques d’aujourd’hui permettent un suivi quantifiable de son activité, aussi cela permet d’être lucide sur ses revenus et son chiffre d’affaire tout en déterminant d’où il vient, pourquoi il augmente ou baisse, quand, et comment.

Si vous ne savez pas où vous allez et où vous êtes, vous n’arriverez jamais à tenir le bon cap…

Il est donc crucial de surveiller 2 ou 3 indicateurs clés dans sont entreprise, et de comprendre ce qui se passe.

Cela peut être le nombre de prospects, le chiffre d’affaires, les trésorerie… et analyser les évolutions, et faire des tests.

Les chiffres vous permettront aussi de savoir où agir en priorité, car parfois on a une vision déformée de la réalité, alors qu’une analyse détaillée révèle autre chose (voir cet article sur l’analyse de son activité via la méthode AARRR).

Je suis très régulièrement les statistiques Facebook par exemple, et il me faut parfois plusieurs semaines avant de comprendre pourquoi une publication a mieux ou moins bien fonctionné qu’une autre.

Se remettre en question avec humilité est primordial !

 

Ce que vous devez retenir de mon expérience :

  • Vous n’êtes pas obligé d’avoir un tableau de bord digne d’un pilote d’avion, mais surveillez quelques chiffres clés, par exemple avec un simple fichier Excel, afin d’anticiper l’évolution de votre entreprise.

 

Vous voulez en savoir plus ?

Vous pouvez retrouver Cédric et toutes ses soires sur sa Page Facebook https://www.facebook.com/Rock.4.You.Paris

10 conseils pour passer de Slasher à entrepreneur à plein temps !
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4 thoughts on “10 conseils pour passer de Slasher à entrepreneur à plein temps !

  1. Beau parcours, c’est intéressant à lire.
    Pouvez vous nous dire quel est le nom de votre école de danse svp ? C’est pour voir concrètement à quoi elle ressemble.
    Merci
    Maxime

  2. bonjour,
    quel article ! Complet!
    J’ai beaucoup aimé la phrase “Seul on va plus vite, mais à plusieurs on va plus loin…” C’est tellement vrai. Il faut insister là dessus, trop s’enferme seul et abandonne ou ne performe pas!
    merci

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