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Nous avons eu le plaisir de rencontrer Marc Thouvenin de l’agence digitale Neovira.com spécialisée dans les réseaux sociaux, la relation blog et le buzz marketing.

 

1 – Quelles sont pour toi les tendances actuelles du marketing digital ?

 

Aujourd’hui je constate quand on parle de e-commerce, on s’occupe des 15-20 % qui passent par des transactions internet, mais pas des 80 % d’usage digital qui créent des ventes dans les circuits traditionnels.

Pour les réseaux sociaux, on a étudié la question du F-Commerce.

Par exemple, sur Facebook, on cherche à vendre en utilisant les réseaux sociaux et à faire des transactions sur les réseaux sociaux, et aujourd’hui la tendance est de dire que les réseaux sociaux vont supporter des ventes et créer des intentions d’achat dans les circuits traditionnels.

Aujourd’hui, les grandes marques cherchent à savoir qu’elles sont les ventes générées dans les magasins quand elles font de la communication locale, et pas seulement les ventes en ligne.

C’est une grande tendance parce qu’aujourd’hui le e-commerce ne constitue que 15 à 50 % selon les secteurs et le reste en communication digitale et oublié alors qu’il y a des moyens de faire du ciblage de communication et de marketing avec de la communication géo-ciblée.

 

2 – Est-ce que tu peux me donner quelques exemples de ces actions menées pour développer son chiffre d’affaires ?

 

Aujourd’hui il y a des acteurs capables d’acheter des bannières au CPM puis de les revendre en fonction de l’IP de l’internaute de façon à délivrer un message géo-localisé.

Par exemple, si vous êtes une enseigne et que vous voulez faire venir des gens dans votre magasin, ça n’a aucun sens de communiquer au niveau corporate de l’enseigne.

Ainsi à  cet internaute est à Lyon, je vais lui proposer de la publicité concernant quelqu’un qui est à Lyon.

Il faut être capable de mesurer ce que fait l’internaute, c’est-à-dire faire une campagne publicitaire qui va générer de la visibilité et des achats en ligne et offline.

Aujourd’hui les marques veulent faire de la publicité et mesurer l’impact  sur les ventes locales.

Elles veulent bien développer l’e-commerce, mais aussi les ventes dans les circuits classiques.

Après pour une marque distribuée de manière identique par tous, ça a moins de sens que pour quelqu’un qui a 3 ou 4 magasins, qui ne sera pas intéressé par une communication nationale.

Sur la partie réseaux sociaux, il y a un vrai sens à créer des communautés autour de ses magasins, au lieu de faire de la communication corporate. WallMart aux États-Unis a 3500 pages fans, soit une page par magasin.

On ne communique pas uniquement sur ses produits et ses offres, mais aussi sur ce qui se passe autour : les concerts, les promos locales, les partenariats avec les centres commerciaux etc…

Du coup, on intéresse les gens et on communique également sur ses produits, ses offres, ses promos.

On peut même propose de l’info temps réel : « aujourd’hui -20 % sur le saumon parce qu’il y a un nouvel arrivage ».

 

Je connais des gens qui font leur petite page Facebook de ville, où ils ont des taux d’engagement faramineux de 10 %.

Ils font de l’information locale, et ils n’ont que des gens habitant dans la commune.

Si on extrapole ça sur des villes moyennes, avec des approches sur les commerces locaux, ça a un vrai sens de développer ces communautés locales.

 

C’est un petit peu les association de commerçants qu’on avait avant, qui peuvent se reproduire sur le web.

 De même, il y a les associations de type centres commerciaux, c’est-à-dire que chacun cherche à faire de la communication locale en se disant « on a un ensemble de magasins localisés dans un lieu géographique, donc on a intérêt à avoir une approche globale, mutualisée et localisée. »

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Et il y a des enseignes qui vendent plusieurs catégories de produits. C’est le cas dans l’automobile : avoir une page fan par concessionnaire où il y a les occasions qui sont disponibles uniquement dans cette concession, les partenariats avec le photographe local etc…

Cette approche qui est le community management local mais piloté au niveau global permet une mutualisation des ressources et donc des coûts mutualisés.

 

3 – Tu peux nous donner des exemples de clients qui ont fait appel à vous pour des cas comme ça ?

 

Sur cette approche locale on a fait le lancement du nouveau Boxter avec Porsche Genève.

C’est typiquement ce cas-là.

On a créé un dispositif sur Facebook dont le but était de faire connaître sur la partie locale (40-50 km autour de Genève) avec des gens qui ont un certain pouvoir d’achat.

On cherche des gens qui aiment le sport automobile et la marque.

Aujourd’hui, les marques comme Porsche peuvent se permettre de faire ça au niveau local avec une approche vraiment individuelle.

Mais ce cas de figure a un sens pour n’importe quelle enseigne, c’est juste que les autres enseignes n’ont pas les moyens d’investir au niveau individuel.

À ce moment ça a un vrai sens de créer une démarche globale qui va être au niveau d’un pays par exemple et de mutualiser ses efforts et pour autant le community management et l’approche de contenu de travail communautaire se fera au niveau d’une zone géographique.

On peut très bien imaginer qu’à un moment donné on va créer une page fan McDonald’s Paris où il y aura le burger du jour, et en fonction de la densité on va le faire au niveau de la ville ou du point de vente.

Pour McDonald’s par exemple se sera plutôt au niveau d’un quartier ou d’un arrondissement, mais beaucoup d’autres enseignes n’ont qu’un point de vente par ville.

Derrière il y a une volonté de mutualiser les efforts pour avoir quelque chose qui parle au gens, qui soit local, avec à la fois des contenus de type « offre » et aussi des contenu de types locaux (informations locales, partenariats avec d’autres enseignes, etc…) avec cette idée d’avoir un coût plus raisonnable en mutualisant.

Ce n’est pas un point de vente qui va mettre 2000€/mois pour avoir un community manager, mais un community manager pour 10 points de vente, et ça devient 200€/mois.

Pour un point de vente, c’est un moyen de découvrir à moindre coût et de commencer à créer un engagement local.

C’est une vraie tendance, on utilise le digital non pas uniquement à vocation e-commerce, mais aussi avec une vocation aussi pour faire venir en magasin et c’est pour ça que les marques s’intéressent à cette notion de « research online, purchase offline » en recherchant une communication digitale qui leur permet de vendre en ligne et de créer une intention de vente qui se matérialise dans les points de vente physiques.

4 – Est-ce que tu as des conseils de community management à donner ? Comment gérer une communauté, avoir des fans actifs ?

 

Ce qui compte c’est qu’à un moment donné il faut parler aux gens, et il faut leur donner des choses qui les concernent.

Donc il faut alterner les approches commerciales et non-commerciales pour créer l’engagement.

Une des choses qui manquent est de faire réagir les gens.

Le « qu’en pensez-vous » c’est très bien , mais il faut aussi être un peu dans la polémique, solliciter l’avis, etc…

L’objectif est de générer des interactions de type « j’aime », « je partage » et « je donne mon avis ».

Pour que les gens donnent leur avis, il faut le leur demander d’une manière ou d’une autre.

Il y a deux façons de faire ça : la façon community management où on parle de choses qui intéressent les gens et qui les font réagir, ou la façon plus organisée en demandant aux gens d’interagir, et en les récompensant pour chaque micro-action (j’aime, commentaire, etc…).

En cumulant ces récompenses, ils atteignent un statut social leur permettant de revendiquer des avantages particuliers.

Quand on fait ça, il y a toujours des power users, des moyens et des gens qui ne font rien.

L’idée est que chacun peut se situer et a toujours envie de dépasser l’autre.

La compétition, surtout publique, est extrêmement efficace en marketing.

 

Si on rajoute les contenus, pour créer de l’intérêt autour de contenus qui parlent aux gens avec des approches ludiques de type quizz, instant gagnant, sondage etc… où on donne aux gens un moyen de s’exprimer et de publier leur avis.

Ce qui compte pour un internaute ce n’est pas de dire « j’adore cette marque » mais « sur la page de cette marque, je suis 123e et primé spécialiste de tel ou tel domaine ».

Ils communiquent sur eux, et pas sur la marque. Mais en communiquant sur eux, ils véhiculent le message de la marque.

 

5 – Si on veut en savoir plus sur ce genre d’activité, sur quel site on va ? Qui faut-il contacter ?

 

Aujourd’hui il n’y a pas beaucoup de plate-formes spécialisées dans l’approche web-to-store, mais ce qu’il faut comprendre c’est qu’il y a des objectifs business, des démarches globales à mettre en œuvre.

Nous on est positionnés sur cette approche à la fois locale, qualitative et génératrice d’engagement, mais la partie réseaux sociaux n’est pas l’unique axe : il y a aussi tout ce qui est relation avec les blogs, il y a l’approche « gérer ses clients, ses prospects en leur proposant des dispositifs décalés, ludiques sur le long terme » avec l’objectif de garder la marque ou le distributeur top of minds c’est-à-dire « j’ai pas envie d’acheter maintenant, mais je veux rester en contact pour plus tard ».

Ce qui est important c’est connaître les objectifs et les ambitions, puis de mettre en place des dispositifs sur différents réseaux sociaux. Il faut juste à un moment donné avoir le bon outil et savoir ce qu’on veut, et mettre en place les dispositifs qui répondent aux objectifs business.

Si vous souhaitez de l’aide ou un accompagnement, vous pouvez nous contacter sur  neovira.com.

 

 

Générer des ventes en magasin via le Web, le ROPO – Marc Thouvenin de NeoVira.com
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