blogging — 17 Dec 2013
L’émergence de l’économie collaborative – Social Helping [W2C13]

business team

Lors du Web 2 Connect 2013, nous avons eu le plaisir de rencontrer Camille Jégo et Mathieu Vincent  de la société Social Helping.

Social Helping est une application permettant de réaliser localement de la consommation collaborative via de l’échange de services en nature.

 

 1 – Qu’est-ce que c’est la consommation collaborative ?

La collaboration collaborative  n’est pas basée sur de la vente “pure”.

Par exemple notre concept est celui de la location entre particuliers ou de la donation ou de l’échange de services.

 


Sharing Economy Talkinar Promo “What is the Sharing Economy?” from Mim Epstein on Vimeo.
 

La vente “classique” on la laisse cela à leboncoin.fr et aux acteurs de l’économie traditionnelle.

Dans notre cas, on va permettre aux gens d’être mis en relation et d’échanger ensemble de la valeur, c’est à dire faire du C2C pour réaliser des économies.
Il y a d’un côté leboncoin.fr où les gens peuvent vendre leurs affaires, et de l’autre la consommation collaborative, où ils préfèrent plutôt donner ou louer plutôt que vendre ou passer des petites annonces etc.
Le déclic actuellement c’est la baisse des revenus et du pouvoirs d’achat, mais aussi une prise de conscience et une remise en question de la société de consommation.

Les gens se rendent compte que c’est plutôt l’utilisation des biens plutôt que sur leur possession qui compte.

l' économie collaborative

 

Par exemple actuellement il y a 10 tondeuses pour 10 maisons, mais dans 10 ans nous espérons qu’il n’y aura plus qu’une seule tondeuse pour ces 10 maisons…
Dans le même ordre d’idée, il y a quelques années, on se disait qu’on ne verrait jamais une BMW ou une Mercedes sur covoiturage.fr… Or aujourd’hui c’est le cas.

Les habitudes changent, on partage les choses maintenant.

economy-colaborative

La crise étant là, on est obligé de partager les biens.

Actuellement il y a 70 objets en moyenne par foyer, or on peut en retirer une rémunération, voire unrevenu à la fin du mois.

On peut aussi donner le cas des perçeuses, qui comptent seulement 12 minutes d’utilisation entre le moment de l’achat et le moment où elle est hors d’usage…

On peut imaginer partager sa perçeuse avec ses voisins pour gagner quelques euros par mois, au lieu d’en acheter une pour soi.

2 – Comment tester un concept utilisant l’économie collaborative ?

Pour tester notre concept sur le marché, nous avons mis en place une étude mais nous étions déjà dès le départ convaincu que cela allait marcher.
Nous voulons généraliser le concept la location entre particuliers en proposant une plateforme où on peut louer ou vendre ses biens (par exemple sa tondeuse), mais surtout pour procéder à des échanges en nature.

Par exemple on peut proposer un coup de main pour un déménagement, et ainsi récupérer des “crédits” pour faire d’autres activités.

Le but est de créer une plateforme pour rassembler les utilisateurs et les consommateurs autour du partage et de la consommation collaborative.
Ainsi nous allons créer une monnaie virtuelle qui s’appelle le “help”.

 

Pour notre dispositif de communication, on a choisi de cibler en priorité les étudiants.

L’objectif étant d’être proche d’eux, en étant partenaire d’événements étudiants (ce sont les premiers clients car ils ont du temps et pas forcément des moyens), mais aussi de montrer l’exemple en allant donner un coup de main.

On incite ainsi les gens à s’entreaider, à s’échanger des biens et des services… cela permet de faire connaître le service Social Helping.

Nous avons aussi un  site vitrine, un blog, une page Facebook, un compte Twitter, un compte Google +, un board sur Pinterest…

 

Le principe de beaucoup de startups basées sur la consommation collaborative est de communiquer sur le Web, en particulier par les réseaux sociaux et l’emailing.

 

3 – Vous avez pensé Mobile en premier ?

On pense mobile en premier puis Web, c’est plus facile de commencer avec le mobile pour ensuite étendre le concept sur le Web.

C’est une tendance de plus en plus forte.

Pour l’instant, on va simplement avoir un site vitrine et présenter quelques exemples du concept.

Concernant l’application mobile, ce qui est vraiment important c’est l’ergonomie, la simplicité de l’utilisation et avoir la possibilité de répondre immédiatement aux besoins clients.

Faire le plus simple possible était vraiment une volonté.

La simplicité d’une application peut souvent se mesurer au nombre d’écrans ou de pages auxquels on a accès.

Par exemple nous avons 17 écrans dans la totalité de l’application.

On l’a testée et on l’a fait testé, et on a pu déjà voir que ce que ce qui plait, c’est à dire sa simplicité.

L’ergonomie très simple, c’est-à-dire une page d’accueil, avec des recherches, et trois boutons (je cherche, je partage et je donne).

Mais le challenge des applications mobiles, et en particulier dans l’économie collaborative c’est  d’atteindre la masse critique.

On sait bien que covoiturage.fr etc. a fait du surplace au départ, mais quand ils ont atteint la masse critique des vendeurs / offreurs, cela a explosé.

On plusieurs stratégies, les services de recommandations d’apps, les sites qui recommandent des applications…

Mais en même temps il faut éviter d’avoir le même problème que certains sites collaboratifs qui démarrent avec des clients frustrés de ne pas avoir d’offres sur la région.

 

Nous allons donc la verrouiller par département, c’est-à-dire que tant qu’on n’a pas atteint une masse critique  (200 utilisateurs), l’application n’est pas ouverte.

Et pour ouvrir le service il y aura une incitation à inviter ses amis, le but étant d’atteindre rapidement une masse critique qui permettra d’ouvrir l’application sur de nouvelles zones.

 

4 – Si on veut en savoir plus, on va sur quel site internet ?

Il suffit de nous suivre sur @SocialHelpingFR  et le site internet  Social Helping.

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(3) Readers Comments

  1. Merci pour cet article si complet. Puisse t’il d ?onner de nouvelles pistes dans les trop nombreuses entreprises dont les modèles ont atteint leurs limites.
    N’est pas collaboratif qui veut. Car comment éviter le piège du collaborative washing après avoir été tenté par le greenwashing ?

  2. Pingback: L’émergence de l’économie collaborative – Social Helping [W2C13] | Le Monde du Web

  3. Pingback: L'émergence de l'économie collabo...

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