Bilan après 8 ans d’entreprenariat : les 4 pires erreurs que je ne ferai plus !

J’ai le plaisir de recevoir Evan BOISSONNOT, chef de projet informatique et formateur en méthode de développement agile (SCRUM).

Evan aide les entreprises à stabiliser leurs logiciels, à les améliorer alors qu’elles n’ont plus personne pour les aider, et auparavant, il a créé une entreprise qui est passée de 1 à 14 personnes, avec plus de 500 000 euros de CA.

 

Dans cet article, Evan nous livre le Top 4 des erreurs à ne pas commettre lorsqu’on lance son entreprise ou lorsque que créée une activité de consultant.

 

Presque 8 ans à entreprendre, ça donne quoi ?

Une plus grande expérience, ça c’est sûr : pour créer une nouvelle entreprise, pour gérer ses salariés, pour mieux investir.

S je devais résumer ces 8 ans, je retiendrais 4 clefs. 4 clefs que je vous propose ici : pour bien créer votre entreprise, ou tout simplement pour l’aider à bien avancer.

 

Top Erreur 1. Ne pas écouter son conjoint ou sa conjointe…

A plusieurs reprises, ma femme, cette personne qui vit avec moi depuis des années, et qui, je pense, connaît qui je suis, par moment mieux que moi, a eu de sublimes intuitions, ou de très bons raisonnements.

Un(e) entrepreneur (e) a souvent des intuitions, des réflexions qu’il se fait, qu’il a.

Le plus dur, avec toute l’activité que vous avez, ou aurez, cela va être de l’écouter cette petite voix. Elle chuchote la plupart du temps, tel un enfant qui n’ose pas prendre la parole en public.

Alors si vous n’écoutez pas trop votre intuition, prenez la personne qui est la plus proche de vous, et la plus bienveillante.

Vous verrez elle vous dira des choses du genre : je n’ai pas confiance en ce type ou bien, là, si j’étais toi, je ne signerai pas ça.

Attention, je fais bien la différence ici avec les personnes parasites qui vous empêchent d’avancer. D’ailleurs je vous conseille de ne pas les écouter.

L’anecdote

Durant un an, j’ai entamé un travail pour commencer une association avec une personne.

Ma femme m’a toujours dit : je ne la sens pas cette personne, tu ne devrais pas t’associer avec elle.

Plein de paramètres étaient pourtant bons pour avancer avec lui, suivant la grille de contrôle établie par mes soins.

Je vous offre mon guide 

"100 conseils pour réussir sur le web "

C'est le fruit de plus de 15 ans à travailler sur le web : je vous explique tout ce que j'aurais aimé savoir lorsque j'ai débuté sur internet...

Vous allez apprendre à attirer plus de prospects, améliorer votre conversion, rentabiliser votre temps, fidéliser vos clients... 

+ 10 minis guides pratiques (emailing, référencement...)

Et plus j’avançais, plus je ressentais une boule au ventre (pas la boule du stress, une boule différente).

Le résultat : j’ai écouté les conseils de ma femme, pas d’association. Et j’ai bien fait, trois mois plus tard, il me faisait perdre un de mes plus gros clients.

Votre plan d’actions :  Suivez votre intuition, ou alors, entourez-vous d’une personne digne de confiance, qui ne soit pas avec vous dans le travail (ni associée, ni salariée), et écoutez-là d’une oreille toujours bienveillante. A tort ou à raison, ce n’est pas important, ça vous aidera toujours pour avancer !

 

Top Erreur 2 : Ne pas investir en période faste

C’est dur les débuts, n’est-ce-pas ?

Vous construisez pierre après pierre un édifice que vous voyez grand, très grand (ou que vous voulez voir grand). Vous avez bien raison !

C’est en mettant du cœur à l’ouvrage que ça va finir par payer !

Et puis tout d’un coup, vous ne savez pas trop comment ça arrive, ou en tout cas, pas quand exactement, la mayonnaise prend, et vous vous retrouvez à vivre une croissance de votre entreprise.

Vous criez victoire, c’est enfin la reconnaissance de votre travail, et de celui de vos salariés (si vous en as déjà embauchés).

Et que faites-vous alors ?

J’investis, c’est le moment !

En fait, la plupart du temps, vous allez ressentir la peur de perdre votre précieux !

Et oui, c’est tout nouveau, et ne plus avoir de croissance, alors que votre comptable vous le répète tout le temps, c’est le mal.

La croissance amènera la croissance, et votre entreprise prospérera

Alors, vous allez travailler, travailler encore plus, pour continuer à avoir cette croissance.

Vous vous dites alors que de toute façon ça va continuer, maintenant que c’est lancé, et que vous travaillez dur pour ça.

Et avec la croissance, vous aurez de belles marges, donc vous pourrez investir !

L’anecdote

Durant les 2 premières années de ma dernière société, j’ai vécu des hauts et des bas, sans vraiment ressentir un décollage de l’activité.

J’avais bien quelques explications (comme l’activité cyclique autour des logiciels), mais rien qui me permettait de valider une stratégie efficace pour avoir une croissance stable.

Et puis, j’ai trouvé un client, un client en qui j’ai tout donné (et surtout mes salariés).

Ces efforts, cette volonté de pouvoir enfin démontrer tout notre savoir-faire a enfin fini par payer et l’activité a cru, et de plus en plus.

Nous tenions enfin cette croissance continue tant recherchée.

La croissance a amené la croissance. La réussite amène la réussite.

De nouveaux clients arrivaient, tout était merveilleux : j’allais pouvoir enfin lancer le nouveau produit que nous avions imaginé en interne !

Et en fait … non, ça ne s’est pas complètement passé comme ça.

Ce client nous a pris toute notre énergie, telle une sangsue assoiffée de sang.

Impossible de se poser, impossible de tout préparer en interne, nous étions bloqués.

Et puis, de nouveaux salariés arrivaient (et ça c’était bien, réellement bien), et il fallait les payer.

Comment alors bien investir en interne, par de l’autofinancement ?

Votre plan d’actions : Quand votre entreprise est en pleine croissance, ou que vous sentez la croissance arriver, et que vous la pensez durable, c’est le moment de monter un dossier d’investissement auprès des banques, auprès des investisseurs.

Il ne faut pas attendre de croire que vous pouvez tout investir par de l’autofinancement. Les startups l’ont bien compris elles, et elles sont même basées sur cette stratégie.

N’ayez pas peur d’investir, de prendre des risques pour accompagner plus durablement la croissance de votre entreprise.

 

Top Erreur 3. Devenir esclave de son travail

Quand on fait un travail avec passion, s’agit-il encore d’un travail ?

Quand on est passionné, on ne voit pas le temps passer. Cela vous fait ça vous aussi ?

Tel client vous demande de lui faire une propale pour demain : vous vous dites très bien, une nouvelle propale ! Allez, je travaille jusqu’à 3 heures du matin et comme ça, je lui rends demain, à la première heure.

Et puis, j’ai la déclaration TVA à faire : allez, je la ferai samedi toute la journée comme ça je serai tranquille dimanche.

A flûte, j’ai oublié que j’avais mon prochain produit à préparer, et mes mails à trier : je bosserai … ah il ne me reste que dimanche de dispo. Tant pis pour l’aprem avec mes amis.

Au bout d’un moment, vous commencez à faire des nuits très (trop courtes), vous commencez à ronger sur vos week-ends, sur votre vie perso, votre vie de famille.

Et là, c’est le début d’une auto-mutilation, qui va vous ronger de l’intérieur.

L’anecdote

A plusieurs reprises, j’ai dû fournir une énergie considérable pour ma dernière société. Cette énergie, au début, je la donnais de gaieté de cœur, en y voyant une opportunité d’avancer, de me prouver que j’allais y arriver.

Un gros client est arrivé, et l’énergie a été encore plus forte. Les mails partaient à des heures très très tardives (trop, beaucoup trop tardives). Les clients envoyaient des textos, appelaient le samedi, le dimanche.

Je devais préparer les projets pour les salariés, organiser les équipes, faire la compta …

Mes nuits, ces amies chères durant mon salariat, ont beaucoup souffert de ma nouvelle relation avec mon entreprise.

Je suis passé de 7-8 heures de sommeil à 4 heures en moyenne tous les jours. J’arrivais à plus de 70 heures de travail par semaine.

J’ai réellement pris conscience de cette dépendance empoisonnée grâce à la lecture d’un livre :

“La semaine de 4 heures” et puis, aussi en appliquant un des grands principes de gestion du temps : la loi de parkinson.

Votre plan d’actions

Je vous invite d’abord à prendre des pauses. Faire des pauses c’est bien, et raccourcir vos journées de travail c’est encore mieux.

Ca vous permet d’aller à l’essentiel, et de focaliser sur les 20% de travail les plus importants de votre journée (posez-vous la question : quels sont les 20% qui représentent 80% de travail de votre journée).

Avec la loi de Parkinson, dont je vous parlais dans l’anecdote, vous verrez, ça vous forcera à en faire autant, voire plus, dans un temps plus court.

C’est impossible, j’ai trop de choses à faire !

Oui, c’est sûr vous avez beaucoup de choses à faire, énormément de choses à faire.

Et pourtant, vous n’êtes pas obligé de tout faire dans votre journée, tant que vous avez fait le plus important. Vous verrez ça allège d’un poids énorme !

Et votre famille, votre sommeil, vous remercieront !

Sommeil et réussite font bon ménage, vous ne pensez pas ?

 

Top Erreur 4. Reporter au lendemain sa stratégie de communication pour gérer le quotidien.

La communication de votre entreprise ne se fait pas juste en créant un site vitrine sur internet.

 

Bien que ça soit une bonne étape pour se faire connaître, il ne faut pas compter sur ce site vitrine comme un but, mais un moyen, parmi tant d’autres de communiquer.

 

Qui dit communication, dit se faire connaître auprès de ses clients, de ses fournisseurs et de ses futurs salariés. Il faut aussi penser à la communication en interne de l’entreprise : garder une cohérence en interne et en externe, cela va assurer une vraie confiance auprès de vos interlocuteurs.

 

Bien souvent, la communication est le parent pauvre de la stratégie de l’entreprise.
Une fois le site mis en place, tout s’arrête là, et le dirigeant ne pense pas à ce qu’il va faire avec son site internet.

 

Il a bien sûr entendu qu’il faut ouvrir une page sur Facebook, mais pour quoi faire, c’est une très bonne question. Alors il en ouvre une, et puis c’est tout.

 

Il faut pourtant bien penser sa stratégie de communication en pensant non pas site ou réseaux sociaux, mais plutôt en pensant moyens.

 

L’anecdote

Après 5 ans d’activité, il était temps d’améliorer la communication de la société.

La question qui se posait alors : continuer à le faire soi-même, et risquer de ne pas assez innover, ou bien trouver une entreprise spécialisée dans la communication ? Le croisement des chemins nous a permis de rencontrer une stratégie de communication.

 

 

Votre plan d’actions : Pensez à prévoir dès le démarrage de votre entreprise une première analyse de votre communication.

Avant même de mettre en place toute la ligne éditoriale, la fréquence des articles et les canaux de communication, pensez à chercher les valeurs de votre entreprise, à préciser la vision que vous avez de votre entreprise.

Ce travail peut être fait en interne par un de vos salariés, ou bien avec un stratège de communication. Cependant assurez-vous que le travail soit bien fait.

Ce sont les fondations, le terreau pour toute la communication que vous allez mettre en place.

 

Et vous, quels sont vos 4 leçons à retenir en tant qu’entrepreneur ?

Et vous, vous avez pu retenir des points clefs de votre expérience en entrepreneuriat ?

Si vous deviez refaire votre entreprise, repartir de zéro, quelles expériences majeures vous retiendrez ?

N’hésitez pas à partager vos retours d’expériences.

Et si vous avez besoin d’aide pour votre système d’informations, et vos applications, vous pouvez contacter Evan BOISSONNOT.

 

 

1 Comment

  1. Alex
    Sep 5, 2017 - 9 h 14 min

    Super Evan de lire ca !
    Non pas que j’ai pris mon pied à lire tes déboires et difficultés, mais c’est vraiment très intéressant, merci !

    Reply

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Voir les boutons
Cacher les boutons