maud-bousquet
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1 – Est-ce que tu peux te présenter et nous parler de ton parcours professionnel, et ce qui t’a attiré dans le Community Management ?

Je m’appelle Maud Bousquet, j’ai 25 ans et je travaille depuis 3 ans dans le domaine du e-marketing.
Le web 2.0 est apparu tardivement dans mon parcours étudiant mais avec une certaine évidence.

Ce canal de communication collait totalement à ma personnalité et mes envies : interagir avec le client sans rapport de force !

La position du community manager m’a d’ailleurs tout de suite attiré : ni commercial, ni publicitaire mais bien porte-parole de la marque et confident de sa communauté. Sans compter que, pour une fois, mon jeune âge n’était pas un frein mais plutôt un atout !

Puis mon expérience à Editoile et le lancement d’une dizaine de communautés en 2 ans a confirmé mon idée qu’un CM ne doit pas seulement être un bon animateur de communauté mais aussi un web-marketeur affûté, un rédacteur rigoureux, un veilleur organisé, etc.

Autant de rôles que j’aime endosser et qui m’ont fait évolué vers le poste de chef de projet e-marketing.

Pour info, Editoile est une agence bordelaise spécialisée dans le contenu web et le community management. Je viens de la quitter pour m’installer à Paris.

 

2 – Pourquoi aller sur les Media Sociaux quand on est une PME ? Quels sont tes 3 arguments clés.

Au même titre que le print, l’événementiel ou les relations presse, l’ensemble des médias sociaux constitue un canal de communication à part entière.

Ce serait bien dommage de ne pas en profiter dans une stratégie cross-média par exemple.

Je pourrais sortir plus de 10 arguments en faveur du web social mais voici selon moi les 4 principaux :

    1/ Ça accroît la visibilité de l’entreprise en ligne : en boostant le référencement, la e-réputation et donc le trafic vers votre site web et point de vente physique si existant.

    2/ Ça réduit la distance avec les clients : ces outils permettent de communiquer avec le monde entier en temps réel et de toucher des clients de toute une région, voire de tout un pays, sans se déplacer.

    3/ Ça augmente le capital sympathie de la marque : en s’exprimant en temps réel, en postant des photos, des vidéos et en échangeant avec ses clients, ces supports donnent de la vie aux entreprises et entretiennent leur réputation numérique.

    4/ Ça favorise la fidélisation : qu’il s’agisse de coupon de réduction virtuel ou de jeu-concours, les réseaux sociaux sont des bons moyens d’inciter les clients à venir sur un point de vente physique.

3 – Quels outils utilises-tu pour gérer les Media Sociaux et l’eRéputation ?

Pour surveiller la toile, rien ne vaut les bonnes vieilles Alertes Google.

Pour faire ma veille sur les blog, je créée essentiellement des tableaux Netvibes ultra-ciblés.


Et je suis des dizaines de comptes Scoop-it et PearlTrees.

Pour surveiller Twitter et Facebook, j’utilise

Tweetdeck,

Twunfollow

ManageFlitter

Je les  couple avec des emails de notifications directement dans ma boîte mail.Sur l’Ipad, je suis aussi addict à Flipboard.

Pour programmer et automatiser mes publications, j’utilise essentiellement IFFFT :



Mais aussi Bufferet de temps en temps les outils de programmation intégrés à FB et Twitter.

Quoi qu’il en soit, j’ai toujours un onglet Facebook ouvert pour ne rater aucune notification.

En termes de contenu rédactionnel, j’écris sur à peu près tous les CMS, en fonction du back-office du client :

– WordPress,

– SPIP,

Je vous offre mon guide 

"100 conseils pour réussir sur le web "

C'est le fruit de plus de 15 ans à travailler sur le web : je vous explique tout ce que j'aurais aimé savoir lorsque j'ai débuté sur internet...

Vous allez apprendre à attirer plus de prospects, améliorer votre conversion, rentabiliser votre temps, fidéliser vos clients... 

+ 10 minis guides pratiques (emailing, référencement...)

Vous recevrez également par email des conseils de ma part.

– EZpublish,

– etc.

Et pour les images, je me suis mise à Pinterest mais je reste encore sceptique sur l’impact réel de cet outil sur le « grand public ».

Enfin pour les échanges internes ou avec les clients, je suis plutôt vieux jeu puisque je reste accroc à Google Docs et Dropbox.

 

4 – Comment fais tu pour calculer le ROI de ton activité de Community Management ?

Quelques indicateurs classiques comme l’évolution du nombre de fans, followers, contacts, vues, etc. sont à prendre en compte.

Mais aussi toutes les interactions/participation sur les pages Facebook et autres supports, les retombées sur les blogs et enfin, très important, la part des médias sociaux dans le trafic des sites web.

Le taux de conversion est aussi un indicateur à surveiller de près si vos comptes sont reliés à des sites marchands.

Enfin, j’essaye de cartographier régulièrement mes communautés (ambassadeurs, cibles primaires/secondaires, etc.) pour évaluer leur ampleur et la pertinence du positionnement.

 

5 – Quelle est l’opération ou l’action de Community Management que tu as réalisée et dont tu es la plus fière ?

J’ai lancé et géré une dizaine de communautés durant ces 2 dernières années mais l’une d’entre elles m’a particulièrement marqué : Marketing Community, la communauté en ligne de la maison d’édition Dunod.

En plus d’avoir créé un blog thématique, une page et des publicités Facebook, un compte Twitter et un hub Viadeo, j’ai eu l’occasion d’organiser un jeu-concours sur Facebook ainsi qu’un apéro « IRL » pour que les internautes et contributeurs du blog (des auteurs publiés chez Dunod) se rencontrent.

C’était un pari risqué au vu de tous les blogs et communautés marketing déjà existantes mais cela a très vite fonctionné.

 

6 – Quel est l’article de ton Blog / Tweet / lien Facebok… qui a le mieux fonctionné, et pour quelle raison ?

Lorsque je travaillais pour Editoile, j’étais en charge de rédiger les articles sur les tendances du digital marketing et de « vulgariser » leur utilisation pour l’adapter aux besoins réels des PME :

– géolocalisation,

– SoLoMo,

– Gamification,

– Le Social CRM,

– Le Live-tweet,

– etc.

Mais à ma grande surprise, et ce, depuis un an déjà, l’article qui reste le plus populaire sur le blog est 10 conseils pour  assurer la promotion d’un événement sur les réseaux sociaux. 

Peut-être parce que cette question a été très peu traitée par les autres blogs.

 

7 – Quelles erreurs ne faut il jamais commettre en tant que bon community manager ?

Sur Facebook, il faut éviter de proposer un contenu trop commercial ou similaire à votre site web car les internautes se lasseront très vite de vos actualités produits.

Il est préférable d’élargir ses publications à l’environnement de l’entreprise.

Exemple : une marque d’appareil photo a tout intérêt à proposer des tutoriels sur la photographie.

La 2e erreur à ne pas commettre concerne le rythme des publications.

Poster de l’actualité de manière irrégulière est le facteur principal de désengagement des internautes.

Si vous ne postez pas assez, vous tombez dans l’oubli et baissez inexorablement dans l’edgerank de Facebook.

Inversement, si vous postez trop d’actualités, vous risquez non seulement de lasser votre communauté mais aussi de créer un phénomène de cannibalisation entre vos publications.

Les internautes n’ont pas le temps ni de voir, ni de réagir à vos actualités.

Une perte de temps en somme !

 

8 – Est-ce que tu peux me donner 5 trucs et astuces que tu utilises sur Facebook ?

 

   1/ Pour faire connaître une nouvelle page sur Facebook, je contacte directement les CM de pages similaires en message privé.

Je leur explique l’intérêt de ma page pour leur propre communauté et propose parfois des partenariats de visibilité.

C’est plus sympa d’échanger directement et l’impact est bien plus important quand le message vient du CM.

 

   2/ Pour ma veille intra-Facebook, j’ai créé des listes d’amis spécifiques.

 

3/ Pour valoriser les communautés et leurs marques, je crée systématiquement des moments-clés.

 

4/ Pour faire des reporting un peu plus pointus, je télécharge les tableaux de statistiques proposés par Facebook.

Ils offrent une vision plus complète des données des derniers mois. Encore faut-il réussir à les déchiffrer…

 

5/ Pour faire connaître les nouveautés d’une marque, je crée des évènements. Attention à ne pas trop en abuser non plus.


 

9 – Est-ce que tu peux me donner une astuce sur Twitter ?

Une astuce facile à mettre en place consiste à programmer les tweets dans le temps plutôt que de tout re-poster d’un coup, toutes les 2 ou 3 heures par exemple.

 

10 – Est-ce que tu peux me donner tes principaux outils pour générer des “prospects” ou augmenter les membres de ta communauté (ebook gratuit…) ?

Malgré ce que l’on peut penser, les publicités Facebook s’avèrent très efficaces lorsqu’elles sont bien ciblées.

Scoop-It est aussi un bon moyen de se faire connaître mais le plus efficace selon moi reste la création d’un blog et la rédaction régulière d’articles.

11 – Quels sont les plugins, thèmes… indispensables à ajouter sur un Blog ?

Voici mon Top 3 des plug-ins à installer sur un blog WordPress :

 

1. Des extensions SEO comme All in One SEO, Simple Tags
2. Une barre de partage sur les réseaux sociaux type AddToAny ou SexyBookmarks
3. Des plug-ins Facebook et Twitter qui incitent les visiteurs à poursuivre l’expérience sur les réseaux sociaux

 

12 – Est-ce que tu peux me donner tes trucs et astuces pour générer du trafic sur un Blog ?

Pour augmenter le trafic de son blog, chaque nouvel article publié doit systématiquement être relayé sur les différents réseaux sociaux Facebook, Twitter, Google +, Viadeo, etc.

Il doit être aussi « bookmarké » via des outils comme Diigo, Pearltrees, Paper.li ou Scoop-It.

Cela favorise la visibilité et le référencement.

Créer une newsletter Feedburner (ou autre) est aussi un moyen efficace de générer régulièrement du trafic.


 

Ne pas hésiter non plus à faire des échanges de liens avec d’autres blogueurs via les blogrolls.

 

13 – Comment tu vois l’évolution dans 2 ans du métier de community manager ?

La profession risque de se structurer davantage en fonction des profils :

– animateur de communauté,

– rédacteur web,

– chargé de SEO/SEM,

– veilleur,

– etc.

De ce fait, certains postes seront, je l’espère, revalorisés pour se rapprocher du statut de « Social media strategist » déjà répandu dans les pays anglo-saxons.

Ce « directeur des médias sociaux » aura, dans l’idéal, une place toute aussi importante que celle du directeur marketing ou du directeur communication (on peut toujours rêver hein ^^).

L’avènement du content marketing risque aussi de bouleverser la donne.

Le CM va devoir apprendre à rédiger pour le web du contenu de qualité et devenir un brand journaliste crédible.

 

14 – Que penses-tu de la Curation ? Quand l’utilises-tu et quand la déconseilles tu ?

J’ai écrit plusieurs articles sur le sujet sur le blog d’Editoile.

Pourquoi, comment, par qui ?

J’ai retourné le concept dans tous les sens pour finalement arriver à une conclusion personnelle : le concept de curation est certes lié au phénomène d’infobésité sur le web mais découle surtout de la création d’outils performants pour trier et qualifier les contenus web et non l’inverse.

L’agrégateur Netvibes, le bookmark Diigo ou encore les outils de partage comme Scoop-it, Paper-Li ou Pearltrees sont nés en même temps voire avant que le concept de curation n’apparaisse.

Néanmoins ils restent des outils de veille indispensables et très pratiques au quotidien pour proposer de l’actualité ultra-ciblée à sa communauté.

Il faut simplement éviter de créer des supports qui restent vides ou peu alimentés car tout est public !

 

15 – Quelles sont les mauvaises habitudes que tu avais lors de tes débuts ?

Au début, je rédigeais des articles trop scolaires « De tous temps les hommes… » sans appliquer la règle des 5W ou de la pyramide inversée.

Editoile étant une agence spécialisée dans la rédaction de contenu web et tenue par une ancienne journaliste à la plume parfaite, autant te dire que j’ai dû vite revoir mes bases ^^.


Les différents types d’articles – Partie 3 from frederic CANEVET on Vimeo.

 

J’avais aussi la mauvaise manie de veiller sans « bookmarker » mes trouvailles ou comment perdre son temps à retrouver une source au milieu de l’océan Google parce que l’on a oublié de la ranger dans Diigo.

 

16 – Si tu avais 1000 € pour faire connaitre une Start Up, quel serait ton plan marketing utilisant uniquement les Media Sociaux ?

Ouille… Avec 1 000 € on ne fait pas de grandes choses sur le web.

C’est d’ailleurs le genre de question qui m’agace un peu.

Car si créer une page Facebook ou un compte Twitter est à priori gratuit, lancer une communauté en ligne demande du temps et donc de l’argent.

Un « one shot » ne suffit pas !

Il faut recruter et fidéliser des membres, produire du contenu, animer et faire vivre la communauté au quotidien, etc.
Mais bon… si je devais proposer un plan marketing de 1 000 € à une entreprise qui a sa place sur les réseaux sociaux (ce qui n’est pas toujours le cas), il serait le suivant :
– Création d’une page Facebook, couverture, vignette et onglet personnalisé
– Lancement d’une publicité Facebook attractive
– Création d’un tableau Netvibes ultra-ciblé pour faciliter la veille du client et l’alimentation de la page

Et puis je dirais bon courage, on se revoit dans 1 mois avec un nouveau budget ;-).

17 – En quoi le On Line et le Off Line sont complémentaires ? Est-ce que tu as des exemples de génération de trafic en magasin grâce au Web et inversement ?

Quand on parle complémentarité on et off line, je pense tout de suite au SoLoMo.

Voilà un concept auquel j’adhère et qui a un bel avenir devant lui.

Géolocalisation, NFC, QRCode, autant de technologies efficaces pour fidéliser une clientèle à moindre coût.

Concrètement, il s’agit de proposer aux clients des actualités personnalisées et réductions exclusives (coupons, offres limitées dans le temps, points à cumuler, etc.) uniquement (ou presque) accessibles depuis leur smartphone dans une zone géographique précise (le point de vente).

Et quand on voit la part de mobinautes sur les réseaux sociaux, on peut penser que ces pratiques tendent à se généraliser.

 

18 – Désormais sur Paris, que fais-tu ?

A vrai dire, je ne suis pas encore officiellement parisienne.

Je vais d’abord faire un break « voyage » de 3 mois entre le 1er novembre et le 1er février pour revenir reposée, motivée et bilingue sur Paris !

Je ne sais pas encore si je me lancerai en free-lance ou non à mon retour mais je reste ouverte à toutes rencontres et propositions (agence, entreprise, freelance).
Si vous cherchez une community manager motivée et dynamique pour driver vos stratégies e-marketing, contactez-moi au 06 75 49 60 71 ou sur mon compte Facebook !

 

Interview Community Management – Maud Bousquet
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