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Nous avons eu le plaisir d’assister à une conférence organisée par Osereso, et animée par Erick Bourriot responsable du pôle eBusiness Osereso et Olivier Levy du Blog eCommerce spécialiste en référencement eCommerce.

Cette conférence intitulée “Les Aventuriers de l’eCommerce” avait pour objectif de donner aux futurs créateurs de sites eCommerce les bases pour se lancer (choix de la boutique, référencement naturel…).

La première partie de la présentation rappelle les origines de l’eCommerce, avec l’explosion de l’eCommerce en France depuis les années 2000 :
– 33,3 Millions d’internautes en 2009
– 60% des ménages équipés
– 24 Millions d’acheteurs en ligne
– 15 Milliards d’euros de CA pour un panier moyen de 90 € (211 € à Noel !)
– 64 000 eCommerces en France
– + 30% de croissance prévue en 2010
– 2 sites eCommerce créés chaque heure

Quel types d’eCommerçants sommes nous ?

La seconde partie de la présentation fait un point sur le Profil d’un eCommerçant, sachant qu’un des challenges est de sortir de la masse et d’exister… Les leaders comme eBay, PriceMinister, Cdiscount, la FNAC, RueDucommerce… attirant près de 70% des internautes !

top sites ecommerce

On notera que parmi le Top 15 il y a de nombreux sites qui font du CtoC, c’est-à-dire de l’intermédiation (à 100% ou partiellement) en tant que place de marché, car ce Business Modèle est plus rentable que l’achat pour la revente qui est parfois peu rentable (ex: moins de 5% de marge pour le matériel informatique).

Une étude menée par Oxatis montre que le profil de l’eCommerçant est plutôt Autoentrepreneur, qu’il utilise les plateformes que boutique eCommerce, que 25% ont déjà une boutique physique, 70% habitent dans des villes de moins de 100 000 habitants et que 39,5 % sont des femmes.

Sur les sites eCommerce, les chiffres sont moins joyeux, car les plus heureux annoncent un taux de transformation de 2% par rapport aux visites, ce qui veut dire que 98% des visiteurs repartent sans acheter !

Un autre mythe de l’eCommerce, c’est se dire que ses clients sont Parisiens, or l’expérience montre que le plus souvent c’est le reste de la France qui commande le plus, car les Parisiens ont plus de choix à proximité et donc ils font moins appel au Web.

Néanmoins, il faut noter que souvent les internautes visitent puis reviennent acheter, que cela soit sur le site web ou dans une boutique physique (pour être rassuré et voir le produit)… Certains sites eCommerce ont d’ailleurs ce principal objectif : faire venir du monde depuis le web vers le commerce physique.

Quelles sont les clés pour réussir son site eCommerce ?

Olivier Levy rappelle que les personnes qui réussissent le mieux en eCommerce sont soit ceux qui sont déjà commerçants à la base, soit qui ont l’esprit commerçant.

De même pour réussir sur le Web il faut un bon produit, au bon prix, avec un bon fournisseur et avec les bons arguments. Sans cette formule, il sera difficile de réussir sur Internet.
Au niveau site eCommerce, Olivier rappelle qu‘il ne faut pas réinventer la roue et dépenser des milliers d’euros pour rien avec une boutique faite sur mesure, mais prendre les plateformes existantes qui sont le plus souvent déjà très performantes et surtout clé en main.

Les plateformes conseillées sont tout particulièrement Magento, Prestashop, Oxatis, OS Commerce, RentaShop, Boutique Builder et Wizishop.

plateformes ecommerce

La plateforme eCommerce soit être capable de prendre en compte les particularités de vos produits, mais faites attention à garder une structure simple, sinon Google ne pourra pas analyser correctement votre site.

Néanmoins, la plateforme n’est pas tout, il faut choisir aussi le bon prestataire qui maîtrise déjà très bien cette plateforme. Il faut compter un budget en 5000 et 20000 €, sachant que certaines boutiques ont un business modèle à la performance, comme Wizishop qui prélève un pourcentage ou Boutique Builder qui prend un montant fixe par commande.

Sur la question vaut il mieux être propriétaire de son code ou faire appel à un prestataire clé en main, Olivier nous indique que c’est un faux débat, et que de tout manière lorsque l’on passe d’un prestataire à l’autre généralement le code n’est pas réutilisable très facilement (comme pour une maison, chaque artisan à sa technique, et un artisan préfère toujours refaire que travailler sur le travail d’un autre personne). Donc lorsqu’on débute, la possession de son code source n’est pas important… l’important c’est la charte graphique, et celle-ci peut se reprendre très facilement d’une plateforme d’eCommerce à l’autre.

Avant de se lancer il faut réaliser sa check-list :
– Quelle plateforme utiliser
– Quels produits & services vendre
– …

Ensuite il faut apprendre à respecter le client, car sur Internet l’internaute ne vous connait pas, il faudra donc être clair sur les délais de livraison, répondre rapidement aux emails… En effet la réussite passe aussi par le Service (par exemple Zappos va jusqu’à indiquer le nom d’un concurrent lorsqu’un produit n’est plus en stock).

Comment gagner en visibilité sur le Web ?

Sur internet comme dans la vraie vie il faut chercher à être visible du grand nombre, et vous n’avez que 16 secondes pour cela, sachant que le concurrent n’est qu’à un clic !

La Priorité N° 1 : Les mots clés Google Adwords.
La priorité est de commencer par l’achat de mots clés Google Adwords afin de générer dès le départ des prospects chauds, car le référencement naturel n’arrive pas avant plusieurs mois (parfois 6 mois pour être sur la 1er page), et sur les mots clés concurrentiels c’est parfois 1 an de travail !

Le Kit de Survie eCommerce

100 pages de conseils concrets pour réussir dans l'eCommerce.

  • Les premiers pas en eCommerce (choix de la solution, les marges...)
  • L'optimisation des images, des descriptions...
  • Optimiser la conversion
  • Diversifier son trafic

Vous recevrez également par email des conseils de ma part

Le budget maximum est de 50 € / jour sur ses mots clés cœur de cible (en utilisant des mots clés exacts, large ou expression) afin d’avoir un bon ROI, et ensuite selon l’analyse des mots clés élargir son choix de mots clés.
Il est essentiel d’analyser la conversion des mots clés afin de ne pas dépenser de l’argent au CPC pour rien. L’analyse se fait généralement 1 à 2 mois après le début de la campagne, le temps d’avoir des données significatives. Suite à cela il sera possible de mener des actions sur les heures d’affichage, sur les régions…

La Priorité N°2 : Le référencement naturel.

Dans l’eCommerce le référencement naturel via Google reste la source de visite N°1, parfois allant jusqu’à 80% du trafic d’un site Web ! Google représente en France plus de 90% du trafic, c’est donc sur ce moteur qu’il faut travailler en priorité.

Les plateformes d’eCommerce gère automatiquement les bases du référencement naturel, néanmoins un expert en référencement peut optimiser la visibilité en travaillant sur :
– La balise titre (Title) qui est la plus importante pour un bon référencement sur Google. C’est elle qui apparait en Bleu dans les résultats de Google. Chaque titre de chaque produit doit être unique.
– La balise description (Description) : elle ne sert plus beaucoup au référencement naturel, mais elle permet de décrire le contenu pour l’affichage sur Google (N° de téléphone, description de la page… pour les internautes).
– Les Balise ALT (ALT) : pour l’affichage d’un texte lorsqu’une image n’apparait pas ou lorsque la souris passe sur un élément. Cela sert surtout dans Google Image. A noter que Google Image attire des visiteurs, mais généralement la conversion de ces visiteurs est proche de 0 (quasiment jamais de vente)…
– Les Taille de texte (HEADER : H1, H2…) : c’est pour donner de l’importance aux sous titres pour aider Google à repérer les éléments importants.
– Les mots clés (KEYWORD) : cette balise indique les mots clés à prendre en compte, mais elle n’est plus utilisée par Google. Il faut la remplir néanmoins, au cas où Google change son algorithme.
– La balise Canonical : elle permet de gérer les pages en double qui sont automatiquement gérées par de vieux logiciels d’eCommerce qui dupliquent les fiches du site.

Pour optimiser son référencement il faut que chaque fiche soit unique, et représente un mot clé ou expression recherchée par les internautes.
Exemple : Canapé Rouge, Canapé Couleur Rouge, Canapé Rouge Cuir…

La seconde partie du référencement naturel est d’obtenir des liens depuis d’autres sites pour augmenter la pertinence que Google va apporter à votre site Web.
La première action est de repérer d’où viennent les liens des sites de vos concurrents pour essayer d’obtenir vous aussi les mêmes liens de ces sites internet. Ensuite vous pourrez commencer à obtenir vos propres liens.

Pour analyser les sites des concurrents vous pouvez utiliser par exemple Yahoo Site Explorer  qui vous donnera les sites qui font des liens vers vos concurrents.

A noter que la course aux liens ne doit pas être votre objectif : il faut privilégier les liens de qualité, de sites de votre thématique, et ne surtout pas utiliser les services de sites qui vous promettent une inscription sur “Plus de 1000 sites”.

D’autres astuces sont intéressantes :
Mettre en home page de liens directs vers vos produits “Stars” afin de les faire remonter dans le classement.
Ne misez pas que sur les produits “à la mode”, et jouez sur la profondeur de votre catalogue pour proposer des produits peu recherchés avec peu de concurrence.

Priorité N° 3 : Attirer les prospects avec tous les autres outils eMarketing

Pour générer du trafic il existe de nombreux autres outils :
Facebook pour créer une communauté et faire de la publicité
Les Digg Likes pour obtenir des bakclinks et un peu de trafic
Les comparateurs de prix, mais attention à ne pas envoyer tout votre catalogue, mais uniquement les produits où vous êtes bien placés, ou ceux avec peu de concurrence. Le format du fichier XML est également important, car chaque comparateur de prix utilise des formats différents.
Les sites de cashback
Les bannières de publicités
– L’affiliation
– La coregistration
– Les jeux concours
– Le Street Marketing

Le Reverse Marketing (ou Marketing Comportemental, comme par exemple Criteo)
– …

Selon la cible, vos moyens… vous pourrez utiliser ces outils pour attirer des prospects ciblés (attention toujours à calculer votre ROI !).

A la question, “Peut-on vendre sur internet sans site eCommerce ?”, la réponse est Oui… par exemple en faisant majoritairement de l’affiliation, en mettant une place une boutique Zlio, en vendant sur Facebook, en réalisant des mini-sites pour vendre à chaque fois 1 produit… mais le cœur de votre business doit rester votre site Internet si vous voulez créer une activité pérenne.

Comment réussir ses fiches produits ?

réussir fiches produits

Les fiches produits doivent donner toutes les informations nécessaires au client pour commander immédiatement.

Il ne faut pas hésiter à ajouter des fonctions de Zoom, de mettre des réassurances (livraison 24h…), proposer du cross selling, mettre de la vidéo, proposer des produits similaires, ajouter des liens vers les réseaux sociaux…

Les 10 facteurs clés de succès ou d’échec d’un site eCommerce

réussir site ecommerce

Pour réussir dans l’eCommerce il est nécessaire de
– Respecter les clients
– Avoir un bon nom de domaine
– Livrer à temps

– Ne pas enfermer le client sur son site (mettre un blog, une Bio…)
– Attirer du trafic ciblé
– Proposer des codes de réduction aux bons clients pour les fidéliser
– Renouveler régulièrement sa home page (1 à 2 fois par mois)
– Se mettre à la place du client, pour lui faciliter l’achat
– Continuer d’apprendre en lisant des blogs, des sites…
– Travailler sa base clients, réveiller les “dormants”

– Optimiser son taux de transformation (tunnel d’achat, formulaire, processus de paiement…)

Et il faut absolument éviter de :
– Faire un site tout en flash qui sera difficile à référencer (mais ok pour des petites parties flash, comme les bannières de pubs).
– Faire un site qui fonctionne mal sous IE ou Firefox ou Safari, tous les clients doivent accéder au site dans les meilleures conditions.
– Ne pas surveiller son eRéputation
– Ne pas utiliser les réseaux sociaux
(facebook…) et leur puissance virale.
– Ne pas chercher à optimiser en continu son référencement (Backlinks, contenu…)
– Ne proposer qu’un seul moyen de paiement (CB, Paypal…)
– Envoyer trop de message à sa base installée (surveiller la pression marketing)
– Sous estimer Google, et flirter avec la ligne blanche du référencement naturel
– ….

Quel eCommerce pour demain ?

Eric et Olivier on fini la conférence en abordant les évolutions futures de l’Ecommerce :
– La Mobilité via les applications iPhone, lié à la réalité augmentée
– La Livraison express à domicile
– La Personnalisation des produits

– …

Pour en savoir plus sur l’eCommerce, visitez le site d’Olivier Levy “Le Blog eCommerce“, et d’Erick Bourriot Responsable du Pôle  eBusiness Osereso chez Osereso, et bien entendu regardez leur présentation Powerpoint :

Vous pouvez également assister à la prochaine conférence d’Osereso Comment optimiser ses investissements grâce à la mesure d’audience?” consacrée au WebAnalytics.

Cette conférence aura lieu le 12 avril de 19h30 à 22h00 et sera animée par Martial Ribeiro de MEDIASHMAN

Le programme de cette conférence sera :
1 – Définir les Indicateurs de Performance
2 – Calculer son Retour sur Investissement (ROI)
3 – Choisir son outil de mesure d’audience
4 – Mettre en place un reporting
5 – Interpréter les statistiques et mettre en place des actions correctives

Téléchargez gratuitement le guide “Le Kit de Survie de l’eCommerçant débutant”

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Résumé conférences “Les Aventuriers de l’eCommerce”
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2 thoughts on “Résumé conférences “Les Aventuriers de l’eCommerce”

  1. J’adore le point évident : ne pas vendre de la daube. C’est pour cela que je trouve l’E-commerce plus pertinent pour le consommateur que le magasin physique. Une erreur d’un E-commercant et la réputation peut chavirer, on fait donc le maximum pour éviter cela.
    Un commercant physique par contre ne risque pas grand chose et vend plus facilement de la camelote. Il est en effet pas réaliste de mettre sur le web “le fleuriste du 10 rue de la republique a Marseille est un charlatan”. En revanche, “mes fleurs sont arrivés avec 15 jours de retards avec le site http://www.fleursfraiches.com” ca fait très mal…

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